7 TRAITS DE LA BEAUTÉ SPIRITUELLE

1er Partie. Introduction
– Lire Cantique des cantiques 2.8-17.
– Le bien-aimé adresse deux fois le même appel à la Sulamithe :

« Lève-toi, mon amie,ma belle et viens » (v.10b, v.13c).

– C’est bien sa voix, reconnaissable entre toutes, la voix de l’amour. La Sulamithe n’en connaît pas d’autres. Aucune ne pourrait être si mélodieuse et attrayante. Aucune confusion n’est possible, c’est le doux appel du berger. Il désire conduire la bien-aimée dehors, marcher avec elle, jusque dans la merveilleuse contrée ensoleillée de la grâce, où tout est délices et abondance.

– Lève-toi ! Ame bien-aimée, ne reste pas assise dans un lieu obscur, ballottée par le doute, alors que le printemps est là. Sors de ta passivité, de ta langueur. Puise dans l’amour de ton Seigneur le courage d’un nouvel élan. Renoncer à lui serait perdre la vie, te perdre toi même. Viens dans son chemin, et pratique ses œuvres.

C’est là que se trouvent la paix et la puissance de la vie véritable. Entends ce message d’amour, toi qui as besoin de fortifier tes mains languissantes et tes genoux affaiblis. Le Seigneur a le pouvoir de t’affermir et de te rendre inébranlable.

« Viens! ». Le mot hébreu signifie « pars vers toi-même ».
Ce qui veut dire que ce que nous devons être, selon le dessein et la pensée de Dieu, est devant nous. Nous sommes en devenir. Dieu désire nous façonner, nous former, jusqu’à la pleine réalisation de nous-mêmes en Christ. C’est en Christ, dans sa vie, que nous nous réalisons pleinement.

– Abram reçut le même appel de la part de Dieu:
« Va vers toi-même, loin de ton pays, de ta patrie, et de la maison de ton père, dans le pays que je te montrerai. » (Gen.12.1). Abram était appelé à devenir Abraham. Il ne serait plus le Chaldéen d’Ur, mais le voyageur dans une terre promise par Dieu. Il n’était pas appelé à être riche pour lui-même, mais pour son Seigneur. L’homme sans enfants, aurait une postérité destinée à être une bénédiction pour toutes les nations. Mais que de chemin encore à faire !

Le patriarche devait « partir vers lui-même ».
– Bien-aimés frères et sœurs, nous nous réalisons dans la direction divine, dans le plan de Dieu pour notre vie, et dans les œuvres bonnes qu’il a préparées d’avance pour nous afin que nous les pratiquions.

– Nous avons découvert, depuis le début du Cantique des cantiques, quelques traits de la personnalité de la Sulamithe dévoilés de la bouche même de Salomon. Il s’agit, à présent, de l’appréciation du bien-aimé lui-même: « Mon bien-aimé parle et me dit… » (v.10a). Ce que les autres pensent et disent de nous est une chose. L’appréciation du Seigneur en est une autre !

– Voici 7 traits caractéristiques de la jeune fille, selon son bien-aimé:
1. Elle est son amie
– v.10b, v.13c.
– Cette parole n’est pas nouvelle. Nous l’avons entendu des lèvres de Salomon (1.9, 15; 2.2), mais certainement pas dans le même sens !
Cette « amitié » n’était pas alors partagée par Sulamith.

– Mais ici, il y a l’expression d’une véritable « amitié ».
– La jeune fille est « l’amie » du berger bien-aimé parce qu’elle est dans son intimité, dans ses
conseils.

– David nous rappelle que « l’amitié de l’Éternel est pour ceux qui le craignent » (Ps.25.14).
– Abraham, le croyant, l’homme de consécration, l’exemple de la communion avec Dieu, fut appelé ami de Dieu: « Abraham, notre père, ne fut-il pas justifié par les œuvres, lorsqu’il offrit son fils Isaac sur l’autel ? Tu vois que la foi agissait avec ses œuvres, et que par les œuvres la foi fut rendue parfaite. Ainsi s’accomplit ce que dit l’Écriture: Abraham crut à Dieu, et cela lui fut imputé à justice; et il fut appelé ami de Dieu. » (Jac.2.21-23).

– Jésus évoque la même pensée lorsqu’il parle à ses disciples: « Vous êtes mes amis, si vous faites ce que je vous commande. Je ne vous appelle plus serviteurs, parce que le serviteur ne sait pas ce que fait son maître; mais je vous ai appelés amis, parce que je vous ai fait connaître tout ce que j’ai appris de mon Père » (Jean 15.14-15).

Dans ces paroles du Maître, apparaissent clairement les notions d’intimité, de révélation, en même temps que celles de foi et d’obéissance.

– Ami croyant, Jésus ne t’appelle-t-il pas « mon ami » ? Il te révèle toute son affection. Si tu étais un simple esclave, il ne te parlerait pas ainsi.

Mais il t’a ouvert son cœur. Il a renouvelé ton intelligence. Il t’a révélé la splendeur de sa personne et de son royaume.Et il se fera encore connaître à toi. Tu es son ami. Tiens-toi donc debout dans la force de son amour.

2. Elle est sa belle
– v.10b, v.13c
– Rappelez-vous, dans l’une de nos premières études, Sulamith l’avait dit d’elle-même: « Je suis noire, mais je suis belle… » (1.5).

– Les filles de Jérusalem l’avaient déclaré aussi: « Ô la plus belle des femmes… » (1.8).
– Salomon l’avait constaté: « Tes joues sont belles…Que tu es belle… » (1.10, 15).
– Mais ici, c’est le bien-aimé qui le dit. Cette parole revêt dès lors une toute autre importance. Nous découvrirons qu’il n’y a rien d’exagéré dans cette déclaration du Bienaimé.

– En effet, qu’en est-il de l’Eglise,la bien-aimée de Christ ?

* Elle est belle par conception: après la laideur et la mort du péché, Dieu nous a engendrés à la vie, et il nous a rendus participants de la nature divine. A notre nouvelle naissance, Dieu a vu que nous étions beaux !
Paul parle de « l’homme nouveau qui se renouvelle, dans (ou pour) la connaissance, selon l’image de celui qui l’a créé » (Col.3.10). Il nous exhorte « à revêtir l’homme nouveau, créé selon Dieu dans une justice et une sainteté que produit la vérité » (Eph.4.24). L’auteur de l’épître aux Hébreux affirme que « nous sommes devenus participants de Christ, pourvu que nous retenions fermement jusqu’à la fin l’assurance que nous avions au commencement » (Héb.3.14).
L’apôtre Pierre, quant à lui, fait allusion aux promesses du Seigneur, « afin que par elles vous deveniez participants de la nature divine en fuyant la corruption qui existe dans le monde » (2Pi.1.4). L’Église est belle parce qu’elle est
l’œuvre de Christ.

* Elle est belle par soumission et imitation.
C’est lorsque les croyants méditent la parole de Dieu, s’inspirent de ses enseignements, et lui restent attachés et fidèles, qu’apparait la beauté de leur caractère, de leur nature, et de leurs oeuvres. C’est pourquoi Jésus priait en ces termes: « Sanctifie-les par ta vérité: ta parole est la vérité » (Jean 17.17). S’adressant à ses disciples, il leur dit: « Déjà vous êtes purs, à cause de la parole que je vous ai annoncée. » (Jean 15.3).

* Elle est belle par association, communion, et réflexion. La beauté de l’Église, c’est la beauté de Jésus-Christ. Elle est belle lorsqu’elle s’identifie à son Seigneur dans la foi et dans une communion profonde avec lui. Jésus peut alors dire: « Voici cette fois celle qui est os de mes os et chair de ma chair ! (Gen.2.23). L’apôtre Paul avait emprunté ce chemin, c’est pourquoi il put déclarer: « J’ai été crucifié avec Christ; et si je vis, ce n’est plus moi qui vis, c’est Christ qui vit en moi » (Gal.2.20).

* Elle est belle par communication. C’est la beauté construite, entretenue et développée par le Saint-Esprit. Il embellit l’Église en lui donnant les richesses du futur époux. A propos du ministère de l’Esprit, Jésus dit: »Il me glorifiera, parce qu’il prendra de ce qui est à moi, et vous l’annoncera » (Jean 16.14). Le Saint-Esprit développe son fruit dans notre coeur (Gal.5.22-23). Il forme en nous le caractère de Christ. Il est l’Eliézer divin, envoyé avec les richesses de la maison du futur Epoux, pour embellir la « fiancée » (voyez Gen.24.22, 30).
– Amis lecteurs, contemplons la gloire de Christ, et nous serons transformés en la même image !
– Nous ferons nôtres ces paroles d’Esaïe: « On ne te nommera plus délaissée, on ne nommera plus ta terre désolation; mais on t’appellera mon plaisir en elle, et l’on appellera ta terre épouse; car l’Éternel met son plaisir en toi, et ta terre aura un époux » (62.4).

3. Elle est sa colombe
– v.14
– Salomon avait dit que les yeux de Sulamith étaient des colombes. Mais le bien-aimé, lui, parle d’elle comme de sa colombe.
– Jésus dit: « Soyez…simples comme les colombes ». Ce sont des animaux purs, innocents, inoffensifs, simples.
– Purs ! Comme la colombe du bien-aimé, parce qu’elle ne pèche pas avec le monde, elle ne vit pas comme le monde, elle ne se complaît pas au milieu du monde.
– La colombe se distingue de tous les autres oiseaux. Dieu avait destiné Israël à être un peuple à part. Balaam le proclame dans l’un de ses oracles: « Je le vois du sommet des rochers, je le contemple du haut des collines: c’est un
peuple qui a sa demeure à part, et qui ne fait
point partie des nations » (Nb 23.9). Il doit en être ainsi de l’Eglise. C’est pourquoi Jésus nous dit: « Si le monde vous hait, sachez qu’il m’a haï avant vous. Si vous étiez du monde, le monde aimerait ce qui est à lui; mais parce que je vous ai choisis du milieu du monde, à cause de cela le monde vous hait » (Jean 15.18-19).

– Frères et sœurs en la foi, notre beauté a un prix ! Sommes-nous prêts à le payer ?

* Sommes-nous disposés à une séparation indispensable d’avec le monde pour établir une bonne relation avec notre Père céleste ? Il nous donne cet ordre: « Sortez du milieu d’eux, et séparez-vous, dit le Seigneur; ne touchez pas à
ce qui est impur, et je vous accueillerai. Je serai pour vous un père, et vous serez pour moi des fils et des filles… » (2 Cor.6.17-18).

* Sommes-nous prêts à une séparation indispensable d’avec tout ce qui est étranger à Dieu, pour bénéficier d’une bonne relation avec le Fils ? Jésus dit au Père: « Je leur ai donné ta parole; et le monde les a haïs, parce qu’ils ne sont pas du monde, comme moi je ne suis pas du monde » (Jean 17.14). Le but de l’oeuvre de Christ est de nous purifier et de nous avoir pour lui. « …notre Sauveur Jésus-Christ…s’est donné lui-même pour nous, afin de nous racheter de toute iniquité, et de se faire un peuple qui lui appartienne, purifié par lui et zélé pour les bonnes oeuvres » (Tite 2.14). Jésus a prié le Père pour cela: « Je ne te prie pas de les ôter du monde, mais de les préserver du mal » (Jean17.15).

* Allons-nous payer le prix d’une séparation indispensable pour vivre la vie de l’Esprit ?

Lorsque Pierre eut terminé son discours, le jour de la Pentecôte, à Jérusalem, ses auditeurs « eurent le cœur vivement touché, et ils dirent à Pierre et aux autres apôtres: Hommes frères, que ferons-nous ? Pierre leur dit: Repentez vous, et que chacun de vous soit baptisé au nom de Jésus-Christ, pour le pardon de vos péchés; et vous recevrez le don du Saint-Esprit…Et, par plusieurs autres paroles, il les conjurait et les exhortait disant: Sauvez-vous de cette génération perverse » (Actes 2.37-40).

* Voulons-nous comprendre que cette séparation est indispensable pour un témoignage efficace au milieu du monde ? Pierre dit: « Vous, au contraire, vous êtes une race élue, un sacerdoce royal, une nation sainte, un peuple acquis, afin que vous annonciez les vertus de celui qui vous a appelés des ténèbres à son admirable lumière » (1 Pi.2.9).

– La colombe est symbole de la fidélité conjugale. Elle est vraiment « monogame ». Elle n’abandonne jamais le mâle avec lequel elle vit. Lorsque Jésus dit: « Soyez simples comme les colombes », le mot traduit par « simples » est le contraire de « doubles »; ce qui signifie que nous devons être fidèles à notre Seigneur, lui rester attachés, et à lui seul. Rappelez-vous le souci de Paul pour l’église de Corinthe, lorsqu’il écrit: « Oh! si vous pouviez supporter de ma part un peu de folie ! Mais vous me supportez ! Car je suis jaloux de vous d’une jalousie de Dieu, parce que je vous ai fiancés à un seul époux, pour vous présenter à Christ comme une vierge pure.

Toutefois, de même que le serpent séduisit Eve par sa ruse, je crains que vos pensées ne se corrompent et ne se détournent de la simplicité à l’égard de Christ. Car, si quelqu’un vient vous prêcher un autre Jésus que celui que nous avons prêché, ou si vous recevez un autre esprit que celui que vous avez reçu, ou un autre évangile que celui que vous avez embrassé, vous le supportez fort bien. » (2 Cor.11.1-4).

– La colombe ne quitte pas son nid, quand bien même quelqu’un aurait pris sa couvée. Quelle image pour nous ! La parole de Dieu dit: « N’abandonnons pas notre assemblée, comme c’est la coutume de quelques-uns; mais exhortons-nous réciproquement, et cela d’autant plus que vous voyez s’approcher le jour. » (Héb.10.25).

– La colombe voyage et revient toujours à son nid: « Qui sont ceux-là qui volent comme des nuées, comme des colombes vers leur colombier ? », demandait le prophète Esaïe (60.8). Il se peut que nous connaissions un éloignement momentané et involontaire de la maison de Dieu, à cause de la maladie, d’une épreuve, ou de toutes sortes de tribulations. Mais, parce que nous aimons passionnément notre Seigneur, nous revenons toujours au « nid » spirituel. Le psalmiste s’écrie: « Que tes demeures sont aimables, Eternel des armées ! Mon âme soupire et languit après les parvis de l’Eternel, mon coeur et ma chair poussent des cris vers le Dieu vivant. Le passereau même trouve une maison, et l’hirondelle un nid où elle dépose ses petits…Tes autels, Eternel des armées ! Mon roi et mon Dieu ! Heureux ceux qui habitent ta maison ! Ils peuvent te célébrer encore. »

– A la différence des autres oiseaux, la colombe offre son cou à l’égorgeur sans se débattre. Ressemblons à la colombe, pour l’amour de notre divin berger ! Que l’esprit de sacrifice nous anime toujours ! « Je vous exhorte donc, frères, par les compassions de Dieu, à offrir vos corps comme un sacrifice vivant, saint, agréable à Dieu, ce qui sera de votre part un culte raisonnable. » (Rom.12.1). « En effet, nul de nous ne vit pour lui-même, et nul ne meurt pour luimême. Car si nous vivons, nous vivons pour le Seigneur; et si nous mourons, nous mourons pour le Seigneur. Soit donc que nous vivions, soit que nous mourions, nous sommes au Seigneur » (Rom.14.7-8).

Conclusion
– Levons-nous, nous les amis de Jésus, et venons. Le printemps spirituel rayonne de vie. Venons bénéficier de tout ce que le Seigneur met à notre portée. Venons goûter sa plénitude. C’est dans le Seigneur que nous allons nous réaliser parfaitement. Sans lui, nous serions en perpétuelle recherche. Mais dans sa présence, nous tressaillirons d’allégresse. Ne restons donc pas blottis dans nos hésitations, avançons vers la stature parfaite qu’il a voulue pour nous.

7 TRAITS DE LA BEAUTÉ SPIRITUELLE (suite)

2em Partie Introduction
– Lire Cantique des cantiques 2.8-14
– Dans l’étude précédente, nous avons découvert trois traits de la beauté spirituelle de la Sulamithe. En voici quatre autres, tous soulignés avec bonheur par son berger bien-aimé.

4. Elle se tient dans les fentes du rocher
– v.14a: « Ma colombe, qui te tiens dans les fentes du rocher. »
– La colombe, emblème de pureté et d’affection, choisit une position lui offrant la sécurité. Là, elle est absolument hors de portée du chasseur cruel, ainsi que d’autres dangers.

– Ayons cette même attitude sage dans le domaine spirituel. David déclara dans un cantique adressé à l’Éternel: « Je t’aime, ô Éternel, ma force ! Éternel, mon rocher, ma forteresse, mon libérateur ! Mon Dieu, mon rocher, où je trouve un abri !..Car qui est Dieu, si ce n’est l’Éternel; et qui est un rocher, si ce n’est notre Dieu ? » (Ps.18.2,3,32).

– Dans les fentes du rocher des siècles, notre Sauveur et Seigneur Jésus-Christ, l’Eglise est gardée par la puissance de Dieu. Ces « fentes » du rocher » ne sont-elles pas l’image des souffrances de Jésus à la croix, lui qui a été maltraité, opprimé, frappé, blessé, brisé pour nos péchés ?

– L’œuvre de Christ avait été annoncée dans toutes les Écritures sous des figures et des types divers. Nous en avons un exemple, entre autres, en Exode 17. Le peuple d’Israël campa à Rephidim. Il ne trouva pas d’eau à boire. Pressé par la soif, il murmura contre Moïse et lui chercha querelle. C’est alors que Dieu parla à son serviteur: « Passe devant le peuple, et prends avec toi des anciens d’Israël; prends aussi dans ta main ta verge avec laquelle tu as frappé le
fleuve, et marche ! Voici, je me tiendrai devant toi sur le rocher d’Horeb; tu frapperas le rocher, et il en sortira de l’eau, et le peuple boira. » (Ex.17.5-6) Plus tard, Asaph chantera les oeuvres grandes et magnifiques de l’Eternel: « Il fendit des rochers dans le désert, et il donna à boire comme des flots abondants. Du rocher il fit jaillir des sources, et couler des eaux comme des fleuves » (Ps.78.15-16).

La réalité a même rattrapé le symbole, au point que, bien plus tard, Paul écrit aux chrétiens de Corinthe: « …Ils ont tous bu le même breuvage spirituel, car ils buvaient à un rocher spirituel qui les suivait, et ce rocher était Christ. » (1 Cor.10.4).

– Bien-aimés frères et sœurs, aimons Jésus de plus en plus ! Adorons-le ! Qu’il soit le Bien-aimé de notre âme ! Il est notre rocher. Il a été « fendu » pour nous au Calvaire. De ses blessures a jailli un fleuve de liberté. Des sources, des eaux comme des fleuves, des flots abondants ont coulé de ses meurtrissures. Venons nous blottir dans les fentes de notre divin rocher ! Il a été frappé à notre place. Cachés dans ses blessures expiatoires, buvons à longs traits au fleuve de sa grâce. C’est là que coulent pour nous, flots après flots, les innombrables bénédictions célestes.

– Ami lecteur, étranger à cette vie, toi qui te débats dans tes péchés, tes passions; toi qui poursuis ta route, accablé de désespoir, le coeur vide, viens à Jésus. Demande-lui pardon pour tous tes péchés. Repens-toi sincèrement.Tu ne peux être en règle avec Dieu sur la seule base de tes efforts, de tes mérites, ou de tes oeuvres pieuses. Mais tu le peux par la foi en Jésus. Il a été crucifié à ta place. Il est mort pour toi. Si tu le crois, si tu confesses tes péchés, si tu les abandonnes, et si tu reçois Jésus comme le Sauveur et le Seigneur de ta vie, tu seras sauvé. Il l’a promis. C’est vrai. Il ne ment pas. Viens dans les fentes du rocher !

– L’unique refuge, l’unique retraite pour l’Église, c’est le triomphe remporté par Jésus à la croix. Paul écrit à ce sujet: « Nous avons donc été ensevelis avec lui par le baptême en sa mort, afin que, comme Christ est ressuscité des morts par la gloire du Père, de même nous aussi nous marchions en nouveauté de vie. » (Rom.6.4).

– Le sacrifice de Christ au Calvaire satisfait toutes nos soifs. Avons-nous besoin de pardon, de délivrance, de guérison, de sainteté ? Jésus a ouvert pour nous la route d’une multitude de bénédictions.

– La croix est le lieu d’où nous pouvons entendre la voix de Dieu. C’est là que nous découvrons la splendeur de son caractère, et que nous contemplons sa gloire.

– C’est la croix qui, se dressant entre les croyants et le monde, fait de l’Église la colombe pure, la fiancée, la bien-aimée.

– Doit-elle donc sortir de cette position ? La pensée est que, de la croix, nous devons aller plus loin dans la découverte du Seigneur Jésus. Il est ressuscité, élevé, glorifié. Il est le fiancé, bientôt l’Époux, l’Être qui mérite tout notre être.

– Tant que la vie chrétienne est charnelle, c’est l’hiver ! Mais lorsque l’œuvre de Christ à la croix est comprise, reçue, elle accomplit son travail dans notre cœur. Nous entrons alors dans le printemps. Nous pouvons connaître une dimension nouvelle de la communion avec Jésus.

– Devant la charge que Dieu lui confiait, Moïse fit une double prière. Il voulut connaître les voies de l’Éternel, et voir sa gloire (Ex.33.13,18). L’Éternel lui répondit: « Tu ne pourras pas voir ma face, car l’homme ne peut me voir et vivre. L’Éternel dit: Voici un lieu près de moi; tu te tiendras sur le rocher. Quand ma gloire passera, je te mettrai dans un creux du rocher, et je te couvrirai de ma main jusqu’à ce que j’aie passé.

Et lorsque je retournerai ma main, tu me verras par derrière, mais ma face ne pourra pas être vue. » (Ex.33.20-23). Couvert de la main de Dieu et caché dans la fente du rocher, Moïse vit l’Éternel par derrière. Comparons maintenant ce texte avec la parole de Paul en 2 Corinthiens 4.3-4: « Si notre Evangile est encore voilé, il est voilé pour ceux qui périssent, pour les incrédules dont le dieu de ce siècle a aveuglé l’intelligence, afin qu’ils ne voient pas briller la splendeur de l’Évangile de la gloire de Christ, qui est l’image de Dieu ». Lorsque la foi vient dans un cœur tout change. L’intelligence est éclairée, le voile est ôté, l’Évangile devient accessible, la splendeur de l’Évangile et la gloire de Christ illuminent le croyant. Paul écrit aux Éphésiens: « Réveille-toi, toi qui dors, relève-toi d’entre les morts, et Christ t’éclairera. » Qu’est-ce que cela signifie ?

Dieu vu de dos, c’est la Loi. Dieu vu de face, c’est la grâce. Mais, même parvenus à ce stade, nous sommes encore en marche. C’est ce qui faisait écrire à l’apôtre: « Aujourd’hui nous voyons au moyen d’un miroir, d’une manière obscure, mais alors nous verrons face à face; aujourd’hui je connais en partie, mais alors je connaîtrai comme j’ai été connu. » (1 Corinthiens 13.12)

5. Elle se cache dans les parois escarpées
– v.14b: « Ma colombe…qui te caches dans les parois escarpées. »
– Ce sont des lieux difficilement accessibles, inconfortables pour celui qui aime la facilité et le confort terrestre. Mais ce sont ces endroits-là qui assurent la sécurité de la colombe !

– C’est pourquoi Paul déclare: « La prédication de la croix est une folie pour ceux qui périssent; mais pour nous qui sommes sauvés elle est une puissance de Dieu. » (1 Corinthiens 1.23)

– Nous, les bien-aimés de Dieu,nous ne vivons pas et nous ne marchons pas comme les païens.

– Certes, la colombe doit déployer de l’énergie pour assurer son repos. Ses ailes lui permettent d’accéder aux parois escarpées. Il en est ainsi de nous. Ce ne sont pas les mous qui s’emparent du royaume des cieux, mais les violents.

Déployons notre énergie spirituelle, étendons les ailes de notre foi, prenons notre envol pour goûter une pleine sécurité en Christ. Ce qui paraît « escarpé » aux yeux mondains est un réel délice pour le croyant. Dans un moment difficile,

David disait: « Oh! si j’avais les ailes de la colombe, je m’envolerais, et je trouverais le repos; voici, je fuirais bien loin, j’irais séjourner au désert; je m’échapperais en toute hâte, plus rapide que le vent impétueux, que la tempête. » (Ps.55.7-9)

6. Sa voix est douce
– v.14e: « Ta voix est douce. »
– Pour le Seigneur, la voix de l’âme rachetée est douce.

– Veillons donc sur nos paroles et nos conversations. Faisons nôtre la prière de David: « Éternel, mets une garde à ma bouche, veille sur la porte de mes lèvres ! » (Ps.141.3)

– Serrons précieusement dans notre coeur l’exhortation de l’apôtre: « Que l’impudicité, qu’aucune espèce d’impureté, et que la cupidité, ne soient pas même nommées parmi vous, ainsi qu’il convient à des saints. Qu’on n’entende ni paroles déshonnêtes, ni propos insensés, ni plaisanteries, choses qui sont contraires à la bienséance; qu’on entende plutôt des actions de grâces. » (Ephésiens 5.3-4)

– Jésus nous a enseigné que « c’est de l’abondance du coeur que la bouche parle. L’homme bon tire de bonnes choses de son bon trésor, et l’homme méchant tire de mauvaises choses de son mauvais trésor…Au jour du jugement, les hommes rendront compte de toute parole vaine qu’ils auront proférée. Car par tes paroles tu seras justifié, et par tes paroles tu seras condamné. » (Mt 12.34-37)

– Notre Bien-aimé désire entendre nos paroles. Il aime écouter nos prières, nos louanges, nos actions de grâces, et la manifestation des dons spirituels. Il se réjouit de nos paroles de témoignage adressées aux perdus. C’est pourquoi « que votre parole soit toujours accompagnée de grâce, assaisonnée de sel, afin que vous sachiez comment il faut répondre à chacun. » (Col.4.6)

– Il se peut que la voix d’un jeune enfant de Dieu soit encore faible, hésitante, tremblante, mais elle réjouit cependant le coeur de son Seigneur. Il y a tellement d’autres voix dans le monde, blessantes et affligeantes pour lui !

– Puissions-nous nous écrier comme le psalmiste: « Que mes paroles lui soient agréables ! » (Ps.104.34)

7. Sa figure est agréable
– v.14e: « …ta figure est agréable. »
– Notre Bien-aimé s’efforce de détourner vers lui le regard de notre âme. Nous sommes cachés dans l’oeuvre de la croix, et il désire que de là nous le contemplions dans toute sa beauté. Jésus est heureux de voir notre regard se tourner vers lui, comme la fleur se tourne vers le soleil.

– Le livre de la Genèse nous rapporte qu »un soir Isaac était sorti pour méditer dans les champs, il leva les yeux, et regarda; et voici, des chameaux arrivaient. Rebecca leva aussi les yeux, vit Isaac,
et descendit de son chameau. Elle dit au serviteur: Qui est cet homme, qui vient dans les champs à notre rencontre ? Et le serviteur répondit: C’est mon seigneur. Alors elle prit son voile, et se couvrit. » (Genèse 24.63-65)

– Quel enseignement pour nous qui formons l’Epouse de Christ ! Le voile n’est qu’une étape vers l’Epoux. Il doit être ôté. A la croix, Dieu a déchiré le sien ! « Jésus poussa de nouveau un grand cri, et rendit l’esprit. Et voici, le voile du temple se déchira en deux, depuis le haut jusqu’en bas… » (Mt.27.50-51) Dans le lieu très saint du tabernacle, ou du temple, seul le souverain sacrificateur pouvait y pénétrer, une fois par an, en y portant le sang du sacrifice pour le pardon des péchés du peuple. « Le Saint-Esprit montrait par là que le chemin du lieu très saint n’était pas encore ouvert, tant que le premier tabernacle subsistait. » (Hébreux 9.8) Mais le sacrifice parfait de Christ étant accompli, le voile a été déchiré par Dieu. Désormais, « nous avons au moyen du sang de Jésus, une libre entrée dans le sanctuaire par la route nouvelle et vivante qu’il a inaugurée pour nous au travers du voile, c’est-à-dire de sa chair… » (Hébreux 10.19-20). De la croix, nous devons ôter notre voile d’incompréhension (2 Corinthiens 3.14-16), pour montrer notre figure au Bien-aimé.

Il désire nous faire entrer dans une communion véritable avec lui. « Nous tous qui, le visage découvert, contemplons comme dans un miroir la gloire du Seigneur, nous sommes transformés en la même image, de gloire en gloire, comme par le Seigneur, l’Esprit. » (2 Corinthiens 3.18)

– La figure de l’Église est agréable à cause de la beauté que Christ a mise sur elle. Ne désire-t-il pas voir sa propre beauté sur nous ?

– A la croix, nous voyons notre laideur sur lui.
– De la croix, il voit sa beauté sur nous.

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