Job
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Introduction:

Le nom de Job signifie « celui qui est oppressé ».
Le poème de Job est un livre admirable consacré tout entier au problème de la souffrance des justes.

Le livre de Job porte le nom de son principal personnage.

Étymologiquement, le nom de Job se rattache à la racine hébraïque: « Ayab » qui signifie « Haïr, attaquer ou inimité ».

Le livre de Job occupe une position unique dans le canon de l’Ancien-testament. Il ne mentionne jamais le peuple élu, mais il exprime la foi monothéiste; il croit à un Dieu Tout-Puissant et infiniment bon (Job 1/8).

Le livre de Job unique en son genre a fait l’admiration de tous les vrais connaisseurs. LUTHER le trouvait plus grandiose et plus sublime que n’importe quel autre livre de l’Écriture.

On ignore le lieu exact de cette histoire ainsi que la nationalité de Job. Il habitait Uts, une contrée que l’on situe tantôt au sud-est de la Palestine, et parfois au nord-est. Il était probablement contemporain d’Abraham et il avait une connaissance de Dieu telle, qu’elle lui servit d’appui dans toutes ses épreuves.

Ce livre est une des plus ancienne œuvre de l’histoire de l’humanité. Sa rédaction est contemporaine de celle du Pentateuque. Le livre est un pur chef d’œuvre de littérature. A l’exception du prologue et de la conclusion., il a été écrit en vers.

C’est probablement le plus ancien livre de la littérature Hébraïque.

Dieu lui-même rend témoignage de la droiture de Job (Ch.1/8) et pour comprendre ses épreuves, il convient de considérer l’œuvre de Dieu dans la vie de l’homme: le perfectionnement pour l’installer avec Lui dans la gloire.

L’épreuve et la souffrance trouvent dans ces lignes leur véritable sens. Ce n’est pas toujours un signe de punition à une faute commise, mais bien une occasion de formation et d’instruction.

Pour comprendre la position de Dieu face à l’attitude de Job, il convient de faire le parallèle avec l’Épître de Paul aux Éphésiens (Ch.2/8-10). Bien que la droiture et la justice de Job soient dignes de salut (Ézéchiel 14/14), devant Dieu seule compte celle qui vient de Lui et qu’il accorde par grâce.

1° Clef du livre: SOUFFRANCE.

2° Verset central: Job 19/25: « Mais je sais que mon Rédempteur est vivant et qu’Il se lèvera le dernier sur la terre ».

3° Chapitre central: Job 38: Réponse de Dieu à Job.

4° Auteur du livre:

Inconnu. Probablement Job peut-être Moïse. L’historicité de ce livre a été violemment contestée, mais les Écritures nous le présentent comme montrant un personnage historique.

Elles indiquent son pays d’origine et de ses amis, donnent le nom de ses filles. Ézéchiel le mentionne et le place sur le même plan que Noé et Daniel (Ézéchiel 14/14-20). L’apôtre Jacques donne sa patience en exemple, ajoutant: « Vous avez vu la fin que le Seigneur lui accorda » (Jacques 5/11).

Job vivait à l’époque patriarche. Le culte n’était pas encore organisé. Le chef de famille avait presque une autorité absolue. Ses nombreux domestiques et troupeaux excitaient la convoitise des tribus nomades.

Tout son caractère fait penser à Abraham; son témoignage est d’une importance extrême pour tous ceux qui souffrent au nom du Seigneur. Le Saint-Esprit qui est l’Esprit de vérité ne ferait pas mention d’un personnage fictif comme exemple d’intercession.

5° Destinataire: les croyants du temps des patriarches.

6° Époque couverte:

La date de composition semble inconnue.

Mais ce livre est incontestablement le livre inspiré le plus ancien présenté à l’humanité

7° Plan du livre:

1) Job 1/1———————————> Job 2/13: l’explication des souffrances de Job.
2) Job 3/1———————————> Job 31/40: visite des trois amis de Job.
3) Job 32/1——————————-> Job 37/24: discours d’Elihu.
4) Job 38/1——————————-> Job 42/17: Parole de l’Eternel et la délivrance de Job.

8° Résumé du livre:

Dans ce récit dramatique, Satan accuse Job devant Dieu et prétend que Job ne servirait plus l’Éternel s’il se trouvait dans l’affliction. Dieu va donc prouver à Satan que son serviteur Job lui demeure fidèle, même dans la souffrance. Dieu permettra au diable de la frapper.

Job possède 3 amis très philosophes qui vont raisonner avec lui sur l’origine de ses souffrances. Job répond à chacune de leurs paroles. Finalement, Elihu le 4ème personnage, reconnaît la vraie cause de cette épreuve.

Ce livre se termine par un discours de l’Éternel, Job et ses amis s’humiliant et se repentant autour de l’autel des holocaustes et Dieu rétablit Job en lui rendant une famille.

Dans ce livre, nous pouvons discerner quatre idées fondamentales au sujet de la souffrance. Elles sont ce que nous appellerons les vues de Satan, celles de l’enfant de Dieu, celles de l’homme qui souffre et enfin celles du Sauveur.

1. Les vues de Satan:

Les hommes servent uniquement Dieu en songeant aux richesse et aux honneurs qui peuvent en résulter (Job 1/1; 2/8). Il se servira de cette même philosophie plus tard, en s’efforçant de tenter Jésus (Matthieu 4/1-11).

2. Les vues de l’enfant de Dieu (des saints):

Ce sont là celles des amis de Job, Eliphaz, Bildad et Tsophar qui sont d’accord sur la plupart des points: les justes sont toujours récompensés tandis que le pécheur, lui, est appelé à souffrir. La conclusion est donc évidente: si Job doit souffrir avec une telle intensité, c’est qu’il a été un grand pécheur (Job 4/7).

3. Les vues de celui qui souffre (exprimées par Elihu):

La souffrance est toujours un acte de discipline de la part du Père qui veut nous ramener dans ses sentiers. Le discours d’Elihu est en quelque sorte une juste défense de Dieu.

4. Les vues du Sauveur:

Dieu se révèle lui-même à Job. Il enseigne alors à cet homme que, si les justes sont appelés à passer par la souffrance, c’est pour qu’ils se voient tels qu’ils sont. Job, tout en étant quelqu’un de bon, était aussi imbu de sa propre justice.

Le livre de Job nous révèle donc que la souffrance et les épreuves ne représentent pas toujours un châtiment. Elles surviennent parfois dans notre vie afin de nous former, de nous instruire.

9° Enseignement pratique:

Des milliers de chrétiens à travers les âges ont trouvés une puissante consolation. La souffrance du juste dans cette vie est un problème pour bien des personnes. Si nous étudions ce livre nous découvrons la providence de Dieu envers ses enfants. Nous honorons l’Éternel et nous lui rendons témoignage, témoignage à la vérité et au témoignage de la parole divine toutes les fois que nous attendons patiemment dans la foi les épreuves permises par Dieu. Une fois l’épreuve passée il en sortira pour nous une bénédiction, une véritable naissance spirituelle, et un approfondissement en Dieu.

Nous trouvons ici le mystère de la souffrance des justes. L’auteur du livre élargit la vision et révèle la souffrance comme un moyen d’éducation du croyant et même comme un moyen de glorification de Dieu.

Quatre solutions sont apportées au problème de la souffrance:

a) Celle des trois amis, elle est classique et rudimentaire – L’ÉPREUVE EST UN CHÂTIMENT.
b) Celle d’Elihu, L’ÉPREUVE A UN RÔLE ÉDUCATIF; LES JUSTES SONT APPELÉS A SOUFFRIR POUR ÊTRE PRÉSERVÉS DE L’ORGUEIL.
c) Celle de Job, IL FAUT SE SOUMETTRE AVEC RÉSIGNATION.
d) Celle du livre L’ÉPREUVE EST DESTINÉE A ÉPROUVER LA FOI DES ENFANTS DE DIEU.

L’humiliation de Job et son repentir marquent le point culminant du livre et point de départ d’une bénédiction plus profonde et plus intense que jamais (Job 42/1-6).

QUELLES SONT LES GRANDES LEÇONS DE CE LIVRE:

1. La soumission à Dieu (Job 1/21; 2/10).
2. La misère de l’homme (Job 4/17-19; 9/2-3; 15/15-16).
3. La brièveté de la vie (Job 7/6; 8/9; 9/25).
4. Le châtiment des méchants (Job 18/5-21).
5. La foi dans la résurrection (Job 19/25-29).
6. Le secret de la paix (Job 11/13-19).
7. Le secret du succès (Job 22/21-30).
8. Le secret du bonheur (Job 36/8-11).

10° Type messianique:

Ce livre nous présente le Christ comme le Rédempteur ressuscité (Job 19/25). Jésus-Christ a, eu toutes les sortes d’épreuves et de souffrances sans jamais douter de la volonté de Dieu.

11° Application dispensationnelle:

Ce livre nous donne une panoplie de toute la race humaine du commencement jusqu’à la fin. Dieu contrôle les circonstances de la vie de tous les âges. Satan cherche à accuser les élus de Dieu et Dieu lui permet d’éprouver ses enfants.

Trois faits résultent de l’épreuve:

1 Dieu demeure Fidèle,
2 Satan est menteur,
3 La foi et le caractère des enfants de Dieu se trouvent fortifiés.

PARTICULARITÉS:

1- Absence totale de l’histoire d’Israël et de la législation mosaïque.
2- Le nom de « YAHVE » « L’ETERNEL », le Dieu d’Israël n’est mentionné qu’une seule fois (Job 12/9). Pour désigner Dieu, Job et ses amis emploient toujours le nom de « ELOAH ». Il se retrouve rarement dans les autres livres de l’Ancien-testament.
3- Son caractère exclusivement poétique, son style, la symétrie de ses discours.
4- Le dialogue de Dieu avec Satan.

SYMBOLISME:

1. Le Médiateur:

Job soupire après un médiateur (Job 9/32-33). Le besoin profond du cœur humain ne peut être satisfait qu’en Jésus-Christ.

2. Le Goël « le garant »:

Le choc violent des épreuves successives avait obscurci la vision de Job quant à la vie future (Job 14/14); mais Dieu fortifie sa foi par la patience dans l’épreuve et il peut ensuite répondre lui-même à sa propre question (Job 19/25-27). Du fond des âges, Job voit le Sauveur comme celui qui a droit de rachat. C’est ce « Goël » qui répond à la question de Job « comment un homme se rendra-t-il juste devant Dieu ? » (Job 9/2; Romains 5/9).

3. La rançon:

Les paroles d’Elihu nous annoncent Christ, comme la rançon indispensable (Job 33/24). La rançon ou la propitiation prophétisée par Elihu et proclamée par l’apôtre Paul ne sont qu’une. Bien plus, les conséquences pratiques de cette rançon sont multiples: la guérison divine (Job 33/26); la communion avec Dieu (Job 33/26); enfin le témoignage plein de zèle (Job 33/27-28). Tous ces bienfaits reposent sur la base de l’expiation complète.

4. Les sacrifices:

Job les offre pour ses enfants au commencement du récit et pour ses amis à la fin du drame. Comme ses sacrifices sont acceptés de Dieu, ils sont encore des symboles de notre Sauveur.

5. Job, lui-même:

a) Ses souffrances préfigurent la croix, d’une manière obscure, il est vrai, mais elles montrent le chemin qui conduit à l’homme de douleur. Pourtant, tandis que Job se plaint et se justifie, l’Agneau de Dieu sans tâche reste muet et justifie les pécheurs.

b) Il subit la risée et les railleries des hommes.

c) Il est appelé à intercéder (Job 42/8). Christ est notre avocat auprès du Père.

6. Les amis de Job:

Symboles du mal et de la tentation. Ils ont réussi à le faire murmurer là où il était resté ferme pour son Dieu. Ils accomplirent ce que la perte de ses biens, de ses enfants, de sa santé et la révolte de sa femme n’avaient pu faire.

7. L’ulcère: Symbole du péché (Job 2/7; Esaïe 1/6).

8. La restauration de Job:

Job est rétabli dans sa santé et dans son âme. Il reçoit le même nombre d’enfants, sa prospérité ancienne lui est rendue et même doublée. C’est là une image saisissante de la résurrection.

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