RUTH UNE FEMME DE VALEUR

Tous les gens de l’endroit savent que tu es une femme de valeur (Ruth 3.11)

 Ruth a vécu il y a environ 3000 ans. Son histoire est écrite dans un livre de la Bible, ce livre porte son nom et nous parvient aujourd’hui.

Pourquoi Dieu a-t-il voulu l’honorer à ce point ? Probablement parce qu’il l’a admirée, comme le Seigneur a admiré la foi d’un centenier.

 Et aussi parce qu’il veut nous encourager (femmes … et hommes !) par son exemple. Lisez ce court livre (4 chapitres, 85 versets) avant de poursuivre.

Ruth, l’étrangère

Ruth appartient au peuple de Moab, qui s’était opposé à Israël pendant sa traversée du désert et qui l’avait opprimé ensuite. Dieu avait donc décidé qu’aucun(e) moabite ne pourrait faire partie du peuple d’Israël (Deutéronome 23.3).

 Mais Ruth a pris tout de suite ses distances par rapport à son peuple et ses habitudes : contrairement à ses compatriotes, elle n’a pas essayé de séduire ces Israélites par la débauche et l’idolâtrie.

Au contraire, elle a épousé le fils de Naomi et elle s’est intéressée au Dieu de cette famille israélite.

Ruth montre beaucoup d’amour, de respect et de loyauté

Naomi, veuve et pauvre, se lève pour rentrer dans son pays. Ruth pourrait retourner alors dans sa famille moabite, elle bénéficierait ainsi de la protection de ses proches et aurait une bonne chance de se remarier.

Pourtant elle décide de s’attacher à Naomi et de l’accompagner en Israël, en sachant qu’elle-même, moabite, sera probablement mal reçue. Tout le contraire de l’égoïsme !

Ruth décide de reconnaître le Dieu d’Israël comme son Dieu.

« Ton peuple sera mon peuple, et ton Dieu sera mon Dieu » (1.17).

Ruth promet de rester en Israël même après la mort de Naomi. Elle est donc loyale et affectueuse envers Naomi, mais son engagement pour Dieu est la raison fondamentale de vivre en Israël, même quand sa belle-mère décédera.

Quand Ruth prend cette décision, elle ne sait pas comment elle sera accueillie, comment elle trouvera le moyen de se loger et de se nourrir. Sa foi compte sur Dieu.

Ruth ne prend pas le rôle de victime

Ruth aurait pu se plaindre et dire : je n’ai pas de chance, mon beau-père est mort, mon beau-frère est mort, mon mari est mort, je n’ai pas d’enfant, ma propre famille n’a pas l’air de vouloir intervenir pour m’aider.

Prendre l’attitude de victime, c’est rejeter toute la responsabilité des difficultés sur les autres ; c’est attendre passivement que quelqu’un me prenne en charge ; c’est passer mon temps à me justifier et à ne rien faire.

On arrive vite dans la tristesse, l’abattement, l’amertume, les pensées dépressives et paralysantes. On devient un poids pour les autres.

Ruth est active, déterminée, persévérante

À peine arrivée en Israël, Ruth décide de profiter de ce début de moisson pour aller glaner. Elle sait déjà que la loi de Dieu demande aux moissonneurs de laisser volontairement une partie de la récolte dans les champs (Lévitique 23.22 ; Deutéronome 24.19-21).

 Les plus démunis peuvent ainsi glaner, c’est-à-dire récolter les restes de céréales ou de fruits. Au lieu de mendier, ils venaient travailler. Dieu avait ainsi prévu une « aide sociale » qui respectait la dignité des gens !

Ruth glane jusqu’au soir, ensuite elle bat ce qu’elle a ramassé ; elle partage enfin avec sa belle-mère, peut-être trop âgée pour ce travail fatigant. Elle persévère pendant la moisson de l’orge et elle continue encore pendant la moisson du blé.

Ruth est humble et reconnaissante

« Oh ! Que je trouve grâce à tes yeux, mon seigneur ! Car tu m’as consolée, et tu as parlé au cœur de ta servante. Et pourtant je ne suis pas, moi, comme l’une de tes servantes » (2.13).

Elle n’oublie pas qu’elle est une étrangère, donc avec moins de droits qu’une servante née parmi le peuple.

Elle apprécie d’autant plus la bienveillance de Boaz qui lui parle ainsi. Et elle ose dire « Tu m’as consolée » : elle montre ainsi le fond de son cœur, courageux mais sensible.

Ruth est respectueuse mais pas timide

Elle veille au bien-être de sa belle-mère, lui parle avec respect, l’écoute avec attention. Elle ose faire ce que Naomi lui demande : se coucher aux pieds de Boaz dans l’aire de battage. Mais sa soumission n’est pas paralysante ! Naomi avait dit : « Lui te dira ce que tu auras à faire » (3.4).

Ruth se soumet à Naomi, elle respecte Boaz ; mais sa foi s’enhardit : au lieu d’attendre les consignes de Boaz, elle lui déclare clairement sa demande :

« Je suis Ruth, ta servante ; étends ton aile sur ta servante, car tu as droit de rachat » (3.9).

Ainsi une femme, jeune, étrangère, surprend un homme dans son sommeil et lui dit ce qu’il doit faire pour elle.

Cela paraît déplacé, impoli, irrespectueux, prétentieux, égoïste, immature !

Mais Boaz attendait cette demande, il s’en réjouit ; il ne lui reproche pas d’être arrogante ; au contraire, il la félicite et la bénit. Osons demander à Dieu ce qu’il se réjouit de nous donner !

Ruth est patiente

Elle a glané pendant toute la moisson, en vivant avec Naomi (2.23). L’espoir de « rachat » n’a pas été encouragé par une nouvelle conversation avec Boaz. Ensuite Boaz annonce qu’il va discuter avec celui qui pourrait « racheter » Ruth. L’attente de sa réponse doit sembler interminable, mais Ruth attend patiemment et discrètement chez Naomi.

Ruth est comblée !

Boaz peut épouser Ruth ; elle n’est plus une étrangère qui glane pour survivre. Elle vit aimée et protégée dans la maison de son mari Boaz. Dieu leur donne un enfant, Obed. Le petit-fils de celui-ci sera le roi David !

CONCLUSION

L’histoire se situe dans la période des Juges, marqué par le désordre du peuple de Dieu. Mais dans ce sombre contexte, des femmes remarquables brillent : Ruth, Naomi, mais aussi Acsa (Juges 1), Jaël et Debora (Juges 4-5).

 La Bible fait ressortir leurs qualités humaines et spirituelles : courage, détermination, audace, intelligence, foi, fidélité, patience, persévérance, capacité d’agir au bon moment.

La Bible le montre : Dieu a une haute considération pour elles et il les honore.

Pour les hommes, c’est un appel ou peut-être même un avertissement : certes la Bible donne à l’homme le rôle de responsable-protecteur, mais elle ne le met pas en position de chef-dominant ! Dieu vous appelle à respecter vos sœurs, vos épouses, vos filles, les femmes en général ; il ne s’agit pas seulement de respecter et apprécier leur valeur en tant que personnes mais aussi de respecter et apprécier la valeur de leurs capacités, compétences, réflexions, décisions et actions.

Pour les femmes, c’est un encouragement à vous voir telles que Dieu vous voit : dignes de son amour et de sa confiance, aptes à l’écouter comme Marie, aptes à l’aimer, à le suivre et à le servir.

Vous pouvez lire l’histoire de Ruth par le Pasteur Georges Meyer dit Jimmy 

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