Quel wagon vas-tu choisir ?

L’histoire se passe dans une petite gare de Bretagne. Je prends le train pour aller à Rennes. Un gars dans ma tranche d’âge s’approche de moi, sur le quai, pour me demander si j’ai une feuille à rouler pour sa cigarette. La discussion est brève, je lui répond simplement que je n’en ai pas car je ne fume pas. Il s’éloigne, et quelque minutes après il rentre dans le wagon qui est à ma droite.

L’histoire aurait pu s’arrêter là. Ce serait resté une situation banale, comme tu en vis sûrement chaque semaine.

Une occasion ratée ?

Mais quelques secondes après, je me fait cette réflexion : « Pourquoi n’ai-je pas saisi l’occasion pour engager la discussion, et lui donner un évangile ? J’en ai justement un sur moi ! » Et là, le regret commence à s’installer. C’est trop tard, j’ai raté une occasion… Puis je pense : « Pourquoi est-ce trop tard ? Le train n’est pas parti, et je vais prendre le même que lui. Je peux monter dans son wagon, et lui proposer un évangile ! »

C’est là que commence la lutte que tu as sûrement déjà vécu. La lutte entre l’envie de rendre témoignage de ton Sauveur, et la peur du regard ou de la réaction des autres. Des réflexions me viennent à l’esprit, comme : « Qu’est-ce que je fais ? J’y vais ou pas ? Si je lui propose un évangile il va refuser, c’est sûr… Et puis, il risquerait de se moquer… J’aurais l’air bête en plus de revenir le voir comme ça… Je ferai mieux d’aller m’asseoir dans le wagon de gauche ! »

Wagon de droite ou wagon de gauche ?

Le train va bientôt partir. Je dois choisir entre le wagon de gauche, confortable et tranquille, et le wagon de droite, où je pourrai partager la bonne nouvelle au risque d’être moqué.

Je demande au Seigneur de m’aider. J’ai vraiment à cœur de rendre témoignage, et de ce que beaucoup puissent connaître la personne qui a transformé ma vie. Les gens dans le monde ont besoin d’être réconciliés avec Dieu, comme moi je l’ai été. Je ne peux pas me taire. Qu’importe d’être moqué, mal vu, rejeté, tant que mon Sauveur est glorifié !

Grâce à Dieu, j’ai pu faire le bon choix. Je prends mon courage à deux mains, et me dirige vers le wagon de droite. Je prie le Seigneur, lui demandant de venir à mon secours. Je suis si faible quand il s’agit de rendre témoignage. J’ai besoin de lui. Je rentre, et aperçois le gars en question au fond du wagon, assis. Je me dirige vers lui, bien faible et tremblant, puis lui propose un évangile.

Une bonne réaction

Sa réaction me remplit de joie. Il accepte, et m’invite à m’asseoir à côté de lui pour discuter. Wow ! Mon cœur remercie le Seigneur, et je lui demande de me donner de la sagesse pour parler de la vérité de l’Évangile. On commence une bonne discussion, et j’apprends petit à petit à connaître ce en quoi il croit. Il s’appelle Alexandre, a la vingtaine, vient de Bretagne et se dit athée. Mais il est très ouvert pour discuter, et je peux grâce à Dieu lui exposer l’Évangile et répondre à quelques unes de ses questions. Puis nous arrivons à Rennes. La discussion a duré près d’une heure, nous n’avons pas vu le temps passer. Nous nous quittons amicalement, et nos chemins se séparent.

Je ne sais pas quel impact cette discussion a eu dans sa vie. Peut-être qu’il a immédiatement oublié tout ce qu’on s’est dit. Peut-être qu’il a encore ça dans un coin de sa tête, et ça lui reviendra un jour en mémoire. Il est parti avec l’évangile de Jean, et j’espère qu’il a pris le temps de le lire, ou qu’il le lira un jour. Je crois que le Seigneur peut faire son œuvre dans son cœur en son temps, et je prie pour cela.

Quoiqu’il en soit, cette discussion n’était pas vaine. J’étais tellement heureux de la manière dont le Seigneur a conduit les choses, et j’ai pu partager l’évangile glorieux de mon Sauveur. Qu’y-a-t-il de mieux ?

Choisis le wagon de droite !

Si j’avais pris le wagon de gauche, je n’aurais jamais eu cette occasion de témoignage. Parfois, il faut juste y aller. Avancer d’un pas, franchir le cap, sortir de sa zone de confort. Accepter de prendre le risque d’être rejeté, d’être mal vu ou de paraître bête. L’idée n’est pas de nous culpabiliser, mais réalisons que nous avons parfois besoin d’une bonne dose de courage !

Je peux expérimenter cette même lutte à chaque fois qu’il s’agit de rendre témoignage de Christ, et jamais je n’ai regretté d’avoir choisi « le wagon de droite ». Je suis sûr que beaucoup de vous auraient les même expériences à partager !

« Soyez toujours prêts à défendre l’espérance qui est en vous, devant tous ceux qui vous en demandent raison, mais faites-le avec douceur et respect, en gardant une bonne conscience, afin que là même où ils vous calomnient, ceux qui critiquent votre bonne conduite en Christ soient couverts de honte. » – 1 Pierre 3.15-16

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