
La Genèse – La Bible
GENESE – Étude Pasteur Eric Perus Genèse – Pasteur Eric Perus Introduction Plan & structure Les origines Christ dans la Genèse Âge patriarcal La Genèse
Introduction complète au livre de Samuel : nom, auteur, date, plan, symbolismes, Samuel type de Christ, Saül et David, monarchie, théocratie et applications.
Samuel, Dieu exauça 9
Illustration pour le livre de Samuel
Le nom de « Samuel » signifie « Dieu exauça » ou « Dieu a exaucé » et le mot exprime le sujet des deux livres de Samuel.
A l'origine, ces deux livres n'en formaient qu'un seul et c'est ainsi qu'on les trouve encore dans les manuscrits hébreux.
La division en deux livres a été réalisée par les Septantes d'où elle est passée dans la traduction latine (la Vulgate) et de là dans nos traductions françaises.
Depuis que l'on a commencé à imprimer le texte hébreu, cette division y a été apportée.
Comme les Septantes trouvaient dans le livre non seulement l'histoire de Samuel, mais encore celle de Saül et de David, ils ont cherché à le rattacher plus étroitement aux livres des Rois et, dans ce but, ont formé des deux livres de Samuel et des deux livres des Rois un tout divisé en quatre parties sous le nom « des livres des Rois ou des Règnes » : 1 Rois, 2 Rois, 3 Rois, 4 Rois.
A partir de l'époque de la Réformation, le titre primitif « livre de Samuel » a été réintégré, mais en maintenant la division en deux livres.
1° Clef du livre : Roi et royauté.
2° Verset central : 1 Samuel 8/5 :
« Voici, tu es vieux, et tes fils ne marchent point sur tes traces; mais maintenant, établis sur nous un roi pour nous juger, comme il y en a chez toutes les nations ».
3° Chapitre central : 1 Samuel 10 – Saül, premier roi d'Israël.
4° Auteur du livre :
L'auteur n'est pas connu, mais rien ne nous empêche de croire que Samuel soit l'auteur ou l'inspirateur d'une partie du récit (le premier livre).
Il est évident que Samuel n'a pas écrit la deuxième partie, car le chapitre 25 de 1 Samuel raconte sa mort.
Mais nous savons par 1 Chroniques 29/29 que Samuel, le voyant, a écrit, ainsi que Nathan et Gad les prophètes.
Samuel avait alors des scribes et des secrétaires à son service; il serait donc possible que ceux‑ci ou bien Nathan et Gad, très liés avec Samuel, aient pieusement continué le récit.
L'auteur, s'il n'est pas Samuel, a certainement utilisé des documents de première main, sans aucun doute ceux de Samuel et des deux autres prophètes.
Le nom de « livre de Samuel » pourrait aussi provenir du fait que le prophète Samuel est le personnage le plus influent de cette époque. Il est le rivaliste, le sophiste, le conseiller, le guide du peuple. C'est lui qui oint Saül, puis David comme roi. Il interprète le passé à la lumière de la pensée de Dieu et annonce l'avenir avec une grande clairvoyance morale. Il voit juste et il voit loin parce qu'il voit tout en Dieu.
Ce sont certainement des prophètes qui ont écrit ces biographies de prophètes. Seuls des prophètes pouvaient comprendre l'œuvre mystérieuse de l'Esprit de prophétie et écrire l'histoire de leur peuple avec le seul désir d'exalter le Dieu de leur peuple.
5° Destinataire du livre : Israël.
6° Date de la composition du livre : 1 100 ans avant Jésus-Christ.
7° Epoque couverte :
Du sacrificateur Éli jusqu'au règne de David.
C'est la période de transition entre la sombre période des Juges et celle des Rois.
Le livre reprend l'histoire de la théocratie au point où l'avait laissé le livre des Juges, à l'époque de la domination des Philistins, et la conduit jusqu'à la complète restauration de la théocratie sous le règne de David. La durée est donc d'environ 100 ans.
8° Plan du livre :
Primitivement, les deux livres de Samuel n'en formaient qu'un seul, mais ils furent divisés en deux pour faire ressortir le premier et le deuxième royaume d'Israël :
1 Samuel 1/1 → 1 Samuel 7/17 : Samuel, le dernier juge.
1 Samuel 8/1 → 1 Samuel 31/13 : Saül, le premier roi d'Israël.
2 Samuel 1/1 → 2 Samuel 8/16 : David prend possession de son royaume.
2 Samuel 9/1 → 2 Samuel 24/25 : David établi dans son royaume.
9° Résumé du livre :
Ce sont des livres de requêtes, la première est celle d'une femme, Anne, qui demande un fils au Seigneur. Dieu répond à sa prière au travers de la naissance de Samuel qu'elle consacre au service de l'Éternel.
Samuel exerce sa fonction de juge en Israël avec beaucoup de grandeur. À la fin de sa vie, le peuple demande un roi. Saül sera le premier roi d'Israël. Toutefois, ce n'est pas le choix de Dieu; plus tard Dieu lui accordera David, homme selon son cœur.
David conquiert le trône de Juda, puis il étend son règne sur tout Israël. Il remporte la victoire sur les révoltes internes et affermit son royaume. Avant de mourir, il prépare la construction du Temple que Salomon, son fils, bâtira.
Dieu est souverain. Tout concourt à l'accomplissement de ses desseins : la rébellion comme l'obéissance des peuples et des individus.
10° Enseignement pratique :
La leçon sur la prière dans ces livres nous fait beaucoup de bien. Ce que nous demandons et recevons de Lui en réponse à nos requêtes est toujours une bénédiction.
Les plans que fait l'homme charnel et les choses qui ne frappent que les yeux sont passagers.
L'attitude et le sens de la justice de David envers Saül, Juda, Israël et Absalom sont extraordinaires. Sa chute et sa repentance ont été une exhortation pour beaucoup à travers les âges.
11° Type messianique :
Dans ces livres, nous voyons le Christ comme la postérité de David (2 Samuel 7/17) : « Ta maison et ton règne seront toujours assurés, ton trône sera pour toujours affermi », l'héritier légitime du trône de David.
12° Application dispensationnelle :
Un jour, le Christ s'assiéra sur le trône de David et son règne n'aura point de fin (Luc 11/31‑33) :
« La reine du Midi se lèvera, au jour du jugement, avec les hommes de cette génération et les condamnera, parce qu'elle vint des extrémités de la terre pour entendre la sagesse de Salomon; et voici, il y a ici plus que Salomon. Les hommes de Ninive se lèveront, au jour du jugement, avec cette génération et la condamneront, parce qu'ils se repentirent à la prédication de Jonas; et voici, il y a ici plus que Jonas. Personne n'allume une lampe pour la mettre dans un lieu caché ou sous le boisseau, mais on la met sur le chandelier, afin que ceux qui entrent voient la lumière ».
David fut oint trois fois :
De même, Jésus‑Christ sera reconnu et « oint » par tout le peuple d'Israël.
A) Samuel : type de Christ
Pour certains hébraïsants, le mot « Samuel » signifie « Dieu a entendu ».
Mais depuis 1900, le savant orientaliste américain Jastrow a montré que, si cette interprétation est vraie quant à sa réalité spirituelle, elle n'exprime pas le sens linguistique. En assyrien, langue sœur de l'hébreu, le mot « Semne » signifie « fils », et le mot « Samuel » signifierait « fils de Dieu ».
Au fond, les deux interprétations recouvrent une même vérité. Anne fit don de son fils d'une façon totale, il n'était plus fils d'Anne, mais fils de Dieu : « J'en fais don à l'Éternel… » (1 Samuel 1/28, version Synodale).
Samuel fut donc un fils de Dieu depuis sa naissance :
Samuel comme prophète, sacrificateur, juge; Christ est aussi prophète, sacrificateur et Roi.
Samuel est le chef de l'école des prophètes; Christ est le chef des apôtres, prophètes, évangélistes.
Samuel est un homme de prière et d'intercession puissante (Psaume 99/6; Jérémie 15/1; 1 Samuel 1/12‑23). Sa vie est une communion ininterrompue avec Dieu; Christ est toujours vivant pour intercéder pour nous. Christ est notre avocat.
Samuel a une oreille toujours ouverte à la voix divine; Christ l'est au plus haut degré (Ésaïe 50/4‑8; Jean 11/42; 10/11; 17/8, 25‑26).
B) Les deux « Magnificat »
Celui d'Anne (1 Samuel 2) et de Marie (Luc 1/47) : l'un et l'autre ont la vision d'un plein salut accordé à la terre (1 Samuel 2/10; Luc 1/51‑55) et d'un Oint, c'est‑à‑dire du « Messie ».
Ressemblance :
Nuances : dans le cantique d'Anne retentit la justice de Dieu; dans celui de Marie vibre la miséricorde divine.
Même message : l'un sous le signe de la Loi; l'autre sous le signe de la grâce.
C) L'Éternel des armées (célestes)
Titre divin nouveau et plein de majesté. Pour la première fois dans la Bible (1 Samuel 1/3), « l'Éternel des armées » sera ensuite employé fréquemment, surtout dans les prophètes, soit 281 fois en tout.
Titre de Christ comme « Dieu des armées célestes »; il est le chef de l'armée vainqueur dans son Église (Ésaïe 6/1‑3; Jean 12/41; Ésaïe 8/13‑14; 1 Pierre 2/5‑8).
D) Jonathan
Image du Christ, de son amour, de sa céleste et divine amitié. Selon Proverbes 18/24 : Jonathan, fils de roi, n'eut pas honte de faire d'un berger son ami; Jésus n'eut pas honte de nous appeler ses frères.
« L'âme de Jonathan s'attacha à l'âme de David, et Jonathan l'aima comme son âme » (1 Samuel 18/1). « Jésus, ayant aimé les siens qui étaient dans le monde, les aima jusqu'à la fin » (Jean 13/1).
« Jonathan fit avec David une alliance perpétuelle » (1 Samuel 18/3; 20/15‑16; 23/18); Jésus a fait avec nous une alliance perpétuelle à cause du sang de la nouvelle alliance.
Jonathan se dépouilla de son manteau, de son arc, de son épée, et les donna à David (1 Samuel 18/4); Jésus aussi s'est dépouillé de sa gloire, nous a revêtus de la robe de justice, nous a armés et ceints pour le combat.
Jonathan fortifia David dans sa faiblesse; Jésus de même dit à Paul : « Ma grâce te suffit, car ma puissance s'accomplit dans la faiblesse ».
Jonathan fut médiateur entre David et son père au péril de sa vie; Jésus, le seul médiateur entre Dieu et les hommes, mourut pour nous et nous a rendus participants de sa gloire.
E) David, le berger‑roi ou le roi selon Dieu
Comme berger et comme roi, David est une figure de Christ. « David » signifie « le bien‑aimé »; Dieu dit aussi de Jésus‑Christ : « Celui‑ci est mon Fils bien‑aimé… ».
David est le fils d'Isaï, Jésus‑Christ est « le rameau du tronc d'Isaï » (Ésaïe 11/1). C'est à Bethléem qu'ils sont nés l'un et l'autre, à 1 000 ans de distance (Michée 5/1).
David le berger eut, comme le Christ charpentier, une longue préparation en vue du royaume. David passa par un temps d'épreuve après avoir été oint; Jésus‑Christ fut emmené dans le désert pour y être tenté après son baptême du Saint‑Esprit.
David, rejeté et banni après une période de grande popularité; Jésus fut crucifié à Jérusalem après avoir été acclamé par la foule. David revint à Jérusalem victorieux; Jésus, le Fils de David, va revenir en gloire.
Intimité de David avec Jonathan; David attirait à lui ceux qui étaient dans la détresse (1 Samuel 22/2); Jésus attirait à Lui les pauvres et les méprisés (Luc 15/1).
David, le berger, risque plusieurs fois sa vie pour ses brebis; Jésus dit : « Je donne ma vie pour mes brebis » (Jean 10/15‑18).
Jésus est le « Bon Berger » dans sa mort (Jean 10/11), le « Grand Berger » dans sa résurrection (Hébreux 13/20) et le « Souverain‑Berger » dans sa gloire (1 Pierre 5/4).
David est le libérateur d'Israël; Jésus est le Libérateur « qui viendra de Sion » (Romains 11/26). David est le roi d'Israël; Jésus‑Christ est le « Roi des rois » (Apocalypse 19/16; 1 Corinthiens 15/25).
F) Mephiboscheth
Il fit une chute et fut paralysé pour le reste de ses jours (2 Samuel 9/4); le péché nous paralyse et nous rend incapables de marcher dans les voies de Dieu.
David désire faire du bien à Mephiboscheth; Jésus‑Christ veut faire grâce au pécheur.
Le roi David envoie chercher Mephiboscheth; Dieu nous a aimés le premier.
Mephiboscheth reconnaît son indignité (2 Samuel 9/8); la grâce divine est pour celui qui reconnaît sa misère et son péché.
David agit avec bonté à cause de Jonathan; Dieu nous a fait grâce non à cause de nos mérites, mais à cause de Jésus‑Christ (1 Jean 2/12).
« Ne crains point… » (2 Samuel 9/7); « L'amour parfait bannit la crainte ».
Mephiboscheth est invité à la table du roi (2 Samuel 9/10‑13); le but de la grâce est de nous faire entrer en communion avec Dieu (Apocalypse 3/20). Image de la miséricorde de notre Roi qui nous reçoit comme ses fils et nous fait manger à sa table.
G) L'onction
Symbole de la communion de l'Esprit divin. Elle n'avait été pratiquée, jusqu'alors, que pour les sacrificateurs et les prophètes; maintenant, elle est aussi pour les rois.
Jésus, par son sang, nous fait rois et sacrificateurs pour Dieu, son Père (Apocalypse 1/6). Son onction demeure en nous, elle nous enseigne toutes choses (1 Jean 2/27); parfois l'onction du Saint‑Esprit, en plénitude, fait de nous des prophètes du Très‑Haut.
REMARQUE : 1 Samuel 15/15, Saül oublie que, selon la loi, ce qui était voué à l'Éternel ne pouvait être offert en sacrifice. 1 Samuel 15/22, obéissance et sacrifice : vérité fondamentale dans la religion du vrai Dieu. Le culte spirituel est supérieur au culte cérémoniel, et le culte cérémoniel n'a aucune valeur sans le culte spirituel.
Les victimes offertes étaient un symbole destiné à rappeler à l'homme le devoir de s'offrir lui‑même (Ésaïe 58/3; 1/11; Jérémie 7/2; Osée 6/6; Psaume 40/7). 1 Samuel 16/14 « un mauvais esprit venant de l'Éternel… » signifie un esprit malin auquel Dieu permet de s'emparer de Saül (cf. 1 Rois 22/19).
L'idée de monarchie – 1 Samuel 8
Jusqu'à ce moment‑là, aucun homme n'avait jamais régné en Israël. Jéhovah était le seul roi de ce peuple, qui jouissait alors d'une théocratie, c'est‑à‑dire qui était gouverné par Dieu.
L'idée d'une théocratie, dans laquelle Dieu exerçait son autorité par l'intermédiaire des chefs qu'il s'était choisis, n'avait certes pas été un échec, mais le peuple était incapable d'en apprécier les avantages.
Dieu accorda un roi aux Israélites, bien que ce ne fût pas là ce qu'il avait prévu dans sa volonté parfaite.
Déjà, il avait discerné le jour où ils lui en demanderaient un. Avant leur entrée en Palestine, il leur avait indiqué de quelle manière un souverain se comporterait à leur égard.
Nous pouvons résumer ces diverses instructions en quatre principes :
Le règne de Saül – 1 Samuel 9 à 15
Choisi pour être roi :
Si le peuple ne put désigner son roi en l'élisant, il est évident que Dieu choisit celui qui correspondait aux désirs de tous.
Saül était « jeune et beau »; il était grand, puisqu'il dépassait les autres de la tête (1 Samuel 9/2). Il correspondait à l'idée que l'on se faisait d'un roi.
Dieu révéla d'abord à Samuel que Saül serait appelé à régner (1 Samuel 9/15‑17), puis le vieillard oignit le jeune homme au cours d'une cérémonie privée (1 Samuel 9/27‑10/1).
Il lui indiqua par quels signes Dieu lui confirmerait son choix, et il lui demanda de l'attendre à Guilgal. Les signes se réalisèrent, selon la prophétie de Samuel.
Ensuite, à Mitspa, après avoir rappelé aux Israélites à quel point ils étaient coupables d'avoir réclamé un roi, Samuel déclara publiquement que Saül était celui qui régnerait sur eux (1 Samuel 10/1‑27).
Victoires et défaites :
Saül, à la tête des armées d'Israël, était un chef brillant. Ses victoires se succédaient, mais il n'arrivait pas à se plier à l'autorité de Dieu. Un tel défaut fut la cause de son échec; finalement, l'Éternel dut le rejeter en tant que roi.
Le roi est rejeté :
Saül ayant désobéi à Guilgal (1 Samuel 13/8‑12), Samuel est obligé de lui annoncer, pour la première fois, que son règne et celui de sa famille cesseront en Israël.
« L'Éternel s'est choisi un homme selon son cœur », lui dit‑il (1 Samuel 13/14).
Saül désobéit à nouveau, et le même avertissement lui est répété, en termes plus vigoureux encore :
« L'Éternel trouve‑t‑il du plaisir dans les holocaustes et les sacrifices, comme dans l'obéissance à sa voix ? … La désobéissance est aussi coupable que la divination, et la résistance ne l'est pas moins que l'idolâtrie » (1 Samuel 15/22‑23).
La vie de Saül se poursuit, et nous voyons plus tard cet homme admettre son péché sans pour autant subir une réelle transformation.
Les raisons principales du rejet de Saül :
Le rejet de Saül causa une vive déception et un grand chagrin chez Samuel (1 Samuel 15/35). Dieu avait cependant quelqu'un d'autre à l'esprit.
Le règne de David
Le prophète Samuel est celui qui prépara le chemin à l'intention de David, le plus grand roi d'Israël.
David avait passé une bonne partie de sa jeunesse à garder les troupeaux; il était berger. Les expériences faites en de telles circonstances forment la toile de fond de nombreux Psaumes.
Oint pour devenir roi – 1 Samuel 16/1‑13 :
Dieu réveilla Samuel, qui continuait à pleurer sur Saül, et il l'envoya dans la famille d'Isaï, à Bethléhem. David était le plus jeune des fils d'Isaï.
Samuel oignit David, et l'Esprit de Dieu prit possession du jeune homme dès cet instant‑là (1 Samuel 16/13).
En attendant l'heure de Dieu – 1 Samuel 16/14‑23; 17/1‑31/13; 2 Samuel 1 :
Plusieurs années s'écoulèrent avant que David montât réellement sur le trône d'Israël.
Nous le voyons d'abord à la cour de Saül, où ses talents musicaux apaisent le roi troublé (1 Samuel 16/14‑23).
David montre son courage et sa confiance en l'Éternel lorsqu'il affronte Goliath (1 Samuel 17/20‑58). Sa victoire attire l'attention d'Israël et provoque la jalousie de Saül (1 Samuel 18/6‑9).
Malgré les complots de Saül, aucun de ses plans pour détruire David ne réussit. David épouse Mical, fille de Saül, et devient l'ami intime de Jonathan.
Les succès militaires de David se multiplient; Saül réalise que Dieu est avec lui (1 Samuel 18/12, 28). David devient proscrit et fuit pour échapper aux tentatives de meurtre (1 Samuel 19/11‑17).
Le prophète Gad s'associe à lui (1 Samuel 22/5; 2 Samuel 24/11‑25). David se réfugie chez Akisch, roi de Gath (1 Samuel 21), puis revient en Israël, se cache dans la caverne d'Adullam (1 Samuel 22).
Après la mort du prophète Samuel à Rama (1 Samuel 25/1), David se rend à Paran, puis s'établit à Tsiklag jusqu'à la mort de Saül (1 Samuel 27).
Pendant ces années d'exil et de danger, David choisit de se soumettre à la volonté de Dieu : il représente l'idéal de la royauté, par contraste avec Saül qui s'enfonce dans la rébellion, allant jusqu'à la magie (1 Samuel 15/23; 28/3‑25).
Saül meurt finalement de sa propre main sur le mont Guilboa; Jonathan et deux autres fils sont tués. David pleure Saül et Jonathan dans un poignant cantique (2 Samuel 1).
David règne sur Juda – 2 Samuel 1 à 4 :
Après la mort de Saül, seule la tribu de Juda reconnaît David comme roi. Il est oint et règne à Hébron pendant sept ans (2 Samuel 1‑4). Isch‑Boscheth, fils de Saül, dirige les autres tribus.
Au milieu de violences et de conflits, Isch‑Boscheth est assassiné par deux de ses capitaines.
David règne sur tout Israël – 2 Samuel 5 à 24; 1 Rois 1/1‑2/12 :
Les tribus viennent à Hébron et oignent David roi sur tout Israël (2 Samuel 5/1‑5). Il prend Jérusalem aux Jébusiens et en fait sa capitale, où il régnera 33 ans.
David ramène l'arche de l'alliance à Jérusalem (2 Samuel 6). Elle était restée plus de 60 ans à Kirjath‑Jearim (1 Samuel 5‑7).
Dieu établit ensuite son alliance avec David, lui promettant un royaume sans fin (2 Samuel 7). David étend les frontières, vainc Philistins, Moabites, Ammonites (2 Samuel 8‑10).
Au faîte de son succès, David tombe dans l'adultère avec Bath‑Schéba et fait tuer son mari, Urie (2 Samuel 11). Le prophète Nathan dénonce son péché et annonce le jugement : l'enfant meurt (2 Samuel 12/15‑23).
David se repent; Dieu le pardonne et continue de l'utiliser. C'est à cette période qu'il écrit les Psaumes 32 et 51.
Dieu lui donne ensuite Salomon, fils de Bath‑Schéba, qui deviendra le troisième roi d'Israël (2 Samuel 12/24‑25; 1 Rois 1/39‑40).
David reste cependant marqué par les conséquences de son péché : scandales dans sa famille (Amnon, Tamar, Absalom), révolte et exil temporaire (2 Samuel 13‑18). Il retrouve son royaume (2 Samuel 19‑20) et compose un grand psaume de louange (2 Samuel 22‑23).
Une dernière faute : le recensement du peuple (2 Samuel 24/10‑25). Demeurant plus confiant dans le nombre que dans Dieu, il provoque une plaie; celle‑ci s'arrête quand David s'humilie, intercède et offre un sacrifice sur l'aire d'Aravna le Jébusien.
Vers la fin de sa vie, Adonija cherche à usurper le trône, mais c'est Salomon qui est couronné. David meurt, et son règne devient la référence à laquelle tous les rois suivants seront comparés (1 Rois 1/1‑2/12).
Ressources externes :
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