LÉVITIQUE

Le livre de LEVITIQUE

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Lévitique

Introduction : 

Le Lévitique est le livre du sanctuaire. 

Le mot « Lévitique » est le titre des septantes (1)  est « leuitikon » = « concernant les lévites ». Mais le titre hébreu est « wayyiqra » = « et il appela ». 

C’est L’Eternel parlant de l’homme du saint sanctuaire.

1° Clef du livre :

Sainteté.

2° Verset central:

Lévitique 19/2 : «Parle à toute l’assemblée des enfants d’Israël, et tu leur dira : « soyez saints, car Je suis saint, Moi l’Eternel votre Dieu ».

3°  Chapitre central :

Le chapitre 16 : l’expiation.

4° Auteur du livre : 

Moïse ou plus exactement Dieu ; car Moïse ne fait que transcrire les paroles de l’Eternel.      

C’est peut-être le livre le plus impersonnel de tout la Bible ; Hébreux 9/8 attribue directement au SaintEsprit l’origine des pages telles que le chapitre 16. Moïse occupe très peu de place dans ce livre. Toute l’importance est donnée à Dieu lui-même, à son culte, à ses commandements, à ses sacrifices.

5° Destinataire du livre :

Israël.

6° Date de rédaction :

Entre 1450 et 1500 ans avant Jésus-Christ.

7° Portée du livre : 

Au Sinaï, le peuple d’Israël doit apprendre à adorer Dieu. 

Le livre s’ouvre sur les lois à respecter pour avoir accès auprès de Lui et développer les lois, les

ordonnances et les principes régissant le culte que Dieu agrée. Les instructions ont été données entre le 1er avril de la deuxième année après la sortie d’Egypte, lorsque les Israélites dressaient le tabernacle  Exode 40/1-7, et le 20 mai de la même année lorsqu’ils partaient du désert du Sinaï Nombres 10/11. Avril est le 1er mois de l’année religieuse hébraïque.

8° Plan du livre : 

 Lévitique 1/1———-Lévitique 8/36 : Comment s’approcher de Dieu.

 Lévitique 9/1———Lévitique 18/30 : Le culte que Dieu agrée.               

Lévitique 19/1——–Lévitique 27/34 : La marche avec Dieu.

9° Résumé du livre : 

Ce livre nous révèle les exigences saintes qu’un Dieu Saint impose à un peuple saint en lui montrant comment il doit s’approcher de lui, comment il doit l’adorer et comment il doit marcher avec lui dans la sainteté. 

Le mot « sang » s’y rencontre près de 90 fois ; le mot « expiation » près de 50 fois et le mot « saint » près de 90 fois. Nous y trouvons tout ce que le croyant a besoin de connaître et d’expérimenter concernant l’expiation et la purification afin de pouvoir s’approcher d’un Dieu aussi saint et afin de marcher avec lui. Ce livre nous présente les saintes lois de la purification du cœur et le service de Dieu.

10° Enseignement pratique : 

Ce livre écarte avec fermeté l’idée que l’homme dans ses péchés peut rendre un culte à Dieu et marcher avec lui. La question du péché doit être réglée expérimentalement aussi bien que théoriquement avant que l’homme puisse connaître la communion avec le Dieu Saint. Yahvé a pourvu dans toutes ces choses et dans l’œuvre expiatoire et dans le service du tabernacle exposé dans ce livre. Le but de ce livre de nous révéler la sainteté de Dieu et de nous montrer comment elle peut nous être communiquée, comment un homme pécheur peut s’approcher d’un Dieu Saint, donner au peuple l’horreur du péché, la certitude qu’il menace la vie, que le pécheur mérite la mort, que le Dieu Saint est compatissant et qu’Il reçoit le pécheur repentant.

11° La présence du Christ dans ce livre : 

Aucun des cinq livres du Pentateuque ne nous donne une figure aussi complète de l’œuvre de Jésus-Christ à travers de l’expiation que le fait ce livre. 

Ici chaque offrande évoque un aspect de l’œuvre de Jésus. Le souverain Sacrificateur est un type de Christ, notre grand Souverain Sacrificateur qui intercède en notre faveur dans le ciel. Chaque cérémonie du Lévitique nous parle d’une des faces de l’homme crucifié soit pour nous, soit en nous.

12° Application dispensationnelle : 

Nous la découvrons dans l’œuvre expiatoire décrite dans les cinq premiers livres qui nous parle de la venue et de la mort du Sauveur. Le service sacerdotal dans ce livre nous présente Jésus-Christ crucifié et priant pour son Eglise pendant l’actuelle dispensation (celle de la grâce). Les faits signalés dans Lévitique 23 proclame la plénitude de l’œuvre de Christ sur la croix (signalée par la célébration de la Pâque Juive) jusqu’à la réunion avec lui pour toujours dans la gloire (préfigurée par la fête des tabernacles).

Les particularités : 

Le Lévitique est à l’Exode ce que les Epîtres sont aux Evangiles. L’Exode est le livre de la rédemption, le Lévitique est celui de la sanctification (marche, adoration, service du peuple).

Dans l’Exode, Dieu parle du haut de la montagne (il est interdit de s’en approcher) ; dans le Lévitique, Dieu parle du tabernacle (l’homme peut s’approcher de Lui et avoir communion avec Lui à la condition d’observer les voies qu’Il révèle).

Expressions répétées :

                        « L’Eternel parla à Moïse » (50 fois).

                        « Je Suis l’Eternel » (21 fois).

                        « Je Suis l’Eternel votre Dieu » (21 fois).

                        « Je Suis » (3 fois).

                        « Saint et Sainteté » (87 fois)  

L’absence totale du mot « Saint-Esprit ». L’Esprit n’est jamais mentionné dans le Lévitique, bien qu’il y ait beaucoup de symboles du Saint-Esprit. Le livre tout entier nous parle du Grand Sacrifice de Christ. Le travail du Saint-Esprit est de révéler et de glorifier Christ et non lui-même Jean 16/13-14.

 

Sujets particuliers :

A part la sanctification, ce livre aborde des sujets très actuels : 

1°) LES SCIENCES OCCULTES.

Divination : pronostics tirés du serpent, des nuages, des étoiles, du feu,…Lévitique 19/.26 ; 20/27.

Spiritisme : Evocation des morts  Lévitique 19/31 ; 20/6, 20, 27.

Tout cela est défendu sous peine d’être retranché du peuple de Dieu et mis à mort Deutéronome 18/9-14 ; Exode 22/18.

Les tatouages : Les incisions dans la chair sont interdites par leur rapport avec l’idolâtrie et le culte des morts ; mais aussi parce que notre corps appartient à Dieu et ne doit pas porter d’autres marques que celles de Dieu.

L’idolâtrie : Lévitique 19/4 ; 20/1-5 ; 26/1.

2°) LA VIE SOCIALE.

L’argent : Lévitique 25/36-37. Il devrait rendre la vie possible en facilitant les échanges et non donner lieu à l’usure.

L’hygiène : Lévitique 13-15.

La morale : Lévitique 18.

Le prochain : Lévitique 19/17-18.

Le pauvre et l’étranger : Lévitique 19/33-34.

Les vêtements : Lévitique 19/19 ; 13/48, 55.

Les aliments : Lévitique 19/26.

Les ordonnances sociales : Lévitique 25.

Le code pénale : Lévitique 20 ; 24/15-22.

3°) LA VIE RELIGIEUSES ..

Les sacrifices.

L’holocauste :

En hébreu « olab » vient d’un mot qui signifie « monter » parce que la victime était entièrement consumée et montait en fumée vers l’Eternel.

Il symbolise la consécration totale à Dieu Romains 12/1 : on pouvait offrir indistinctement du gros ou menu bétail pourvu qu’il était toujours accompagné d’un sacrifice d’offrandes. 

L’holocauste typifie aussi, Christ, la perfection dans sa mort :

  1. Nous le voyons s’offrant lui-même, sans tâche, à Dieu, afin d’être agréable à son Père, en accomplissant sa volonté jusqu’à la mort.
  2. Nous le voyons aussi en expiation, parce que le croyant n’a pu satisfaire à la volonté de Dieu.
  3. Et aussi en substitution parce que Christ a pris la place du pécheur.        

L’offrande ou oblation :

« Offrande » en hébreu « corban », d’un mot hébreu qui signifie « s’approcher ».

« Oblation » en hébreu « min hah » signifie « un don » et exprime l’idée d’un tribut payé en signe d’hommage à un supérieur Genèse 32/18 ; 43/11. C’est toujours à Dieu qu’elle est faite. Elle consistait en fruit de la terre cultivé servant à la nourriture de l’homme, c’est l’offrande de nos possessions  1 Chroniques 29/14-16.   

L’offrande en don devait toujours accompagner l’holocauste, ce qui signifie que c’est seulement après nous être donné entièrement que nous apprendrons à donner de la bonne manière. L’offrande devait consister en ce que nous avons de meilleur, elle symbolise Christ dans la perfection de son humanité. Tous les éléments de ce sacrifice représentent également Christ.

Le sacrifice d’actions de grâce :

en hébreu « chélem » littéralement « actions de paix ». Ce sacrifice a plusieurs points communs avec l’holocauste, victime sans défaut, aspersion du sang tout autour de l’autel. Mais ce qui le distinguait surtout, la chose principale et caractéristique était le repas qui terminait le sacrifice et auquel participaient tous les membres de la famille. 

Cela nous parle de la communion intime avec Dieu  Deutéronome 12/1-18 ; Lévitique 7/11-34 ; 19/5-8 ; 22/21-25. 

Il était donné en nourriture aux sacrificateurs Lévitique 7/31-34, mais comme le chrétien est lui aussi « sacrificateur » selon 1 Pierre 2/9, ses offrandes sont donc un sacrifice d’actions de grâces 7/11-12. Ce sacrifice typifie l’œuvre de paix de Christ, Il est notre paix Colossiens 1/20, il a annoncé la paix  Ephésiens 2/17. En Christ, Dieu et le pécheur se rencontrent et font la paix Ephésiens 2/16.

Le sacrifice d’expiation :

Lévitique 4/1 ; 5/13. Il s’appelle « hattat » ; c’est le sacrifice pour couvrir les péchés commis par erreur l’un contre l’autre des commandements ou pour des péchés sans préméditation.     L’ignorance diminuait la gravité du péché, mais ne l’abolissait pas : il fallait donc le sacrifice d’expiation. Ce sacrifice était déterminé par la situation de la fortune (le pauvre offrait deux tourterelles). Le sacrifice

d’expiation symbolise Christ prenant la place du croyant et chargé du péché du croyant  (Antitype Psaume 22 ; Esaïe 53 ; Matthieu 26 ; 1 Pierre 2/24 ; 3/18).

Le sacrifice de culpabilité :

Lévitique 5/14-26. Il s’appelle « acham » ou « sacrifice de délit ».  

C’était le sacrifice pour les infidélités dans les choses suivantes : un tort fait involontairement à l’Eternel lors du paiement des dîmes, des prémices…

Ce sacrifice indispensable pour le pardon avait pour condition une préparation. Il fallait ajouter 1/5 pour un tort matériel à son prochain ou à Dieu. A l’inverse du sacrifice d’expiation qui répond à la culpabilité, le sacrifice de culpabilité e en vue plutôt l’injure faite par le péché que sa culpabilité elle-même.  Le Psaume 51 en est l’expression parfaite.

Les fêtes: 

Il y a huit fêtes, une hebdomadaire et sept annuelles :

Le Sabbat :

Lévitique 23/3. Jour de repos de la création ; elle est hebdomadaire. (l’application spirituelle : jour de repos dans la rédemption Hébreux 4/3-11).   

La Pâque :

en hébreu « passah » Lévitique 23/5. Souvenir de la grande délivrance en Egypte, de la rédemption par le sang précieux de l’agneau, sans défaut et sans tâche 1 Pierre 1/18-19.

Les pains sans levain :

Lévitique 23/6-8. Lié immédiatement et étroitement à la Pâque. Tout levain a dû être banni de la nourriture symbole de la séparation d’avec le mal 1 Corinthiens 5/6-8 ; 2 Corinthiens 7/1.     

Autrement dit, Christ, dans sa vie offerte à Dieu nous sert de nourriture.

La gerbe des prémices :

Lévitique 23/10-14. Offerte à Dieu, elle est un symbole de la résurrection ; le grain de blé mis en terre est mort, puis est ressuscité et porte beaucoup de fruits Jean 12/24 ; 

1 Corinthiens 15/20-23 ; 1 Thessaloniciens 4/13-18. Christ est donc les prémices de ceux qui sont morts. En consacrant la première gerbe, les enfants d’Israël rendaient grâces à Dieu et Lui consacraient la moisson toute entière.

La Pentecôte :

Lévitique 23/15-23. Elle s’appelait primitivement « fête des semaines » à cause des sept semaines qui la séparaient de la Pâque Exode 34/22. On l’appelait aussi « fête de la moisson », ou simplement « la fête ». 

La fête des trompettes :

Lévitique 23/23-25. Au septième mois, rassemblement d’Israël dispersé. Elle est le symbole prophétique : « quand l’ère de l’Eglise aura pris fin, la semaine des trompettes retentira »  Exode 27/12-13 ; Joël 2/1-15 ; 3/21 ; 1 Thessaloniciens 4/16 ; 1 Corinthiens 15/52. Un long espace de temps séparait la Pentecôte de la fête des trompettes.  

Le rassemblement d’Israël et l’enlèvement de l’Eglise s’accomplissent longtemps après la Pentecôte. Israël goûtera un « jour de repos » après sa dispersion 23/24, l’Epouse de Christ aussi 1 Thessaloniciens 4/17.

La fête des expiations :

Lévitique 23/26-37. Elle suit immédiatement celle des trompettes.   Le 10ème jour du septième mois, jour d’humiliation et de confession, en ce jour, des sacrifices étaient offerts pour les péchés des sacrificateurs et pour ceux de la congrégation. A ce sacrifice collectif, il fallait y joindre l’adhésion personnelle pour qu’il fut valable pour chacun.  

Le grand sacrificateur seul, revêtu de fin lin, pouvait entrer dans le lieu très saint. C’était sans doute la plus grande fête de l’année. C’est ce jour là que commençait l’année du jubilé. 

Prophétiquement, c’est le jour de la grande repentance d’Israël Zacharie 12/10 ; 13/1. Il suivra immédiatement son rassemblement en Palestine Joël 2/1, 11-15.

La fête des Tabernacles :

Lévitique 23/33-44. Elle rappelait aux Israélites leur marche dans le désert, vivants sous des tentes 1 Pierre 2/11 « étrangers et voyageurs sur la terre ».  

Typiquement et prophétiquement, c’est Zacharie 14/16-19. Pendant le millenium, toutes les nations le célébreront ; symboliquement le repos que connaîtront Israël et toutes les nations : repos de la terre restaurée.

(1) Septante :

nom donné à la première traduction grecque de l’Ancien Testament hébreu. Le terme est dérivé du latin septuaginta (« soixante-dix », d’où l’abréviation courante LXX) et évoque les soixante-dix ou soixante douze traducteurs qui auraient été désignés par un grand prêtre juif pour produire une version grecque de la Bible hébraïque sur ordre de l’empereur helléniste Ptolémée II. Les traducteurs, réunis sur une île, auraient achevé le travail en soixante-douze jours. De plus, ils auraient travaillé séparément, élaborant ainsi soixante-douze traductions. En réalité la traduction fut recommencée au IIIe siècle av. J.-C. et achevée au IIe siècle apr. J.-C.

Ce travail fut élaboré pour répondre aux besoins des Juifs hellénisants disséminés hors de Palestine qui étaient incapables de lire les Écritures dans la langue hébraïque originale. Les différentes traductions présentaient des contresens et des maladresses, certains passages furent écourtés, d’autres librement interprétés. Toutefois, la Septante était très connue et devint rapidement le texte de l’Ancien Testament pour les chrétiens. Par la suite, de nouvelles traductions furent élaborées. On note plus particulièrement le travail de correction d’Origène (185-254) qui unifia les versions. Ses Hexaples présentaient, en six colonnes, six traductions, dont le texte hébreu en caractères grecs.

Lévitique

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