LA VOCATION DE SERVIR LE CHRIST

Clément LE COSSEC

SERVEZ CHRIST LE SEIGNEUR

(Colossiens 3:24)

SERVIR LE CHRIST EST UN PRIVILÈGE

Un vendredi soir, à l’église évangélique du Havre , rue Franklin, c’était la réunion d’étude biblique.

Pasteur Ove Falg

Le pasteur Ove Falg, d’origine danoise préparait le poêle à charbon. C’était en hiver, il faisait froid. Il avait le charbon, le bois et le papier, mais pas d’allumettes. Je me proposai aussitôt d’aller en chercher. Je courus au magasin le plus proche en acheter une boîte. Ce soir-là, apporter ces allumettes au pasteur, lui rendre ce service, c’était, dans ma foi naïve et pure d’adolescent, SERVIR LE CHRIST. Mon cœur fut comblé de joie.

Oui, tout ce que nous faisons pour participer à l’œuvre de Dieu et aider notre prochain, c’est en réalité servir le Christ. L’apôtre Paul nous le confirme par cette exhortation qui devrait être le fil conducteur de notre conduite chrétienne:

«Tout ce que vous faites, faites-le DE BON CŒUR, comme POUR LE SEIGNEUR, et non pour les hommes.» (Colossiens 2:23)

Le Christ n’a-t-il pas dit à propos du secours aux affamés et aux prisonniers: «Toutes les fois que vous avez fait ces choses à l’un de ces plus petits de mes frères, c’est A MOI que vous les avez faites.» (Matthieu 25:40)

Les manières et les occasions de servir Jésus-Christ sont multiples. Il y a tant de choses à faire,tant de services à rendre, tant de bonnes paroles à dire, tant de possibilités de témoigner, que chacun peut effectivement servir le Christ.

Les disciples de Jésus sont tous appelés à être des acteurs, c’est-à-dire, des «serviteurs» et des «servantes». Il n’y a pas de figurants dans l’Église de Jésus-Christ.Tous les chrétiens ont la vocation de servir Jésus-Christ. Par contre, certains reçoivent un appel particulier, pour un service appelé «ministère».

A tous, Jésus dit:«Si quelqu’un ME SERT, qu’il me suive.» (Jean 12:26)

SERVIR et SUIVRE le Christ sont deux actions inséparables. Cela implique une disponibilité permanente. Il n’est point indispensable d’entendre audiblement sa voix pour le servir. La Parole de Dieu nous exhorte sans équivoque à «LE SERVIR»; c’est notre Vocation à tous:

«SERVEZ LE SEIGNEUR» (Romains 12:11)

«SERVEZ CHRIST LE SEIGNEUR»(Colossiens 3:24)

Cet ordre «SERVEZ» ne doit pas être interprété comme un devoir pénible. Bien au contraire, servir le Christ constitue une grâce. Être au service du ROI DES ROIS, du SEIGNEUR DES SEIGNEURS, NOTRE SAUVEUR, LE MAÎTRE DE L’UNIVERS, quel immense privilège!


LE MAÎTRE

Lorsque les apôtres s’adressaient à Jésus, ils l’appelaient toujours «MAÎTRE»

Une fois, deux frères, Jacques et Jean, s’approchèrent de lui et lui dirent: «MAÎTRE, nous voudrions que tu fasses pour nous ce que nous te demandons.» (Marc 10:35) Ils voulaient avoir la faveur d’être assis l’un à sa droite et l’autre à sa gauche, là-haut dans la gloire. Ils réclamaient les places d’honneur, ce qui indigna les autres apôtres. Jésus leur donna alors cette leçon:

«Quiconque veut être grand parmi vous, qu’il soit votre serviteur.» (Marc 10:43)

Puis il se donna en exemple, disant:«Le Fils de l’homme est venu, non pour être servi mais pour servir et donner sa vie comme la rançon de plusieurs. «(Marc 10:45)

Bien qu’il soit LE MAÎTRE, il a servi l’homme en donnant sa vie pour le sauver, le délivrer de l’esclavage du péché, de la condamnation

Il prit» une forme de SERVITEUR.» (Philipiens 2:7 , Esaïe 53:12)

Il ne peut pas être comparé aux maîtres de ce monde, tyrans et dominateurs.

Jésus est un Maître «DOUX ET HUMBLE DE CŒUR» malgré son immense grandeur et son pouvoir infini. (Matthieu 11:28)

Dans l’un de ses discours au peuple juif, l’apôtre Pierre a présenté le Maître comme étant le SERVITEUR DE DIEU:«Le Dieu d’Abraham , d’Isaac et de Jacob, le Dieu de nos pères a glorifié SON SERVITEUR JÉSUS que vous avez livré et renié devant Pilate…» (Actes 3:13)En priant tous ensemble, après avoir été persécutés, les apôtres dirent à Dieu: «Contre ton SAINT SERVITEUR JÉSUS, Hérode et Ponce Pilate se sont ligués…» (Actes 4:27)

Comment ne pas être reconnaissants et ne pas servir avec joie ce Maître qui s’est ainsi abaissé pour nous sauver de notre état de perdition, payant par le don de sa vie sur la croix le rachat de notre âme.

Il y a bien des années, un négociant naviguait sur la Mer Méditerranée, à bord d’un navire turc. Ceci se passait à l’époque de l’esclavage. Il fit la connaissance d’un esclave appartenant au capitaine. Cet homme l’intéressa. Il résolut de le racheter. Il offrit au maître une certaine somme qui fut acceptée. L’esclave, croyant qu’il allait changer une servitude pour une autre, entra dans une violente colère; mais le négociant se tournant vers lui avec bonté, lui dit: «Mon ami, vous êtes libre, vous pouvez désormais aller où vous voudrez. Vous êtes libre.» Le pauvre homme, surpris, se calma aussitôt. Il se jeta en pleurant aux pieds de son libérateur, en lui disant: «vous avez conquis mon cœur, je suis à vous pour toujours.»

Comme cet esclave racheté, nous avons dit à Jésus-Christ notre Sauveur: «Je te donne mon cœur». Nous nous sommes attachés à lui (1 Corinthiens 6:17). Nous nous sommes mis volontairement à son service. C’est pourquoi la Parole de Dieu dit:«Vous ne vous appartenez point à vous-mêmes car VOUS AVEZ ÉTÉ RACHETÉS A UN GRAND PRIX. Glorifiez donc Dieu dans votre corps et dans votre esprit, QUI APPARTIENNENT A DIEU.» (1 Corinthiens 6:20)

Pour bien servir le Maître, il faut l’aimer, et «nous l’aimons parce qu’il nous a aimés le premier.» (1 Jean 4:19)

Le docteur MOFFAT, célèbre missionnaire raconte qu’un jour, alors qu’il arrivait dans un village païen,lui et ses compagnons étaient fatigués, affamés et altérés. Ils demandèrent de l’eau. On la leur refusa. Ils voulurent acheter du lait. On ne voulut pas leur en vendre. Il fallait se résoudre à se coucher sans manger ni boire. Sur le soir, à la nuit tombante, une femme vint vers eux. Elle portait un fagot de bois sur la tête et un vase de lait à la main. Elle déposa le lait et le bois et disparut. Peu après, elle revint avec un gigot de mouton et une bouteille d’eau. Elle alluma du feu sans dire un mot et elle fit cuire la viande. Interrogée par le missionnaire Moffat, elle finit par avouer que, bien des années auparavant, elle avait entendu un prédicateur annoncer l’évangile et elle avait ouvert son cœur au Seigneur. «J’aime, dit-elle, celui dont vous êtes les ministres et je veux lui prouver mon amour en vous faisant du bien.»«Mais comment, lui demanda-t-on, avez-vous pu maintenir intacte votre foi en Jésus, seule, dans ce pays plongé dans d’aussi épaisses ténèbres?» Elle tira alors de sa poche un Nouveau Testament usé et répondit: «Voilà la source où je puise, voilà l’huile qui fait brûler ma lampe.»

Jésus-Christ ne traite pas ses disciples en «esclaves» qui obéissent par contrainte et par peur du fouet. Quoique Maître absolu, il établit entre lui et ses serviteurs une relation amicale à condition que les serviteurs mettent en pratique ce qu’il leur ordonne.Il a exprimé la dimension de son amour par ces paroles: « Vous êtes MES AMIS si vous faites ce que je vous commande. Je ne vous appelle plus serviteurs, parce que le serviteur ne sait pas ce que fait son Maître: mais je vous ai appelés AMIS parce que je vous ai fait connaître tout ce que j’ai appris de mon Père.» (Jean 15:14-15)

Il rappela à ses disciples que l’engagement à le servir doit être total. «UN SEUL EST VOTRE MAÎTRE, et vous êtes tous frères.» (Mat. 23:8)«NUL NE PEUT SERVIR DEUX MAITRES, car il haïra l’un et aimera l’autre.» (Mat. 6:24)Il n’y a pas de compromis possible à son service.«Vous m’appelez MAITRE ET SEIGNEUR, leur dit-il, et vous faites bien car JE LE SUIS.» (Jean 13:13)


ÊTRE SERVITEUR DE JÉSUS-CHRIST: UN SERVICE NOBLE

La notion de serviteur est une des données les plus importantes de la Bible.Le mot «serviteur» était autrefois synonyme d’esclave dans un milieu où régnait l’esclavage.

Chaque fois que l’apôtre Paul se désignait comme «serviteur» de Dieu ou de Jésus-Christ, il employait le mot grec «doulos» qui signifie «esclave» Romains 1:1: «Paul, serviteur (doulos) de Jésus-Christ.»

Le serviteur de Jésus-Christ ne se compare pas à un domestique. Servir le Christ n’est pas une servitude.

C’est vrai que tout comme l’esclave, le chrétien est «propriété» de son Maître Jésus-Christ, qui a payé le prix pour le racheter. Cependant, il y a entre le serviteur et Christ son Maître une relation spirituelle si intime que le mot «servir» a un sens noble. C’est à la fois un abaissement et une marque de grandeur. C’est pourquoi le serviteur est fier et heureux d’être «ouvrier avec Dieu» (1 Corinthiens 3:9)

Quoique le mot «esclave» soit employé pour dire que nous étions « esclaves du péché » et que nous sommes devenus «esclaves de Dieu», il y a un abîme entre ces deux formes d’esclavage.L’apôtre Paul l’exprime nettement en écrivant ceci aux chrétiens de Rome:. «Grâces soient rendues à Dieu de ce que, après avoir été esclaves du péché, VOUS AVEZ OBÉI DE CŒUR à la règle de doctrine dans laquelle vous avez été instruits.» (Romains 6:17)

«Maintenant, étant affranchis du péché et devenus esclaves de Dieu, vous avez pour fruit la sainteté et pour fin la vie éternelle.» (Romains 6:17-22)

D’un côté la servitude, l’impureté, les ténèbres, de l’autre l’affranchissement, la liberté des enfants de Dieu, la pureté, la lumière. Quel bonheur d’appartenir à Christ et de le servir!

Il est écrit:«Vous n’avez point reçu un esprit de servitude, pour être encore dans la crainte; mais vous avez reçu un esprit d’adoption,par lequel nous crions: Abba ! Père!» (Romains 8:15)

L’apôtre dit dans 1 Corinthiens 4:1:«Qu’on nous regarde comme DES SERVITEURS DE CHRIST».Il emploie le mot grec «upêrétas» dont le sens concerne «un homme d’équipage sous les ordres d’un patron ou tout homme sous les ordres d’un autre».

Ainsi, le serviteur est à lafois le matelot sous les ordres du Capitaine et le disciple au service du Maître.


LA VOCATION DES APÔTRES

A L’âge de trente ans, Jésus quitta Nazareth et vint demeurer près du Lac de Galilée, dans la ville de Capernaüm dont il ne reste aujourd’hui que des ruines. Là, il avait sa maison, son quartier général, d’où il partait en Mission dans les villes et les villages.«Jésus vint à Capernaüm. On apprit qu’il était à la maison. Toute la ville était rassemblée devant sa porte» (Marc 2:1, 1:33)

En longeant la Mer de Galilée, il vit des pécheurs. Les uns jetaient leur filet dans la mer, d’autres les réparaient dans leur barque. Il appela chacun d’eux et leur dit: «SUIVEZ-MOI ET JE VOUS FERAI PÉCHEURS D’HOMMES» (Marc 1:16-20)

Ils avaient pour noms: Pierre, André, Jacques, Jean. Sans hésitation, ils quittèrent tout, famille, travail et le suivirent pour se mettre à son service. A ces quatre disciples se joignirent bien d’autres, dont Matthieu le péager qui se leva immédiatement, démissionnant de son poste, dès qu’il entendit le Christ lui dire «SUIS MOI». (Marc 2:14)

Il appela ces hommes jeunes et les engagea à l’accompagner sur les routes d’Israël pour aller de ville en ville et de village en village annoncer la Bonne Nouvelle du Royaume de Dieu. Puis un jour, il monta sur une colline surplombant le Lac de Galilée, avec tous les disciples qui voulaient le suivre. Il en choisit douze parmi eux et «il les établit pour être avec lui et pour les envoyer prêcher.» (Marc 3:13-15)

Ces douze disciples, appelés apôtres, eurent ainsi la meilleure formation possible! Quelle école biblique merveilleuse ce devait être à l’écoute des instructions du plus excellent des professeurs! Ils étaient en permanence avec lui et souvent il les prenait à part (Matthieu 13:10, 36, 20:17). Il leur expliquait plus profondément son enseignement aux autres, leur promettant que le Saint-Esprit leur rappellerait tout ce qu’il leur aurait dit. (Jean 14:26 )

Être en permanence avec le Maître, telle est la position normale et bénie de tous ceux qui servent le Christ qui nous a fait cette promesse: «Je suis avec vous TOUS LES JOURS» (Mat. 28:20)

«Jésus les envoya prêcher le Royaume de Dieu et guérir les malades.» (Luc 9:2, Mat. 10:7-8). Obéissant à leur Maître, «ils partirent et ils allèrent de village en village, annonçant la bonne nouvelle et opérant partout des guérisons.» (Luc 9:6)

En tant que serviteurs du Christ, les apôtres n’étaient pas seulement «prédicateurs». Ils étaient disponibles pour accomplir toutes les tâches nécessaires pour aider le Christ.

  • Ils ramèrent pour faire traverser le lac au Seigneur (Marc 6:48 , Luc 8:22).
  • Ils mirent une petite barque à sa disposition (Marc 3:9).
  • Ils s’occupèrent de l’achat de la nourriture (Jean 4:8).
  • Ils furent chargés de trouver un logement.
  • Ils préparèrent le repas de Pâques (Marc 14:12).
  • Ils amenèrent un âne à jésus pour qu’il monte dessus le jour des rameaux (Luc 19:30).
  • Ils distribuèrent les pains et les poissons multipliés, à la foule qu’ils firent asseoir par rangées de 50 à 100, puis ils ramassèrent les restes (Mat. 15:29-38).
  • Ils administrèrent l’argent et s’occupèrent des pauvres (Jean 12:5)

Tandis que Jésus enseignait et prêchait, ils s’occupaient des tâches matérielles.

Mais, plus tard, après l’ascension du Seigneur et l’effusion du Saint-Esprit à la Pentecôte, le nombre des disciples ayant augmenté rapidement, par milliers, les apôtres furent débordés par les activités.Ils durent faire un choix.«Ils convoquèrent la multitude des disciples et dirent: il n’est pas convenable que nous délaissions la Parole de Dieu pour servir aux tables. C’est pourquoi, choisissez parmi vous sept hommes, de qui l’on rende un bon témoignage, qui soient pleins d’Esprit-Saint et de sagesse, et que nous chargerons de cet emploi. Et nous, nous continuerons à nous appliquer à la prière et au ministère de la Parole.» (Actes 6:2-4)

Les apôtres se trouvèrent dans l’obligation de confier l’action sociale à d’autres sous peine de ne pas pouvoir remplir la mission essentielle que le Christ leur avait confiée, c’est-à-dire «prêcher l’Évangile à toute créature» (Marc 16:16)

Dès le début de l’Église s’est dessiné un minimum d’organisation ou de répartition des services.Il est très intéressant de noter dans le texte original grec l’emploi du même mot «diaconat» à la fois pour l’activité matérielle (servir aux tables) et pour l’activité spirituelle (ministère de la Parole). Les mots «servir» et «ministère» sont des mots identiques dans le texte original.Ceux qui servent aux tables et ceux qui servent la Parole ne sont-ils pas en effet au service du même Maître?

C’est du mot «diaconos» que vient le mot «diacre» qui signifie «serviteur» ou «servante», au service de quelqu’un.

Ce qui importe surtout n’est donc pas la tâche elle-même, mais le privilège d’avoirLA VOCATION DE SERVIR LE CHRIST.


LE SACERDOCE

S’adressant aux chrétiens répandus dans les régions d’un pays qui s’appelle aujourd’hui la Turquie (1 Pierre 1:1), l’apôtre Pierre écrivit:

«Comme des pierres vivantes, édifiez-vous pour former UN SAINT SACERDOCE…»

«Vous êtes une race élue, UN SACERDOCE ROYAL, une nation sainte, un peuple acquis, afin que vous annonciez les vertus de celui qui vous a appelés des ténèbres à son admirable lumière.» (1 Pierre 2:5 et 9)

Que veut dire le mot SACERDOCE? Il vient d’un mot latin qui concerne la dignité et les fonctions des ministres des cultes.

Le mot grec original de Notre Nouveau Testament traduit par sacerdoce est «hiérateuma». Il devrait se traduire par «prêtrise» ou «fonction de prêtre». Le mot «prêtre» vient du grec «hiéreux» qui veut dire «celui qui s’occupe des choses sacrées, qui préside un culte». Ce mot n’a plus aujourd’hui le même sens qu’aux temps bibliques. Il est donc nécessaire de revenir en arrière pour avoir une idée exacte de cette fonction.

A l’origine, les «prêtres» étaient des membres de l’ancienne tribu de Lévi, chargés des fonctions religieuses décrites dans les premiers livres de la Bible, notamment dans le Lévitique. Dans le livre du Deutéronome, il est précisé ceci: «ils enseignent les ordonnances à Jacob..ils mettent l’holocauste sur ton autel» (Deut. 33:10)

Ils avaient pour activité principale l’enseignement des lois et des ordonnances de Dieu au peuple. Ceux qui étaient chargés d’offrir les sacrifices et les offrandes sur les autels étaient appelés «sacrificateurs». Il se forma en ce temps-là, une caste sacerdotale séparée du peuple.

La venue de Jésus bouleversa ces institutions. Il eut d’ailleurs à souffrir du cléricalisme de ces prêtres juifs qui s’opposaient à lui:» les principaux sacrificateurs et les pharisiens envoyèrent des huissiers pour le saisir» (Jn 7:32)«Les principaux sacrificateurs», les scribes et les principaux du peuple cherchaient à le faire périr.» (Luc 19:47,Mat. 12:14)

Le mot sacrificateur est dans certaines versions de la Bible mis à la place du mot prêtre.

Jésus n’a pas institué une nouvelle prêtrise séparée du peule. En effet, le sacerdoce de la nouvelle alliance, c’est LA VOCATION DU PEUPLE TOUT ENTIER.

«CHRIST A FAIT DE NOUS DES «PRÊTRES» POUR DIEU SON PÈRE.» (Apoc. 1:6, 5:10, 20:6) Tous les chrétiens sont donc prêtres , c’est-à-dire appelés à servir Jésus-Christ, à collaborer au sauvetage de l’humanité pour laquelle Christ a donné sa vie

Jésus est venu comme SOUVERAIN PRÊTRE (archiereus: arch = grand, hiereus = prêtre) des biens à venir. Le premier élément (arch) signifie exactement: qui est la tête, qui commande.

Jésus est entré une fois pour toutes dans le lieu très saint, avec son propre sang, ayant obtenu une rédemption éternelle (Hébreux 9:11-12). «C’est pourquoi il est dit de lui: TU ES PRÊTRE (hiereus) POUR TOUJOURS» (Hébreux 5:6).

En tant que «prêtre», «IL INTERVIENT POUR NOUS» (Romains 8:34)

Il a aussi fait de nous des intercesseurs et ainsi nous formons un sacerdoce universel.

Les pages du Nouveau Testament mentionnent très souvent des appels à la prière, à l’intercession:

«Priez le Maître de la moisson» (Mat. 9:38

«Priez les uns pour les autres» (Jacq. 5:16)

«Priez sans cesse» (1 Thess. 5:17)

«Il faut toujours prier» (Luc 18:1) etc.

L’apôtre Paul dit aux chrétiens de Thessalonique:«Vous vous êtes convertis à Dieu, abandonnant les idoles, POUR SERVIR LE DIEU VIVANT ET VRAI.» (1 Thess. 1:9)

CONVERTIS POUR SERVIR, tel est le but de toute vie chrétienne!

Et, comme le dit l’apôtre Pierre:«Nous formons un SACERDOCE ROYAL pour annoncer les vertus de celui qui nous a appelés des ténèbres à son admirable lumière.»

Si tous nous sommes appelés à la vocation d’intercession et de témoignage, il est évident que, dans le cadre du sacerdoce, des fonctions spécifiques sont confiées à certains. Au nombre de ces fonctions sont les Ministères.


LES MINISTRES DE JÉSUS-CHRIST

L’apôtre Paul, parlant de son apostolat, écrivit aux chrétiens de Rome:

«La grâce que Dieu m’a faite d’être MINISTRE DE JÉSUS-CHRIST parmi les païens, m’acquittant du DIVIN SERVICE de l’Évangile de Dieu.» (Romains 15:16)

A propos de son compagnon Timothée, il dit:«Nous envoyâmes Timothée, notre frère, MINISTRE DE DIEU dans l’Evangile de Christ.» (1 Thes. 3:2)

Dans ces textes, le mot «MINISTRE» est la traduction du mot grec «leitourgos», qu signifie remplir une fonction publique, faire le service du culte.Dans la Bible, le MINISTRE est plus souvent désigné par le mot «diaconos» dont le sens littéral est «celui qui court à travers (dia) la poussière (konia)». Ceci fait allusion à celui qui court sur les chemins poussiéreux pour porter les nouvelles.

On retrouve ce mot diaconos dans les textes suivants: «J’ai été fait MINISTRE (diaconos) selon la grâce de Dieu pour annoncer aux païens les richesses incompréhensibles de Christ.» (Eph. 3:7)

«Il nous a rendus capablesd’être MINISTRES (diaconos) d’une nouvelle alliance.» (2 Cor. 3:6)«Tu seras un bon MINISTRE (diaconos) de Jésus-Christ, nourri des paroles de la foi, de la bonne conduite.» (1 Tim. 4:6)

Ce mot «MINISTRE» est parfois remplacé par celui de «SERVITEUR» mais il signifie la même chose:«Nous nous rendons recommandables comme SERVITEURS (diaconos) DE DIEU» (2 Cor. 6:4)

Les MINISTRES DE JESUS-CHRIST (Romains 15:16, 1 Cor. 11:23, Col. 1:7, 1 Tim. 4:6) exercent un MINISTERE.«Ils servaient le Seigneur dans LEUR MINISTERE» (Actes 13:2)

Les Ministères ont des noms correspondant à des fonctions précises. Une liste de cinq ministères différents nous est présentée dans Ephésiens 4:11:

«Il (Jésus-Christ) a donné,

  • les uns comme APÔTRES,
  • les autres comme PROPHÈTES,
  • les autres comme ÉVANGÉLISTES,
  • les autres comme PASTEURS et DOCTEURS.»

LES APÔTRES

Il n’y a pas dans la Parole de Dieu des apôtres successeurs de Pierre, mais des apôtres COMME Pierre et AVEC Pierre.

Paul et Barnabas ne faisaient pas partie des DOUZE qui avaient été AVEC Jésus pendant son ministère. Cependant, ils sont eux aussi appelés apôtres:«Les apôtres Barnabas et Paul…» (Actes 14:14)

C’est la fonction qui a son importance. Le mot apôtre signifie «envoyé». Ces «envoyés» remplirent leur mission de pionniers: annoncer la Bonne Nouvelle, fonder des églises, enseigner, établir des anciens dans ces églises. Le Nouveau Testament mentionne ce qu’ils ont fait.Notre foi est fondée sur l’enseignement des apôtres:«Vous avez été édifiés sur le fondement des apôtres et des prophètes, Jésus-Christ lui-même étant la pierre angulaire.» (Ephés. 2:20)

Ce qu’ils ont enseigné, ils le reçurent du Seigneur comme le dit l’apôtre Paul «J’ai reçu du Seigneur ce que je vous ai enseigné.» (1 Cor. 11:23)

Ce fondement, cet enseignement de base est contenu dans la Bible. Comme il est écrit:«la foi a été transmise aux saints une fois pour toutes.» (Jude 3)

Depuis le premier siècle, il y a eu bien d’autres hommes qui ont rempli les fonctions d’apôtres. Dans certains pays lointains ou parmi des peuples des hommes ont été envoyés pour évangéliser, fonder des églises, établir des anciens: leur apostolat était accompagné de démonstrations de puissance comme le fut l’apostolat de l’apôtre Paul. De nos jours, il peut encore y avoir de tels ministères. Toutefois, l’enseignement ne peut pas être différent de celui des premiers apôtres.

LES PROPHÈTES

Autrefois, dans l’église d’Antioche, il y avait des prophètes(Actes 13:1)

Pendant qu’ils servaient le Seigneur dans leur ministère et qu’ils jeûnaient, le Saint-Esprit dit par l’un d’eux:«Mettez-moi à part Barnabas et Saul pour l’œuvre à laquelle je les ai appelés.» (Actes 13:2)

Les prophètes mentionnés dans le Nouveau Testament étaient des serviteurs dotés d’une capacité de révélation, tel Agabus, se leva et annonça PAR L’ESPRIT, qu’il y aurait une grande famine sur toute la terre. Elle arriva en effet sous Claude (empereur romain). «(Actes 11:27-28).

Deux autres prophètes sont nommés: Jude et Silas. Leur ministère consistait à exhorter et à fortifier les disciples par leurs messages. «Jude et Silas, qui étaient eux-mêmes prophètes, les exhortèrent et les fortifièrent pas plusieurs discours.» (Actes 15:32)

Ce ministère de prophète ne se confond pas avec le don de prophétie, exercé dans l’église selon 1 Corinthiens 14.Le prophète a encore aujourd’hui pour mission d’édifier l’Eglise par des messages inspirés, pleins de vie et de puissance, mais il ne peut pas ajouter quoi que ce soit à la révélation qui nous est transmise par la Bible.

LES ÉVANGÉLISTES

L’un d’entre eux, nommé Philippe, eut une activité particulièrement marquante et bénie chez les Samaritains. Il quitta Jérusalem où il exerçait la fonction de diacre, aidant à la distribution de la nourriture aux pauvres et aux veuves de l’Eglise. Il vint dans une ville de Samarie. Là, son action se manifesta sur trois points précis:1.Il prêcha le Christ (Actes 8:5)2.Il fit des miracles (Actes 8:6)3.Il baptisa hommes et femmesqui crurent en Jésus (Actes 8:12)

Au cours de cette campagne d’évangélisation, il rassembla beaucoup de monde autour de lui:«Les foules tout entières étaient attentives à ce que disait Philippe.» (Actes 8:6)

Philippe savait la valeur d’une âme. Son ministère ne s’exerçait pas seulement auprès des foules. Il était soumis à la voix de Dieu et sensible à la direction du Saint-Esprit. Il se laissa diriger vers une seule âme: un éthiopien! Il l’évangélisa en lui «annonçant la bonne nouvelle de Jésus» (Actes 8:35). Il lui enseigna le baptême et il le baptisa dans l’eau après sa confession de foi en Jésus fils de Dieu (Actes 8:38)

Philippe avait un ministère itinérant.«Il évangélisait TOUTES LES VILLES par lesquelles il passait.» (Actes 8:40)

Il est le modèle par excellence de l’évangéliste. Il appelle et dit:»VENEZ, ENTREZ, tout est prêt croyez en Jésus». Son message est centré sur le Salut en Jésus-Christ et appuyé sur l’Ecriture Sainte.

LES PASTEURS

En 1948, le Docteur Donald GEE, bien connu pour son excellent enseignement biblique, m’adressa un article pour la revue de jeunesse «Lumière du Monde» que j’éditais à cette époque. En voici un extrait:«les pasteurs sont des bergers responsables du «troupeau». Les devoirs du pasteur consistent à vivre parmi le troupeau, le nourrir, le protéger et, si besoin est, lui sacrifier sa vie. Le mot-clef du pasteur est ATTACHEZ-VOUS (Actes 11:23).

Le mot-clef de l’évangéliste est VENEZ. Il est nécessaire pour les âmes, non seulement de venirà Jésus, mais de s’attacher à lui. Beaucoup de retours en arrière de chrétiens sont évités par un pasteur doué et fidèle».

Lorsque l’apôtre Paul débarqua à Milet, sur la côte turque, «il envoya cherche à Ephèse, les ANCIENS DE L’EGLISE.» (Actes 20:17).

Cela ne signifie pas qu’il fit appeler les «vieux» selon le sens premier du mot grec. Le mot «ancien» ne concerne pas forcément les plus âgés. Il a un tout autre sens lorsqu’il s’agit d’exercer une responsabilité spirituelle.

Lors de l’entretien qu’il eut avec eux, il leur dit:

«Le Saint-Esprit vous a établis EVEQUES pour paître l’Eglise du Seigneur qu’il s’est acquise avec son propre sang.» (Actes 20:28).

Etre «ancien de l’Eglise» ou «évêque d’un troupeau» permet de comprendre qu’il n’ya pas de position hiérarchique et qu’il n’existe pas de système religieux puisque ils sont plusieurs à être appelés à la fois anciens et évêques.Ces deux mots correspondent à la même fonction. Ils sont équivalents.

L’Eglise ayant ses racines dans le peuple juif, il faut savoir que chez les Juifs, le mot «ancien» désignait les chefs de famille ou de clan représentant le peuple aussi bien dans les affaires religieuses que dans les affaires sociales.

«Va, rassemble les anciens d’Israël, et dis-leur…» (Lévitique 3:16, 17:5, 4:15, Luc 22:66…) L’Eglise primitive emprunta son organisation au peuple juif.

Le mot «ancien» se dit en grec «presbus», d’où sont venus les mots «prêtre» et «presbytère».Le mot «évêque» qui correspond à la même responsabilité vient du grec «épiskopos», emprunté au langage grec profane, et il veut dire «celui qui veille, qui observe, gardien, protecteur, surveillant». Aujourd’hui, pour désigner la même fonction, nous employons d’autres mots, tels que: pasteur, conducteur spirituel, serviteur de Dieu.

Tout au long de l’histoire du peuple juif, les synagogues du Pays d’Israël et de la diaspora avaient 7 à 9 anciens à leur tête.L’apôtre Paul était juif, de la tribu de Benjamin, fils de pharisien, et il avait été pharisien lui-même (Philippiens 3:5, Actes 23:8). Il avait donc une parfaite connaissance des lois et des coutumes de son peuple.C’est en suivant le modèle des synagogues qu’il «fit nommer des anciens dans chaque église» (Actes 14:23)

Il chargea également Tite, son compagnon, d’en établir dans chaque ville de l’île de Crète (Tite 1:5)

Les ministères sont donnés «pour édifier le corps de Christ et former UN SOLIDE ASSEMBLAGE»(Ephés. 4:12-16).

Dans l’Église, c’est la qualité de la vie spirituelle qui prime de loin sur la forme de l’organisation. Les structures si parfaites soient-elles ne sont qu’un squelette d’assemblage si la vie de l’Esprit n’y circule pas.

Les ministères d’anciens sont donnés pour contribuer au maintien et à l’épanouissement de la vie spirituelle. Il est facile de comprendre qu’une petite communauté de 30 membres ne fonctionne pas comme une église de 3.000 membres. A l’Eglise de Pentecôte FILADELFIA de Stockholm où j’ai eu le plaisir d’être invité plusieurs fois par son fondateur, le pasteur Pethrus et ses successeurs, la direction spirituelle est assurée par le pasteur principal entouré d’une cinquantaine d’anciens. Yungi Cho, le pasteur Coréen qui préside une église de 80.000 membres à Séoul, a pour collaborateurs plus d’une centaine d’anciens.

Qu’il y ait un ancien ou un collège d’anciens selon le nombre de brebis, tous les anciens sont des bergers auxquels s’adressent ces recommandations de l’apôtre Pierre:

«Voici les exhortations que j’adresse AUX ANCIENS qui sont parmi vous, moi ANCIEN COMME EUX, témoin des souffrances de Christ, et participant de la gloire qui doit être manifestée:

Paissez le troupeau qui est SOUS VOTRE GARDE, volontairement…avec dévouement…étant LES MODULES DU TROUPEAU.

Et lorsque LE SOUVERAIN PASTEUR (Berger) paraîtra, vous obtiendrez la couronne incorruptible de la gloire.» ( 1 Pierre 5:1-4)Le mot «pasteur» se dit en grec «poïmèn», qui signifie littéralement «berger». On trouve ce même mot dans Ephésiens 4:11.

Les pasteurs sont en effet des bergers d’un troupeau, chargés de donner la nourriture spirituelle aux brebis. Jésus n’avait-il pas dit à Pierre:

«Pais mes brebis, pais mes agneaux» (Jean 21:15-17)

Tous les troupeaux appartiennent à Jésus le Bon Berger Souverain. Il a dit:

«MES brebis entendent ma voix, je les connais, et elles me suivent…» (Jean 10:27)

Il est écrit dans 1 Corinthiens 12:28:«Dieu a établi dans l’Eglise…ceux qui ont le don de GOUVERNER». Le sens littéral de ce mot en grec est «piloter». Cette fonction correspond à ce qui est mentionné dans Romains 12:8: «Que celui qui PRÉSIDE le fasse avec zèle.» On pourrait traduire par «celui qui dirige, celui qui est à la tête de».

Dieu est un Dieu d’ordre (1 Cor. 14:33) et il est compréhensible qu’il y ait une autorité, non pas dominatrice, mais spirituelle, pour que le corps soit bien coordonné (Ephés. 4:16).

Jacques, frère du Seigneur, était un ancien à la tête de l’Eglise de Jérusalem. «Tous les anciens se réunirent chez lui» pour y rencontrerl’apôtre Paul (Actes 21:18). Cette grande église comptait à ce moment-là des milliers de Juifs qui avaient cru en Jésus comme Messie et Sauveur (Actes 21:20).

L’Eglise doit se bâtir et être dirigée non pas avec des pratiques étrangères à l’enseignement biblique, mais en reflétant le modèle néo-testamentaire. Si les fonctions sont diverses, tous nous sommes égaux devant notre Sauveur qui dit à ses disciples: «Un seul est votre Maître et VOUS ETES TOUS FRERES.» (Mat. 23:8).

LES DOCTEURS

Le mot grec «didaskalous», traduit par «docteurs» signifie littéralement: «CEUX QUI ENSEIGNENT». L’enseignement ne peut être absent de la conduite spirituelle d’une église. C’est pourquoi l’apôtre Paul demandait à ce que les évêques ou anciens (c’est-à-dire les pasteurs) soient «propres à l’enseignement» (1 Timothée 3:2)

Il a précisé dans sa lettre à Timothée que certains anciens «dirigent» et que d’autres «travaillent plus spécialement à la prédication et à l’enseignement» (1 Tim. 5:17).

Malgré le fait que le pasteur soit apte à enseigner, le ministère de docteur ou d’enseignant peut donc constituer une activité particulière. Ceci est confirmé par le fait qu’il y avait à Antioche des «docteurs» (Actes 13:1) et qu’il est écrit que «Dieu a établi dans l’église…des docteurs» (1 Cor. 12:28).

Ceux qui ont reçu de Dieu l’aptitude à enseigner les vérités de la Bible sont exhortés à «s’attacher à leur enseignement» (Romains 12:7).

Dans l’Eglise qui appartient à Jésus-Christ, il y a diversité de ministères (diaconôn), mais le même Seigneur (1 Corinthiens 12:5).

A ceux qui exercent un ministère, la Bible dit:«Prends garde au ministère QUE TU AS REÇU «(Colossiens 4:17)«Remplis bien TON MINISTERE.» (2 Tim. 4:5)

SI JE PLAISAIS ENCORE AUX HOMMES, JE NE SERAIS PAS SERVITEUR DE CHRIST. (Galates 1:10)

IL Y A DIFFÉRENTS CHAMPS DE SERVICE POUR TOUS

L’Eglise est un corps vivant où chacun peut et doit servir le Christ. C’est comme une ruche où chacun a sa part d’activité. Tous les chrétiens ne sont pas appelés au «ministère de la Parole», mais chacun est appelé à SERVIR LE CHRIST en «mettant au service des autres le don qu’il a reçu» (1 Pierre 4:10)

En 1963, le docteur Donald Gee m’avait envoyé un article dédié à la jeunesse et il donnait, entre autres, les conseils suivants:

«Faites le bilan de vos propres possibilités de travail, en méditant sur la parabole des talents (Mat. 25:14-30). Demandez-vous ce que vous êtes capable de faire. Pourriez-vous enseigner? Avez-vous quelque talent dans le domaine musical? Parlez-vous avec facilité d’expression? Etes-vous doué pour écrire, pour apprendre de nouvelles langues? Ou bien, êtes-vous plus habile dans le domaine des travaux manuels?Et si vous n’avez aucun talent particulier, demandez-vous ce que vous aimeriez faire, vers quelle forme de service votre cœur vous pousse particulièrement. Souvenez-vous que LE SEIGNEUR JESUS VOUS VEUT, VOUS, TOUT ENTIER. La consécration c’est de nous donner à lui tels que nous sommes et sans réserve aucune.C’est lui qui nous revêtira alors de Sa puissance par le Saint-Esprit.Ayez une vision élargie embrassant tous les différents champs du service chrétien. Ne faites pas l’erreur si commune de considérer ce service sous le seul angle du pastorat ou de la mission en terre païenne. Ces deux formes du ministère sont très spéciales et ne vous sont peut-être pas du tout destinées. Mais vous pouvez être tout aussi consacrés dans quelque autre domaine. Quoiqu’il en soit, que votre conception du service chrétien ne soit jamais limitée ou stéréotypée sur le modèle des autres. Souvenez-vous que beaucoup d’entre nous sont appelés à SERVIR LE SEIGNEUR dans le domaine effacé de la vie quotidienne. Parmi les éléments les plus constructifs au sein de la famille et de la nation, il faut considérer les mères de famille vraiment consacrées dont le ministère consiste à conduire leur propre maisonnée fidèlement, harmonieusement, jour après jour.

C’est très naturel, bien sûr, de se sentir attiré par le sensationnel, les jungles lointaines du Pérou ou de la Nouvelle-Guinée. Mais la satisfaction profonde du cœur se trouve uniquement dans le chemin de la volonté de Dieu, quelle que soit pour chacun de nous l’expression de cette volonté.Tous les chrétiens devraient avoir le sentiment d’une vocation divine.Cela implique de réclamer les directives du Saint-Esprit, de se laisser guider par lui.»


LA VOCATION DE SERVIR LE CHRIST

LA SAINTE VOCATION AU MINISTÈRE

«C’est par la foi qu’Abraham, LORS DE SA VOCATION, obéit et partit pour un lieu qu’il devait recevoir en héritage…» (Héb. 11:8). La vocation, c’est l’appel de Dieu à un rôle déterminé.Abraham obéit à Dieu et partit en direction du Pays Promis, dès que Dieu lui dit: «va-t-en de ton pays, de ta patrie, et de la maison de ton père, dans le pays que je te montrerai.» (Genèse 12:1)Il s’est appuyé sur ce que Dieu lui dit. Il eut foi dans la Parole de Dieu et il se mit en marche avec conviction, confiance et sérieux.«Que celui qui est APPELÉ AU MINISTÈRE, s’attache à son ministère.» (Romains 12:7)Nous ne sommes pas tous appelés à entendre comme Abraham, la voix de Dieu. L’appel du Christ à le servir n’est pas expérimenté par tous d’une manière uniforme.Cela peut se manifester par un désir, une aspiration: «Si quelqu’un ASPIRE à la charge d’évêque…» (1 Tim. 3:1), par un profond besoin de faire quelque chose pour Dieu. Parfois çà peut se traduire par un feu intérieur suscité par le Saint-Esprit et brûlant au point d’être prêt à franchir tous les obstacles.

Des circonstances voulues de Dieu ou une parole prophétique peuvent venir confirmer un appel intérieur, ou préciser un appel particulier pour une certaine mission, comme ce fut le cas pour Barnabas et Paul. Le Saint-Esprit dit lors d’une réunion de prière: «Mettez-moi à part Barnabas et Saul» (Actes 13:2). Une autre fois, Dieu appela l’apôtre Paul à se rendre en Grèce en lui donnant la vision d’un Macédonien qui lui dit: «Passe en Macédoine et secours-nous». Il en parla à ses compagnons et tous conclurent que le Seigneur l’appelait à y annoncer la Bonne Nouvelle (Actes 16:10). Partager avec des frères expérimentés dans la foi nos révélations est une attitude de sagesse.Il est indispensable d’avoir une conviction intérieure inébranlable afin de tenir ferme dans le service lorsque viendront les heures obscures, les combats difficiles, les découragements, les tentations d’abandon.C’est le Maître qui établit ses serviteurs et non pas les serviteurs qui s’établissent eux-mêmes.«Quel est le serviteur fidèle et prudent que son Maître A ÉTABLI sur ses gens?» (Mat. 24:45)«Jésus appela ceux qu’il voulut et ils vinrent auprès de lui. Il en ÉTABLI douze.» (Marc 3:13)«Dieu A ETABLI dans l’Eglise premièrement des apôtres…»(1 Cor. 12:28)«Le Saint-Esprit vous A ETABLI évêques». (Actes 20:28)Par deux fois, l’apôtre Paul écrivit à Timothée:«J’ai été ETABLI prédicateur» (1 Tim. 2:7 et 2 Tim. 1:11)Le fait d’avoir la conviction que nous avons reçu notre vocation de Dieu n’exclut pas la nécessité d’avoir l’approbation des frères qui ont été établis avec nous.L’apôtre lui-même, malgré les révélations qu’il reçut de Dieu, se rendit à Jérusalem pour y rencontrer les premiers apôtres.«Je leur exposai, dit-il, l’Evangile que je prêche parmi les païens, je l’exposaien particulier à ceux qui sont les plus considérés, afin de ne pas courir ou avoir couru en vain.» (Galates 2:2)


LES CAPACITÉS

Le fait de vouloir servir le Christ ne signifie pas pour autant être appelé à faire n’importe quoi, n’importe comment.

A l’appel pour une tâche donnée doivent correspondre certaines capacités, des qualifications naturelles, spirituelles, et parfois surnaturelles acquises ou à acquérir.

Timothée, dont la mère était juive et le père grec, était membre de l’église de Lystre en Asie Mineure.

Tous les frères rendaient de lui un bon témoignage et l’apôtre jugea bon de le prendre comme collaborateur. Il l’emmena avec lui.

C’est ainsi que, parfois, l’appel de Dieu se présente par l’intermédiaire d’un aîné dans le ministère. Ce futma propre expérience à l’âge de dix-neuf ans.

L’apôtre Paul introduisit Timothée, il lui donna une solide formation biblique et il lui écrivit des lettres pour le conseiller et l’encourager. Dans sa deuxième lettre, il lui fit cette recommandation:«Ceque tu as entendu de moi en présence de beaucoup de témoins, confie-le à des hommes fidèles, qui soient CAPABLES de l’enseigner aussi à d’autres.» (1 Tim. 2:2)

Au service du Christ, il faut distinguer trois sortes de capacités: naturelles, spirituelles, surnaturelles.

  • 1er Les capacités naturelles

Il y en a qui sont naturellement doués pour la musique et le chant, d’autres le sont pour les travaux manuels ou intellectuels. Toutes ces aptitudes mises au service de Dieu sont très utiles et ne doivent pas être négligées.L’apôtre Paul conseillait à son jeune compagnon Timothée de s’appliquer à la lecture (1 Tim. 4:13). On peut être sans instruction comme certains apôtres (Actes 4:13) ou des érudits comme l’apôtre Paul (Actes 22:3), mais il est toujours possible, à tout âge, d’augmenter ses connaissances pour être de plus en plus capable de remplir son ministère.

  • 2ème Les capacités spirituelles

«Nous parlons des choses de Dieu, dit l’apôtre Paul, non avec des discours qu’enseigne la sagesse humaine, mais avec ceux qu’enseigne l’Esprit, employant un langage spirituel pour les choses spirituelles.» (1 Cor. 12:13).

  • 3ème Les capacités surnaturelles

Elles ne s’obtiennent pas sur les bancs d’un lycée ou d’une faculté, même de théologie, ni sur les bancs d’une école biblique. Elles sont données par l’Esprit.C’est le Saint-Esprit qui accorde les dons pour l’utilité commune: «la manifestation de l’Esprit est donnée pour l’utilité commune» (1Cor. 12:7).

La Bible nous exhorte à les désirer avec ardeur:

  • «Aspirez aux dons spirituels» (1Cor. 14:1)
  • «Aspirez aux dons les meilleurs» (1 Cor. 12:31).

LES FEMMES AU SERVICE DE JÉSUS-CHRIST

«Puis, ELLE LES SERVIT» (Marc 1:31)

Qu’elle est belle cette simple phrase! Aussitôt guérie, la belle-mère de Pierre qui était couchée, ayant de la fièvre, se leva et se mit au service du Christ et de ses disciples.

Les femmes ne sont pas exclues du service. Si elles n’ont pas la permission de prendre l’autorité sur l’homme (1 Tim. 2:12) et si elles ne sont pas incluses dans la liste des ministères donnés à l’Eglise, il est très important de noter qu’il n’y avait pas que des hommes qui servaient le Christ. L’Evangile mentionne la présence de plusieurs femmes au service de Jésus.

Il donna aux hommes le rôle principal et il choisit douze HOMMES pour être ses apôtres. Cependant, il eut à son service des femmes qui avaient été guéries de diverses maladies ou délivrées d’esprits malins et des femmes de renom et riches:

«Les douze étaient avec lui et QUELQUES FEMMES qui avaient été guéries d’esprits malins et de maladies: MARIE dite de Magdala, de laquelle étaient sortis sept démons, JEANNE, femme de Chuza, intendant d’Hérode, SUZANNE et PLUSIEURS AUTRES qui l’assistaient de leurs biens.» (Luc 8:2-3)

Elles servaient le Seigneur en prenant part matériellement à sa mission. C’étaient déjà des «diaconesses» comme le fut PHOEBE de l’église de Cenchrées dont Paul disait: «Phoebé, notre sœur, qui est DIACONESSE, a donné aide à plusieurs et à moi-même.» (Romains 16:1-2)

Servir en témoignant

-«Venez voir un homme qui m’a dit tout ce que j’ai fait; ne serait-ce point le Christ?» (jean 4:29)

La femme qui rapporta cela aux gens de sa ville de Sychar était une femme samaritaine.Les apôtres étaient en ville, occupés à acheter la nourriture. Pendant ce temps, assis sur le bord du puits de Jacob, Jésus conversait avec elle. Cette femme était venue puiser de l’eau et Jésus, dans le but de l’entraîner sur les hauteurs spirituelles de la foi, avait engagé la conversation en lui demandant à boire.

Après l’entretien, la femme laissa sa cruche près du puits et, dans sa joie d’avoir rencontré Jésus, elle retourna à la ville TEMOIGNER A TOUS LES HABITANTS et les persuader de venir voir Jésus. Plusieurs crurent en Jésus «à cause de SON TEMOIGNAGE» (jean 4:40)

Témoigner, dire ce que le Christ EST et A FAIT n’est pas un monopole réservé aux hommes. Ce privilège appartient à tous les chrétiens.

Si vous n’êtes pas appelée à remplir un ministère, vous pouvez toujours gagner des âmes, l’une après l’autre. Ce fut une bonne d’enfants qui gagna au Sauveur le grand philanthrope anglais Lord Shafterbury. Tout en s’occupant de ses devoirs domestiques comme la petite servante dans la maison de Naaman, elle réalisa qu’elle avait aussi des devoirs spirituels. Non, elle ne pouvait certainement pas être pasteur d’une grande église, mais elle peut parler de l’amour du Seigneur Jésus au petit enfant qu’était alors Lord Shaftesbury. C’est ainsi qu’une humble

petite bonne gagna au Sauveur l’un des plus grands héros de la chrétienté anglaise.-«Vous serez mes témoins», dit Jésus à ses disciples (Actes 1:8)Le mot «témoin» est cité 175 fois dans le Nouveau Testament.

Une sœur en Christ, quelque peu timide pour aller témoigner à ses voisins, eut l’idée de leur écrire une lettre dans laquelle elle dit simplement ce que Jésus avait fait pour elle, expliquant comment Jésus avait changé sa vie et l’avait rendue heureuse et aussi comment il l’avait guérie par l’imposition des mains d’un prédicateur. Elle termina sa missive en les invitant à venir aux réunions évangéliques où elle serait contente de les voir. Par ce moyen, des âmes peuvent être aussi gagnées au Seigneur.Aujourd’hui il est facile de faire photocopier de telles lettres en de multiples exemplaires et de les mettre dans les boîtes aux lettres de votre quartier ou de les poster. C’est aussi une manière de servir le Christ.

Servir en accueillant

-«Une FEMME, nommée MARTHE, le reçut dans sa maison.» (Luc 10:38)Elle sait que recevoir Jésus et ses douze apôtres occasionnent beaucoup de travail. Elle se met aussitôt à l’ouvrage. Elle s’inquiète et s’agite pour leur préparer la meilleure réception possible. Pendant ce temps, MARIE, sa sœur, reste assise aux pieds du Seigneur, à l’écoute de son enseignement.Voyant cela, Marthe se plaint auprès de Jésus et lui dit:

-«Ma sœur me laisse seule POUR SERVIR» et Jésus répond:

-«Marie a choisi LA BONNE PART;» (Luc 10:40)

Cette remarque de Jésus n’enlève rien à la valeur des activités de Marthe, et Marie lui est certainement venue en aide ensuite, mais c’est une leçon afin que nous apprenions à donner priorité au spirituel, à la Parole de Dieu, tout en exerçant l’hospitalité.Pour bien parler de Jésus, il est nécessaire de se mettre à ses pieds, de bien apprendre à l’écouter, ce qui évitera aussi de dire ce qu’il ne faut pas dire (1 Tim. 5:13), et de garder le bon équilibre entre les responsabilités matérielles et les devoirs spirituels, et inversement.

Au cours de leurs voyages missionnaires, l’apôtre Paul, le prophète Silas et Timothée s’arrêtèrent dans la ville de Philippes, en Grèce. Ils se rendirent hors de la ville, au bord d’unerivière où se trouvait un lieu de prière. Il n’y avait là que DES FEMMES QUI PRIAIENT ENSEMBLE Ŕsouvent les femmes sont plus fidèles que les homes aux réunions de prière! ŔParmi ces femmes, il y en avait une nommée LYDIE, marchande de pourpre. La Bibledit: «C’était une femme qui craignait Dieu et écoutait.»Le Seigneur lui ouvrit le cœur et elle fut baptisée avec sa famille, puis elle adressa à l’apôtre Paul et à ses compagnons cette pressante invitation: «Si vous me jugez fidèle au Seigneur, ENTREZ DANS MA MAISON ET DEMEUREZ-Y.» (Actes 16:13-15)

Quel bel exemple! Des femmes qui prient, craignent Dieu et écoutent les envoyés de Dieu. Et quelle hospitalité de la part de Lydie qui accueille les serviteurs de Dieu!

Quand le foyer est chrétien, c’est magnifique de voir le mari et l’épouse servir le Seigneur ensemble, comme ce fut le cas de Priscille et Aquilas. Paul les appelait tous les deux ses «compagnons d’œuvre en Jésus-Christ» (Romains 16:3-5). Ils accueillirent l’apôtre chez eux et ouvrirent leur maison pour recevoir l’église locale (Actes 18:1-3)

Lorsque vint à Reims un pasteur de Normandie pour y fonder une église évangélique, mes parents accueillirent le pasteur et son épouse. Pendant un mois, ma mère se dévoua pour les nourrir et leur offrir la meilleure hospitalité possible. En servant ce pasteur, elle servit le Seigneur.

Servir en priant

La prière n’est-elle pas aussi une manière de servir le Seigneur? Un très bel exemple nous est donné dans la Bible; c’est celui d’ANNE, la prophétesse:«Elle était fort avancée en âge, âgée de 84 ans, elle ne quittait pas le temple, et elle SERVAIT DIEU nuit et jour dans le jeûne et DANS LA PRIÈRE. ELLE PARLAIT DE JESUS à tous ceux qui attendaient la délivrance de Jérusalem» (Luc 2:36-38).

A l’âge de 84 ans, ELLE SERVAIT DIEU DANS LA PRIERE ! Et ELLE PARLAIT DE JESUS! Prier et parler de Jésus aux autres, n’est-ce pas un noble service?

Au temps de Jésus, dans les synagogues et dans le Temple, les femmes étaient habituellement séparées des hommes, mais, après l’ascension de Jésus, HOMMES et FEMMES se réunirent dans une chambre haute à Jérusalem pour prier ensemble.«Tous (les apôtres) d’un commun accord persévéraient DANS LA PRIÈRE, AVEC LES FEMMES ET Marie, mère de Jésus, et avec les frères de Jésus.» (Actes 1:14).

A la Pentecôte, le Saint-Esprit vint aussi sur les femmes et elles furent remplies du Saint-Esprit et se mirent à parler en langues selon que l’Esprit leur donnait de s’exprimer. Pour elles, s’accomplissait cette prophétie de Joël:«Dans les derniers jours, dit Dieu, je répandrai de mon esprit sur toute chair; vos fils et vos filles prophétiseront…Oui, sur mes serviteurs et SUR MES SERVANTES, dans ce jour-là, je répandrai de mon Esprit et ls prophétiseront.» (Actes 2:1-18)

Depuis ce jour de la Pentecôte, les femmes ont une part active dans l’Eglise qui appartient à Jésus-Christ. Elles peuvent PRIER et PROPHETISER (1 Cor. 11:5). En prophétisant elle édifient, exhortent, consolent et instruisent l’Eglise (1 Cor. 14:5 et31). L’évangéliste Philippe «avait quatre filles vierges qui prophétisaient» (Actes 21:9)

Servir en faisant de bonnes actions

«Qu’elles se parent de BONNES ŒUVRES, comme il convient à DES FEMMES QUI FONT PROFESSION DE SERVIR DIEU;» (1 Tim. 2:10)Lorsque Jésus se trouvait à Béthanie, dans la maison de Simon le lépreux qu’il avait certainement guéri, une femme s’approcha de lui. Elle répandit sur sa tête le parfum d’un grand prix contenu dans un vase d’albâtre. Les disciples s’indignèrent. Jésus s’en étant aperçu, leur dit «pourquoi faites-vous de la peine à cette femme? ELLE A FAIT UNE BONNE ACTION à mon égard. Dans le monde entier, on racontera en mémoire de cette femme ce qu’elle a fait.» (Mat. 25:6-13)Le Seigneur connaît les intentions des cœurs et il estime à leur juste valeur les bonnes actions faites pour lui. Il va même jusqu’à dire:«Quiconque donnera seulement un verre d’eau froide à l’un de ces plus petits parce qu’il est mon disciple, je vous le dis en vérité, il ne perdra pas sa récompense.» (Mat. 10:42)

Servir en combattant pour l’Évangile

Comment ne pas être plein d’admiration pour les femmes qui, depuis la Galilée jusqu’au Calvaire, suivirent Jésus? Il est écrit dans l’Evangile qu’au moment de l’agonie et de la mort duSeigneur,» il y avait PLUSIEURS FEMMES qui regardaient de loin. Elles avaient accompagné Jésus depuis la Galilée, POUR LE SERVIR.» (Mat. 27:55)Elles participèrent à la mise au tombeau en préparant des aromates et des parfums.Il leur fallut beaucoup de courage pour SERVIR JESUS à Jérusalem, dans un climat d’hostilité et de souffrance.

L’apôtre Paul a su mettre en valeur le dévouement des sœurs qui l’aidèrent dans son apostolat, il a écrit:«J’exhorte Evodie et j’exhorte Syntyche à être d’un même sentiment dans le Seigneur…ELLES ONT COMBATTU POUR L’EVANGILE avec moi et avec Clément et mes autres compagnons d’œuvre…» (Philippiens 4:2-3)«Saluez Perside, la bien-aimée, qui a beaucoup TRAVAILLE POUR LE SEIGNEUR.» (Romains 16:12).

Les sœurs et les frères UNIS dans ce combat pour l’Evangile, chacun dans sa fonction, c’est là le vrai visage de l’Eglise au service du Christ.

Les femmes peuvent combattre pour l’Evangile de tant de manières, comme nous venons de le voir: témoigner, prier, prophétiser, accueillir, aider…Mais je ne voudrais pas passer sous silence le rôle de la femme auprès des enfants. Je dois beaucoup à ma monitrice, Mademoiselle Biolley, qui, malgré ses 80 ans, enseignait les enfants de l’école du dimanche. Elle m’aida par ses judicieux conseils dans l’orientation de ma vocation. Je dois également beaucoup à ma mère qui était une excellente chrétienne et qui marqua mon adolescence par sa piété. Cela me fait penser à Timothée auquel l’apôtre Paul rappela la foi de son aïeule Loïs et de sa mère Eunice à qui il devait d’avoir été élevé dans «UNE FOI SINCERE» (2 Tim. 1:5)Que chaque sœur en Jésus-Christ, appelée à combattre pour l’Evangile, puisse dire comme Marie, mère de Jésus: «JE SUIS LA SERVANTE DU SEIGNEUR» (Luc 1:38).


COMMENT SERVIR LE CHRIST?

QUALITES SPIRITUELLES REQUISES

La façon de faire ce que nous devons faire est aussi importante que ce que nous faisons.

L’enthousiasme

A l’âge de 16 ans, alors que j’étais élève à l’école Pratique de Commerce dans la ville de Reims, j’enlevais de mon cartable mes livres scolaires le jour où il n’y avait pas classe et je le remplissais de Nouveaux Testaments que j’allais vendre de porte en porte, sans bénéfice, uniquement dans le but de répandre la Parole de Dieu. Puis, en 1939, peu avant la déclaration de la guerre, lorsqu’un local fut trouvé rue de Vesle pour y annoncer l’Evangile, je distribuai des milliers d’invitations dans les maisons. Personne ne m’en avait donné l’ordre, personne ne m’y avait obligé. Je désirais, dans mon enthousiasme de jeune chrétien, faire quelque chose pour le Christ.Il ne faut pas tuer l’enthousiasme de ceux qui veulent servir le Christ. Il faut veiller à ne pas éteindre le feu du premier amour, à ne pas couper les ailes de la foi.«Mieux vaut avoir trop de foi que pas assez! «me dit jadis le pasteur Saillens.

Mais l’enthousiasme ne doit pas nous pousser à faire des excès de zèle qui nuiraient à l’œuvre de Dieu. C’est pourquoi il est bon d’écouter les conseils des conducteurs spirituels expérimentés.

La disponibilité

Servir le Christ exige une consécration totale de notre vie, un renoncement à soi-même, une mise à sa disposition de notre vie.Etre à son service c’est être disponible pour aller où il veut que nous allions, faire ce qu’il désire que nous fassions. Il en coûte parfois car nous avons nos habitudes, nos liens familiaux, nos idées fixes, nos traditions, nos craintes. Pour le servir et faire SA VOLONTE, il faut être prêt au sacrifice.

L’humilité

Elle est l’une des marques principales du bon serviteur. Le Seigneur a insisté sur ce point car le cœur humain a tendance à s’élever.Jésus lui-même s’est donné en exemple, en modèle à ses disciples:«Je suis au milieu de vous, leur dit-il, comme celui qui sert.» (Luc22:27).Pourtant il est LE MAITRE! Et lui, le Maître, il s’est humilié, il s’est dépouillé lui-même au point de prendre «une forme de serviteur» (Philippiens 2:7).«Le serviteur n’est pas plus grand que le Maître, dit-il» (Jean 13:13, Luc 22:24). Le chrétien se doit de lui ressembler.

Celui qui sert, quel que soit le service qu’il remplit ou le ministère qu’il a reçu, ne doit jamais oublier qu’il est chrétien, c’est-à-dire:

UN PECHEUR SAUVE PAR GRACE.

«Quiconque veut être grand parmi vous, qu’il soit votre serviteur» dit Jésus à ses apôtres. (Marc 10:43)Voici des conseils du pasteur Ove Falg, à propos de l’humilité: «Il n’y a rien de plus doux, de plus agréable et de plus édifiant que de se trouver en compagnie de serviteurs et de servantes de Dieu dont l’humilité se fait connaître en tout et partout, dans leurs paroles et dans leur conduite.Il est remarquable de voir quels étaient la situation et l’état d’esprit qui, sous l’ancienne alliance distingaient les hommes que Dieu choisissaitpour son service:

De MOÏSE,il est dit:«Or Moïse était un homme fort et doux plus qu’aucun homme qui fut sur la face de la terre.» (Nombres 12:3). Et quand Dieu se présenta à lui pour lui donner la charge de conduire son peuple, ce fut avec une grande crainte qu’il reçut sa vocation. Tout tremblant il demanda à Dieu d’envoyer un autre à sa place, tellement il se rendait compte de son indignité et de son incapacité (Exode 3:11 et 4:10).Tout vrai serviteur connaît cette même crainte et ce sentiment d’indignité au moment où il est appelé à l’œuvre de Dieu.

GEDEON dit à l’ange de l’Eternel qui venait pour l’appeler à délivrer le peuple d’Israël de l’oppression Madianite:«Ma famille est la plus pauvre en Manassé et je suis le plus petit dans la maison de mon Père.» (Juges 6:15)Dieu lui répondit: «Mais je serai avec toi»C’est aussi la promesse que Dieu a faite à tous ceux qui reconnaissent leur faiblesse et leur pauvreté devant la tâche à laquelle ils sont appelés.

DAVID gardait humblement le troupeau de son Père, lorsque le prophète Samuel vint pour l’oindre. Le prophète dit alors:«L’homme regarde ce qui frappe les yeux, mais l’Eternel regarde au cœur» (1 Sam. 16:7)Cet exemple nous montre que le choix de Dieu ne se fait pas selon l’estimation des hommes, et que les instruments le plus aptes pour l’œuvre du Seigneur sont souvent ceux qui, au point de vue social, sont les moins considérés (Actes 4:13-14, 1 Cor. 1:26-29). Le psalmiste Asaph célèbre dans le Psaume 78 l’œuvre de David, le roi-berger, par ces termes:«L’Eternel choisit David, son serviteur, et le tira des bergeries…»

Il importe peu d’où le Seigneur nous tire pour nous placer à son service, que ce soit d’une bergerie, d’une barque de pèche, d’une ferme, d’un atelier ou d’un bureau; ce que Dieu attend de nous, c’est que nous remplissions FIDELEMENT ET HUMBLEMENT notre ministère jusqu’au bout. (1 Cor. 4:1-5)

Ne laissons pas de place à l’orgueil. La Bible dit:«L’humilité précède la gloire, mais l’orgueil précède la chute…» (Proverbes 27:2). Alors attention!L’apôtre Paul, qui avait une écharde en sa chair pour qu’il ne s’enorgueillisse pas des révélations divines qu’il avit reçues, dit: «Ce que je suis, je le suis par le grâce de Dieu.» (1 Cor. 15:10)Il dit encore: «Notre capacité vient de Dieu» (2 Cor. 3:5)Il est normal de se réjouir du bon résultat obtenu par notre travail au service du Maître. Cependant l’essentiel n’est pas ce que nous faisons, mais CE QUE LE MAITRE FAIT avec nous, à travers nous, en nous utilisant.Lorsque l’apôtre Paul se rendit chez Jacques, frère du Seigneur et pasteur principal de l’église de Jérusalem, il raconta à tous les anciens réunis chez Jacques «CE QUE DIEU AVAIT FAIT au milieu des païens PAR SON MINISTERE.» (Actes 21:18-19). Aux pasteurs d’Ephèse, il leur rappela son attitude lors de son séjour parmi eux:«Vous savez de quelle manière, depuis le premier jour où je suis entré en Asie, je me suis sans cesse conduit avec vous,SERVANT LE SEIGNEUREN TOUTE HUMILITE.»(Actes 20:18-19).

Toute gloire revient à Dieu et à Jésus-Christ, même lorsque nous avons des succès. N’oublions jamais que ce que nous sommes NOUS LE SOMMES PAR LA GRACE DE DIEU.

’ai luquelque part, cette allégorie:«Le ruisseau dit un jour au moulin: «Je vois bien que vous moulez des fèves avec autant de plaisir que le blé le plus fin.-Parfaitement, répondit le moulin; mon rôle est de moudre, que ce soit ceci ou cela, que m’importe, MON DEVOIR EST DE SERVIR MON MAITRE et je suis tout aussi utile dans un cas que dans l’autre. L’essentiel c’est que je m’acquitte de ma tâche le mieux possible.Ce qui compte, en effet, c’est de faire ce que le Maître nous dit de faire, de le bien faire et de ne pas en dévier. Jésus ne nous demande pas autre chose. (Matthieu 24:46)

La joie

Jésus envoya 70 disciples en mission, deux à deux, dans toutes les villes où lui-même devait aller.L’Evangile dit: «Ils revinrent AVEC JOIE, disant: Seigneur, les démons mêmes nous sont soumis en ton Nom.»Et Jésus leur répondit:«Ne vous réjouissez pas de ce que les démons vous sont soumis, mais réjouissez-vous de ce que vos noms sont écrits dans les cieux.» (Luc 10:17-20).C’est parce que nous sommes enfants de Dieu que nous sommes heureux de servir le Christ. La joie du service n’est donc pas fonction du résultat. Elle est permanente dans notre cœur.«Souffre avec moi pour l’Evangile» dit Paul à Timothée (2 Tim. 1:8). Paul retraça toutes ses souffrances au service de Dieu dans 2 Corinthiens 11:16-23. Malgré cela, il écrivit aux Philippiens:«Et même si je sers de libation pour les sacrifices et pour le service de votre foi, je m’en réjouis, et je me réjouis avec vous tous. Vous aussi, réjouissez-vous de même et réjouissez-vous avec moi.»C’est vrai que servir le Christ entraîne parfois des souffrances et des persécutions. A ce sujet, il est bon de méditer ce texte d’un psaume:«Ceux qui sèment avec larmes, moissonneront avec chants d’allégresse. Celui qui marche en pleurant, quand il porte la semence revient avec allégresse, quand il porte ses gerbes.» (Psaume 125:5-6).Comme le bon berger se réjouit d’avoir retrouvé sa brebis égarée et de la ramener à la bergerie, de même, dit Jésus, il y a de la joie dans le ciel quand un pécheur se repent (Luc 15:3-7).

Les sujets de joie sont abondants au service de Christ.Servir le Christ avec joie toute notre vie, quel bel idéal!L’apôtre Paul a exprimé sa consécration au service du Christ par ces paroles:«Je ne fais pour moi-même aucuncas de ma vie, comme si elle m’était précieuse, pourvu que J’ACCOMPLISSE MA COURSE AVEC JOIE, et le ministère que j’ai reçu du Seigneur Jésus, d’annoncer la bonne nouvelle de la grâce de Dieu» (Actes 20:24).Qu’il en soit ainsi pour nous aussi!Servons le Seigneur AVEC JOIE et avec persévérance jusqu’à son glorieux retour


LA FORCE POUR SERVIR LE CHRIST

Jésus-Christ est un Maître extraordinaire. Il est à la fois sévère et bon. Il nous demande de le servir et, en même temps, il nous propose de nous aider en nous communiquant la force nécessaire.«ALLEZ, dit-il à ses disciples, ANNONCEZ LA BONNE NOUVELLE à toute créature.» (Mc 16:16)C’est un ordre.Mais il leur fait ensuite ces promesses:«JE SUIS AVEC VOUS tous les jours» (Mat. 28:20)«J’enverrai sur vous ce que mon Père a promis.» (Luc 24:49)«Je vous enverrai le Saint-Esprit» (Jean 16:7)«VOUS RECEVREZ DE LA PUISSANCE, quand le Saint-Esprit viendra sur vous, et vous serez mes témoins.» (Actes 1:8)L’homme seul est faible. C’est dans la mesure où il en est conscient qu’il éprouve le besoin de la force que communique le Saint-Esprit.

Pour être témoin, il a besoin de recevoir de la puissance qui vient d’en-haut (Luc 24:49)?Il faut certes mettre en action pour Dieu toutes noscapacités naturelles. Cependant n’oublions pas que notre travail ne peut porter son fruit que dans la mesure où Dieu agit avec nous.Telle était la conviction de l’apôtre Paul qui dit:«Ce n’est pas celui qui plante qui est quelque chose, ni celui qui arrose, MAIS DIEU QUI FAIT CROITRE.» (1 Cor. 3:7)En outre, l’apôtre Paul a donné plus d’importance à la démonstration d’esprit et de puissance plutôt qu’aux discours persuasifs de la sagesse afin que la foi de ses auditeurs soit fondée sur la puissancede Dieu (1 Cor. 2:4-5)Servir le Christ n’est pas toujours facile, il faut l’admettre. Parfois nous devons faire face à l’incompréhension, à la moquerie, à des situations pénibles. Lorsqu’il faut payer de sa personne, sacrifier ses aises, son confort, ses habitudes, cela semble bien difficile. Avec Dieu ce n’est pas impossible et l’apôtre Paul a fait part de son expérience aux Philippiens:«EN TOUT et PARTOUT j’ai appris à être rassasié et à avoir faim, à être dans l’abondance et à être dans la disette.

JE PUIS TOUT PAR CELUI QUI ME FORTIFIE.» (Phil. 4:12-13)

«Quand je suis faible, dit-il, c’est alors que je suis fort.» (2 Cor. 12:10)Il précise ailleurs:«Je travaille en combattant AVEC SA FORCE qui agit puissamment en moi.» (Colossiens 1:29).Tout ministère doit être rempli «SELON LA FORCE QUE DIEU COMMUNIQUE» (1 Pierre 4:11), car «ce n’est pas un esprit de timidité que Dieu nous a donné, mais UN ESPRIT DE FORCE, d’amour et de sagesse.» (2 Tim. 1:7).Voici une promesse de la Parole de Dieu pour chacun de nous:«Ceux qui se confient en l’Eternel renouvellent leur force.» (Esaïe 40:31).


COMPTES A RENDRE AU MAITRE

«Chacun de nous rendra compte à Dieu pour lui-même.» (Romains 14:12)Le face-à-face avec le Maître viendra un jour. Ce moment est très proche de nous. Il va bientôt revenir sur les nuées du ciel et Il nous a recommandé d’être au travail lors de son arrivée:«Quel est donc le serviteur fidèle et prudent que son maître a établi sur ses gens, pour leur donner la nourriture au temps convenable?Heureux ce serviteur que son maître, à son arrivée, trouvera faisant ainsi!Je vous le dis en vérité, il l’établira sur tous ses biens. Mais si c’est un méchant serviteur, qui dise en lui-même: mon maître tarde à venir…Le maître de ce serviteur viendra le jour où il ne s’y attend pas et à l’heure qu’il ne connaît pas…et lui donnera sa part avec les hypocrites…» (Mat. 24:45-51).Le maître est exigeant, tout en respectant notre liberté. Pour avoir part à la récompense, il faut être fidèle à l’engagement que nous avons pris de le servir jusqu’à son glorieux retour.«Chacun recevra SA PROPRE récompense, selon SON PROPRE travail.» (1 Cor. 3:8)Sur les bords d’un lac italien s’élevait un magnifique palais, au sein d’un parc verdoyant, orné de très beaux arbustes et d’une multitude de fleurs splendides.Un visiteur émerveillé s’apprêtait à pénétrer dans le parc lorsqu’il vit apparaître un brave homme aux cheveux grisonnants. C’était le jardinier. Il lui demanda:-A qui donc appartient cette merveilleuse demeure, ces allées et ces corbeilles de fleurs si bien tenues?-A une comtesse romaine! fut la réponse du jardinier.-Vient-elle souvent?-Sa dernière visite date de sept ans!

Surpris par cette réponse, le visiteur pensait que la venue de la comtesse ne tarderait plus et il lui demanda:-L’attendez-vous prochainement?-Je ne sais pas.-Elle ne s’annonce jamais. Elle pourrait venir aujourd’hui!Ce jardinier accomplissait soigneusement et consciencieusement son travail en tantque jardinier et gardien du palais.L’important est donc, comme le dit le Seigneur, d’être trouvé, au moment de sa venue, faisant ce qu’il a ordonné.«Du reste, ce qu’on demande des serviteurs de Christ, c’est que chacun soit trouvé FIDELE.» (1 Cor. 4:1-2)Le Maître nous jugera non pas en fonction de la quantité des services accomplis, mais en fonction de notre fidélité:«C’est bien, BON SERVITEUR; parce que TU AS ETE FIDELE en peu de choses…» (Luc 19:17)


LES RECOMPENSES POUR CEUX QUI ONT SERVI JESUS-CHRIST ICI-BAS

Nous servons le Christ parce que nous l’aimons et non pas pour avoir des récompenses. Nous l’aimons plus que notre vocation. Le servir sera jusqu’au bout une grâce, un privilège.La Bible contient des promesses relatives aux récompenses qui seront attribuées aux servantes et aux serviteurs qui auront mis leur vie et leurs biens au service du Christ, le Roi des Rois, le Seigneur des seigneurs.Même le verre d’eau donné au plus petit «ne perdra pas sa récompense», a dit Jésus dans Matthieu 10:42.

Un jeune homme se présenta un jour chez un des plus riches commerçants de New-York, pour demander un emploi. On le pria de repasser le lendemain. Dans l’après-midi, se promenant sur le grand boulevard de Broadway, il vit une pauvre vieille revendeuse de pommes qui venait d’être renversée par un omnibus avec son panier, et qui paraissait désolée. Il s’élança vers elle, l’aida à se relever, ramassa ses pommes et s’en alla. Le lendemain, il revint chez le négociant et il fut immédiatement reçu comme commis. Peu après, il apprit que le patron l’avait aperçu pendant qu’il venait en aide à la marchande de pommes et que, favorablement impressionné, il lui avait donné la place que vingt autres avaient sollicitée.Dieu voit aussi tout le bien que nous faisons, tout le travail que nous accomplissons pour servir Jésus-Christ, et «chacun recevra de Dieu la louange qui lui sera due.» (1 Cor. 4:5) A ceux qui auront fait valoir les talents reçus de Dieu, il dira:«Bon et fidèle serviteur, ENTRE DANS LA JOIE DE TON MAITRE.» (Mat. 25:21)A la fin de sa vie, l’apôtre Paul fit cette confession:«Le moment de mon départ approche. J’ai combattu le bon combat, j’ai achevé la course, j’ai gardé la foi. Désormais, LA COURONNE DE JUSTICE m’est réservée. Le Seigneur, le juste juge, me la donnera dans ce jour-là, et non seulement à moi, mais encore A TOUS CEUX QUI AURONT AIME SON AVENEMENT.» (1 Tim. 4:6-7)?L’apôtre Pierre dit aux «anciens»:«Lorsque le souverain pasteur paraîtra, vous obtiendrez LA COURONNE INCORRUPTIBLE DE LA GLOIRE.» (1 Pierre 5:4)Jésus a fait cette promesse:«LA OU JE SUIS,LA AUSSI SERA MON SERVITEUR!»«Si quelqu’un me sert, le Père l’honorera.» (jean 4:26) Etre là où est Jésus, n’est-ce pas la suprême récompense?

Et dans le ciel, nous continuerons à LE SERVIR, comme l’affirme la Bible:

« SES SERVITEURS LE SERVIRONT ET VERRONT SA FACE » (Apoc. 22:3)

Le servir ici-bas et pour l’éternité, n’est-ce pas merveilleux? Quelle immense grâce!

Chacun recevra SA PROPRE RECOMPENSE, SelonSON PROPRE TRAVAIL (1 Cor. 3:8)

MES FRERES BIEN-AIMES, SOYEZ FERMES,INEBRANLABLES,TRAVAILLANT DE MIEUX EN MIEUX A L’ŒUVRE DU SEIGNEUR SACHANT QUE VOTRE TRAVAIL NE SERA PAS VAIN DANS LE SEIGNEUR. (1 Corinthiens 15:58)

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