DEUTÉRONOME

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Le livre de DEUTERONOME

DEUTERONOME

Résumé Général du livre de Deutéronome

Introduction : 

Ce livre a été appelé « Miscmeh » par les Rabbins, ce qui signifie : « Seconde loi », c’est-à-dire « répétition de la loi ».

Les Septantes ont traduits le titre hébreu par « Deutéronome » (« Deuteros » « second » ; « Monos » « loi »).

Quand la loi est répétée, Moïse est deux fois plus âgé que ceux qui l’entourent, à l’exception de Caleb et Josué, puisque toute une génération est morte au désert (Nombres 14/29-35).

Donc, avant de mourir, Moïse est conduit par Dieu à répéter la loi aux oreilles du peuple avant son entrée en Canaan.

Ce n’est plus Dieu qui parle comme au Sinaï, mais c’est Moïse qui, comme un père, parle à ses enfants.     Cela était d’autant plus nécessaire qu’il s’adressait à une génération nouvelle, née au désert et qui n’avait pas participé aux émotions des scènes grandioses au Sinaï, au moment de la promulgation de la première loi.     

C’est l’esprit de la loi et non la lettre que Moïse cherche à faire pénétrer dans le cœur de ceux qui doivent l’exécuter.

 

1° Clef du livre :Obéissance.        

Quelques rappels la facilitent : le souvenir de la Parole de Dieu (Deutéronome 4/9-10) ;  

                                                       L’alliance de l’Éternel (Deutéronome 4/23) ; 

                                                       L’esclavage en Egypte (Deutéronome 5/15) ; 

                                                       La grande délivrance (Deutéronome 7/18) ; 

                                                       La conduite divine (Deutéronome 8/26) ; 

                                                       Les péchés du passé (Deutéronome 9/7) ;                                                        

                                                       Les jugements divins (Deutéronome 24/9) ;                                                        

                                                      Les jours anciens (Deutéronome 32/27). 

Le message de ce livre n’est pas seulement une revue des traités et des lois, c’est le livre de l’obéissance. Moïse regarde le passé, avec l’œil de l’avenir. Il avait déjà des preuves suffisantes que la nouvelle génération née au désert n’était pas meilleure que celle qui était sortie d’Egypte, si rebelle à l’Eternel. Sachant donc cela et combien l’obéissance est capitale dans la vie victorieuse promise par Dieu, la conquête du pays où coule le lait et le miel dépendent de leur obéissance.

 

2° Verset central :

Deutéronome 10/12-13 : « Maintenant, Israël, que demande de toi, l’Eternel, ton Dieu, si ce n’est que tu craignes l’Eternel, ton Dieu, afin de marcher dans toutes ses voies, d’aimer et de servir l’Eternel, ton Dieu, de tout ton cœur et de toute ton âme ; si ce n’est que tu observes les commandements de l’Eternel et ses lois que je te prescris aujourd’hui, afin que tu sois heureux ».

 

3° Chapitre central :

Chapitre 32 : Le cantique de Moïse.

 

4° Auteur :

Moïse. La critique moderne s’est attaquée à ce livre avec violence.

Deux opinions ont été formulées :

    1° Le Deutéronome,

serait l’œuvre d’un auteur postérieur à Moïse qui aurait eu le désir bien intentionné de faire connaître au peuple la législation qui n’était guère connue encore que des sacrificateurs et des juges. On a pensé à Samuel ou à Ezéchias.

La réponse est que s’il en était ainsi, l’auteur serait un faussaire, un homme sans scrupule, puisqu’il aurait mis ses propres discours dans la bouche de Samuel ou d’Ezéchias des accents qui mettent en relief d’une manière si forte et si touchante la personnalité de Moïse sans qu’ils l’aient connu.

Ce serait même un portrait plus naturel que le modèle. Il est tellement plus simple de voir la chose comme elle est, Moïse, vieillard de 120 ans apparaît ici en réalité et aussi en prophète et en poète, comme un père

qui a beaucoup aimé, beaucoup souffert, beaucoup prié pour son peuple. Il sait trouver des accents forts et touchants pour parler de la souveraineté et de la miséricorde de Dieu.

Seul Moïse pouvait rapporter aussi fidèlement les paroles de Moïse, sa législation, ses exhortations, ses cantiques.

               

    2° Le ton des discours de Moïse est celui des prophètes, donc l’auteur ne peut être Moïse.

Pour soutenir une telle opinion, il faut escamoter plusieurs passages bibliques (Deutéronome 18/13 ; 34/10) où Moïse apparaît nettement comme prophète. D’autres part, quoi d’étonnant à ce que Moïse ait mis par écrit les paroles que l’Eternel lui avait dites. Il écrivit, comme tous les écrivains de son temps sur des tablettes d’argile.   

Ces textes sont d’inégales longueurs et les tablettes n’étaient naturellement pas liées entre elles comme les feuillets d’un livre, ce qui explique qu’à la mort de Moïse, Josué a pu écrire une nouvelle tablette relatant la mort glorieuse de son maître et qui servait de conclusion à l’ensemble de toutes les tablettes. Si l’appendice est de Josué, cela ne signifie pas que Moïse n’est pas l’auteur des autres chapitres.

Enfin,

les auteurs les plus spirituels du Nouveau Testament et le Seigneur Jésus-Christ en tête, confirment que Moïse est bien l’auteur du Deutéronome. N’oublions jamais que le Fils de Dieu avait parmi ses attributs : l’omniscience et dans son admirable droiture morale, il n’aurait jamais accepté d’attribuer à Moïse la rédaction d’un livre qu’en fait il n’aurait pas écrit, même si la tradition courante avait été de l’attribuer à Moïse (Jean 5/46-47). Paul aussi, le grand érudit et l’homme spirituel par excellence n’a pas la moindre hésitation à cet égard. Il cite à plusieurs reprises le Deutéronome en employant cette expression :

« Moïse décrit », ou « Moïse dit… » (Romains 10/5, 19). 

Le Seigneur mentionne trois fois le Deutéronome au cours de sa tentation au désert (Deutéronome 8/3 ; 6/16 ; 6/13 ; 10/20). 

 

5° Destinataire :

Les Hébreux.

 

6° Date de la rédaction du livre :

au environ de 1450 ans avant Jésus-Christ.

 

7° Portée du livre :

Deux mois dans les plaines de Moab. Le Deutéronome couvre la durée des deux derniers mois passés dans le désert. Il commence avec le 1er jour du 11ème mois de la 40ème années et se termine avec le 30ème jour de deuil, c’est-à-dire le 30 du 12ème mois.

 

8° Plan du livre : 

              Deutéronome 1        Deutéronome 4 : récit de l’histoire d’Israël.

              Deutéronome 5        Deutéronome 26 : Deuxième promulgation des lois d’Israël.

              Deutéronome 27      Deutéronome 30 : Révélation de l’avenir d’Israël.              

              Deutéronome 31      Deutéronome 34 : Dernières paroles de Moïse.

     

9° Résumé du livre : 

Ce livre nous rapporte les paroles, les témoignages, les statuts et les jugements de Dieu.    

Le Seigneur rappelle à son peuple qu’il l’a guidé par sa main et qu’il a pourvu généreusement à tous ses besoins au cours de toutes ses pérégrinations. Puis il exhorte à l’obéissance, à la soumission, à ses principes divins et à demeurer en lui, afin qu’il puisse jouir constamment de la bénédiction. L’Eternel révèle aux Hébreux leur avenir qui sera à la fois un avenir de succès et d’insuccès, de bénédictions et de malédictions. A la fin de ce livre, Moïse donne ses dernières instructions aux prêtres, aux lévites et à Josué.

 

10° Enseignement pratique : 

Le livre du Deutéronome contient une exhortation à l’obéissance du début jusqu’à la fin. L’obéissance à la loi divine mène au bonheur de l’homme. Dans le Nouveau Testament, le Seigneur Jésus fait 16 fois allusion à la loi, 7 fois il cite le Pentateuque.   

Jésus croyait que le Pentateuque était la Parole de Dieu, soulignant ainsi son autorité.  

Jésus se réfère à ce livre pour mettre Satan en déroute lors de la tentation dans le désert.

 

11° Comment Jésus y est vu : 

Ce livre nous donne une description merveilleuse de Christ et nous le présente comme prophète Deutéronome 18/15-19. Il viendra un prophète semblable à Moïse. Jésus a rempli ce ministère de prophète pendant sa vie terrestre. De nombreuses prophéties du Deutéronome trouvent leur accomplissement en la personne de Christ.

 

12° Application dispensationnelle : 

Comme Israël avait besoin d’entendre une répétition de la loi avant d’entrer dans le pays de la promesse, ainsi dans l’avenir aura-t-il besoin d’être instruit de Dieu avant d’entrer dans le royaume messianique. Les conditions d’alliance palestiniennes dans le 30ème chapitre se trouveront pleinement réalisés à la lettre dans la restauration future du peuple d’Israël et dans sa possession du pays.

 

L’alliance palestinienne :

Israël, en fait n’a jamais encore occupé toute la Palestine promise, mais il la possédera lors du royaume de Jésus-Christ sur la terre au cours du millenium. a) Dispersion d’Israël à cause de sa désobéissance : Deutéronome 28/65-68.

  1. Future repentance d’Israël pendant sa dispersion : Deutéronome 30/2.
  2. Le retour du Seigneur : Deutéronome 30/3.
  3. Restauration d’Israël dans le pays promis : Esaïe 11/11-12 ; Jérémie 23/3-8 ; Ezéchiel 37/21-25.
  4. Conversion d’Israël en tant que nation : Romains 11/26-27 ; Osée 2/16-18.
  5. Jugement des oppresseurs : Joël 3/1-18 ; Matthieu 25/31-46.
  6. Prospérité nationale : Deutéronome 30/9 ; Amos 9/11-14.

 

Caractéristique. 

Le Deutéronome est dans sa relation avec le Pentateuque ce que l’Evangile de Jean est avec les Synoptiques.

Il présente plus le sens spirituel et caché que la lettre de la loi.

Il présente plus la doctrine que l’histoire.

C’est le tête à tête des derniers discours du Maître comme Deutéronome 13 ; intimité Deutéronome 10/16.     

La circoncision du cœur et le retranchement de tout ce qui le rendrait insensible à l’amour divin Lévitique 26/4.

 

Symbolisme. 

Le fait que Moïse ne put entrer dans le pays de la promesse est un symbole. Moïse était la personnification de la loi et la loi ne peut pas nous faire entrer dans la plénitude en Christ, c’est-à-dire de la grâce.

L’Urim et le Thummin. Ils étaient placés sur le pectoral du Grand Souverain Sacrificateur. 12 pierres précieuses représentant les 12 tribus étaient gravées sur le pectoral (vous pouvez regarder l’article Ici…) ; vêtement sur le cœur (toute hypothèse sur la nature de ces objets est vaine). Il nous suffit de savoir que leurs jugements « Urim » étaient toujours véritables.  

En hébreu, ces mots signifient « lumière et perfection » ce sont là des symboles de Christ.

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