
ESTHER – La Bible
ESTHER : délivrance miraculeuse du peuple juif en exil, présence invisible de Dieu derrière chaque situation, courage d’Esther et fidélité de Mardochée
Vie et Lumière
Livre des juges et des sauveurs d’Israël : héritage méprisé, cycles de désobéissance, servitude, supplication et délivrance, dans une époque d’anarchie où « chacun faisait ce qui lui semblait bon ».
« En ce temps-là, il n’y avait point de roi en Israël »
Introduction : Le livre des Juges est le livre de l’héritage « méprisé ».
Il est la suite normale du livre de Josué auquel il se trouve étroitement lié par ces mots : « Après la mort de Josué ».
Le titre du livre « shophetim » est dû aux 12 hommes qui se levèrent à l’appel de Dieu, à une exception près, pour délivrer Israël dans la période de violence, de désunion et de décadence qui suivit la mort de Josué.
Le livre tire son nom « Shophetim » du verbe « shaphat » « juger » au sens de « prendre une décision » (3/10; 4/4; 10/2-3; 12/7-9; 12/11-12; 12/13-14; 15/20; 16/31).
D’autres passages ont la forme d’un titre « shophet », « juge » (2/16-17-19 jamais ailleurs) qui désigne moins un homme apte à rendre la justice qu'un chef habilité à « décider », à conduire les destinées d'un clan, d'une tribu voire d'un ensemble tribal. L'origine du terme est probablement cananéenne, et on le retrouve aussi en Moab (Amos 2/3).
Le livre présente une succession de douze juges, que l'on répartit traditionnellement en deux groupes :
Pour autant, cette distinction habituelle entre « grands » et « petits » juges n'est guère pertinente, puisque Jephté appartient à l'une et l'autre catégories et que, dans la seconde, les récits proviennent de traditions fort diverses. On peut même se demander si Samson est bien un juge, alors qu'il apparaît plus comme héros isolé que comme chef d'un peuple (si ce n'est dans la rédaction finale).
A côté du verbe shaphat, il faut aussi tenir compte d'un autre verbe tout aussi essentiel: « yasha » « sauver » (3/31 Shamgar; 6/15 Gédéon; 10/1 Tola), et de son participe « moshia », « sauveur » (3/9 Otniel; 3/15 Éhoud). Ce double vocabulaire permet de distinguer « juges » et « sauveurs »; distinction d'autant plus importante que le verbe shaphat est absent de toute l'histoire de Gédéon!
Ce livre n’est pas destiné à flatter l’orgueil israélite ; mais à montrer les interventions de Dieu en faveur de son peuple. Le véritable héros du livre, est Dieu ! Dans sa miséricorde, Dieu a toujours retiré son peuple de l’état misérable où le plongeaient ses péchés jusqu’au moment où Israël rebelle a réclamé un roi « comme il y en a chez toutes les nations ».
Cette royauté n’était pourtant pas une nécessité absolue, il y avait dans le principe théocratique et dans l’organisation de la vie sociale et religieuse que Moïse lui avait laissés une force capable de le soutenir même sans chef civil commun, mais les tribus devaient user saintement de ce privilège et de cette liberté.
C’était pour elles une épreuve de force et les Israélites ne l’ont pas subie victorieusement. Douze fois, le livre des Juges nous montre le bras miséricordieux de l’Eternel, créant dans la conscience du peuple, par cette vivante expérience, le sens du salut divin.
Il est donc question de douze Juges. Ces juges, en hébreu « sophètes », jouaient le rôle de généraux libérateurs pour affranchir du joug de l’oppresseur puis rétablissaient la justice, l’ordre moral et religieux.
1° Clef du livre : Echec, décadence, anarchie, « Bokim » « vallée des pleurs ou repentance superficielle ».
2° Verset central : Juges 21/25 : « En ce temps là, il n’y avait point de roi en Israël. Chacun faisait ce qui lui semblait bon ».
Quatre fois « Chacun faisait ce qui lui semblait bon » (17/6 ; 18/1 ; 19/1 ; 21/25).
3° Chapitre central : Le chapitre 21 : LA CONFESSION.
4° Auteur :
On ne peut rien affirmer de précis quant à l’auteur, il est fort probable que la plus grande partie du livre a été composée par Samuel au moment où les souvenirs du peuple étaient encore vivaces. Les textes de 17/6 et 18/1 laissent supposer que l’établissement de la royauté était tout récent. Probablement à la lumière de Juges 1/21 : « au début du règne de David ».
5° Destinataire : Les Hébreux.
6° Date de la rédaction du livre : environ 1 100 ans avant Jésus-Christ.
7° Portée du livre : de la mort de Josué au prophète Samuel, soit environ 350 ans.
8° Plan du livre :
9° Résumé du livre :
Ce livre s’ouvre par plusieurs victoires remportées par Israël après la mort de Josué.
Graduellement la vie religieuse et politique d’Israël diminua jusqu’au moment où Dieu permit que la nation fût vaincue et assujettie par les peuples païens. Alors les Hébreux implorèrent le Seigneur qui leur suscita des libérateurs tels que Gédéon ou Jephté.
Sept fois, ils furent vaincus mais aussi sept fois ils furent délivrés. Malheureusement Israël se conforma progressivement aux coutumes des nations environnantes jusqu’à la ruine dans leur idolâtrie.
Ce livre contient la plus curieuse parabole comme l’un des plus merveilleux chants de guerre et nous donne le récit de l’action de la première femme qui ait occupé une place dans la direction de l’état (Déborah).
Il y a 50 paraboles dans la Bible : 40 dans le Nouveau Testament plus 1 métaphore et 9 dans l’Ancien Testament.
10° Enseignement pratique :
Ce livre nous permet de constater ce qui arrive lorsque nous restons stationnaires au lieu de poursuivre le combat. Les Israélites tombèrent dans les mêmes péchés que les nations environnantes.
Ils cessèrent d’être un peuple séparé, en raison de leur désobéissance le jugement fut inévitable.
Combien cela est vrai pour les enfants de Dieu de nos jours, lorsque nous cessons de croître dans la grâce nous commençons à rétrograder.
11° Comment Jésus y est vu :
Nous voyons le Seigneur Jésus dans le livre des Juges comme celui qui châtie son peuple. Sa miséricorde est grande. Il entend les cris de ses enfants désobéissants et les délivre des oppresseurs.
Ce livre nous montre le même Christ que nous rencontrons dans Hébreux 12/3-16 : discipline des fils de Dieu par amour.
Il y a 7 apostasies, 7 servitudes, 7 supplications, 7 délivrances. L’Ange de l’Eternel y est mentionné 16 fois.
12° Application dispensationnelle :
Le livre des Juges nous fait part du recul des Israélites (7 fois répétées). Le Seigneur permit de les punir par l’oppression de leurs ennemis jusqu’à ce qu’ils crient à Lui pour en être délivrés.
Dieu bénit toujours son peuple directement mais il le punit indirectement au moyen des nations païennes pendant cette dispensation. Israël est oppressé par les nations mais Dieu le délivrera lorsqu’il implorera son secours. Les angoisses de la grande tribulation feront naître ces cris et alors la délivrance viendra.
Historicité
L’historicité du livre est confirmée par les citations et les allusions des livres de Samuel et des Psaumes (1 Samuel 12/9; 2 Samuel 11/21; Psaumes 83/11, 12, 69), du livre d’Esaïe (Esaïe 9/4; 10/26), des Actes, de l’Epître aux Hébreux, puis par toute l’histoire Israélite et de plus en plus par l’archéologie.
Ce qu’il faut bien souligner aussi, c’est que l’époque des Juges est une vraie chute au-dessous du niveau spirituel atteint par le peuple dans les générations précédentes où l’unité religieuse et nationale avait été forte au temps de Moïse et de Josué.
Livre parallèle dans le Nouveau Testament
Galates. Comparez la rechute d’Israël dans l’idolâtrie avec l’attitude rétrograde de l’église des Galates, retombée dans le cérémonialisme et le légalisme.
Particularités.
Ce livre nous rapporte donc 7 apostasies, 7 servitudes, 7 nations païennes, 7 délivrances. Le parallèle spirituel se trouve dans l’histoire de l’Eglise depuis les Apôtres, l’apparition des sectes et la perte de l’unité en un seul corps 1 Corinthiens 12/12-13. C’est un livre de leçons de choses.
Il y a aussi 4 expériences qui se renouvellent constamment dans cette histoire:
Les contrastes sont aussi frappants: l’anarchie et la corruption la plus noire, les révélations et les victoires les plus éclatantes d’autre part.
Les messages spirituels: l’inévitable faillite de l’homme, la puissance de la prière, l’inépuisable miséricorde divine.
Caractères intéressants:
Symbolisme
Ce livre est une image d’une vie chrétienne partagée entre le monde et le Christ, entre la désobéissance et l’obéissance, la défaite et la victoire. Les Juges sont, quoique imparfaitement, des « christs » libérateurs.
L’Arche de l’alliance apparaît 3 fois dans cette période: Guilgal à Boquim, avec Gédéon, 150 ans plus tard, et Manoach.
Les juges provenaient de différentes couches de la société, et il y a même eu une femme parmi eux. Cependant, il y avait deux traits communs à tous : Dieu les a choisis pour libérer Son peuple et l'Esprit les a investis pour accomplir leur mission.
En règle générale, ils n'ont pas dû s'imposer par des miracles : ils se sont bornés à obtenir des victoires. Ils avaient beaucoup de défauts moraux, mais ils avaient aussi beaucoup de courage ; certains, comme Jephthé et Samson, figurent parmi les héros de la foi en Hébreux 11.
Leur oeuvre était brutale, et sans merci, mais c'était une lutte pour la vie et ils défendaient l'existence même de leur peuple.
On ne doit pas les juger d'après la lumière de la révélation plus avancée du Nouveau Testament. Ils ont vécu à une époque obscure, confuse et violente.
Six de ces juges sont considérés comme plus importants, car ils sont traités en détail : Othniel, Ehud, Barak, Gédéon, Jephthé et Samson.
Les six autres juges, dont les activités sont décrites en vitesse, sont appelés « juges mineurs ».
Il y a eu deux autres juges dont les activités sont rapportées en 1 Samuel : Eli et Samuel ; il semblerait qu'ils aient gouverné toute la nation des Hébreux pendant la période immédiatement antérieure à la monarchie.
La période des juges
Josué est un livre de victoire, tandis que Juges est un livre de défaite.
Tandis que le livre de Josué parle de la conquête de sept nations en sept ans, Juges décrit sept apostasies, sept oppressions et sept libérations.

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