AMOUR RÉCIPROQUE

Vie et Lumière El Shaddai

Introduction

Cantique des Cantiques 1.4: « …le roi m’introduit dans ses appartements ». – C’est la première fois que Sulamith prend la parole. Elle se rend compte, en entendant les jeunes filles du harem de Salomon, de la situation critique dans laquelle elle se trouve placée. (Nous en reparlerons ultérieurement).

– Une jeune fille avait déjà célébré les charmes du roi Salomon (v.1-4a). Toutes les jeunes filles se joignent maintenant à elle pour confirmer le bonheur d’appartenir à un roi tel que Salomon: « Nous nous égaierons, nous nous réjouirons à cause de toi; nous célébrerons ton amour plus que le vin. C’est avec raison que l’on t’aime. » (v.4)

1. Le païen ou le chrétien charnel

-« Nous nous égaierons, nous nous réjouirons à cause de toi ».

– Le païen, tout comme le chrétien charnel, trouvent leur plaisir et leur joie dans les choses du monde, et non en Dieu. Ils sont comme l’homme de la parabole de Luc 16.19. Eux aussi cherchent à mener joyeuse et brillante vie.

– Le croyant spirituel, au contraire, trouve sa joie dans le Seigneur, conformément à l’exhortation de l’apôtre Paul: « Au reste, mes frères, réjouissezvous dans le Seigneur ». (Philippiens 3.1) -« Nous célébrerons ton amour plus que le vin ». Nous savons bien que ces fêtes terrestres, humaines, charnelles, ne durent pas. Jésus nous a avertis: « Malheur à vous qui riez maintenant, car vous serez dans le deuil et dans les larmes ! » (Luc 6.25)

– Le païen et le chrétien charnel ont des raisons d’aimer le monde: « C’est avec raison que l’on t’aime » (Cantique des Cantiques 1.4). Pourquoi ? Parce qu’il existe entre l’esprit du monde et le païen une identification de nature. Il en est malheureusement de même entre le monde et le chrétien charnel. Rappelons-nous les paroles de Jésus adressées à ses disciples: « Si vous étiez du monde, le monde aimerait ce qui est à lui; mais parce que vous n’êtes pas du monde, et que je vous ai choisis du milieu du monde, à cause de cela le monde vous hait ». (Jean 15.19) Le monde aime ce qui est à lui. Et ce qui est au monde, aime le monde ! Le monde satisfait les appétits terrestres, les convoitises, les pulsions et les impulsions de la chair. Vous n’avez aucun effort à faire pour vivre comme le monde. Il suffit de vous laisser aller, de glisser dans les plaisirs, dans les passions, de vous laisser porter dans une gloire éphémère, et élever dans les honneurs d’un instant.

– Par contre, le monde hait ce qui n’est pas à lui. Et ce qui n’est pas au monde…le lui rend bien ! – Le chrétien spirituel, lui, a des raisons d’aimer le Seigneur. Nous le verrons.

2. La joie du chrétien dans la personne du Seigneur

– C’est une joie au plan personnel, et c’est aussi une joie collective. Le chrétien, lui aussi, peut dire à son Seigneur: « Nous nous égaierons, nous nous réjouirons à cause de toi ». C’est le privilège de nos familles en Christ. C’est l’héritage délicieux de nos rassemblements d’églises. – Le prophète Habakuk dit: « Toutefois, je veux me réjouir en l’Éternel, je veux me réjouir dans le Dieu de mon salut » (3.18). – Paul exhortait l’église de Philippe en ces termes: « Réjouissez-vous toujours dans le Seigneur; je le répète, réjouissez-vous » (Philippiens 4.4).

– Esaïe déclare: « Je me réjouirai en l’Éternel, mon âme sera ravie d’allégresse en mon Dieu; car il m’a revêtu des vêtements du salut, il m’a couvert du manteau de la délivrance » (61.10). C’est avec raison que nous l’aimons !

– Dans notre texte (Cantique des Cantiques 1.4), nous rencontrons deux verbes renfermant la même signification: « s’égayer » (l’hébreu dit « exulter ») et « se réjouir ». Ce qui signifie qu’en notre bien-aimé Seigneur et Sauveur se trouve une joie double. Nous allons de joie en joie avec Jésus. Nous goûtons la bénédiction par-dessus la bénédiction !

– Mes frères et sœurs bien-aimés, ne limitons pas notre réjouissance dans le Seigneur. Paul dit aux Corinthiens: « Au reste, frères, soyez dans la joie, perfectionnez-vous… » (2 Corinthiens 13.11) – Bannissons la tristesse: « Bannis de ton cœur le chagrin », nous dit l’Ecclésiaste (12.2). Trouvons notre joie en Jésus. « Venez, chantons avec allégresse à l’Éternel !

Poussons des cris de joie vers le rocher de notre salut » (Psaume 95.1). Chassons les chagrins, les lamentations engendrées par nos difficultés. Dieu nous aidera. Nous possédons le « bois » capable d’adoucir l’amertume des eaux de Mara, c’est la croix de Christ !(Exode 15.22-25).

– Pourrions-nous porter le déshonneur à notre Époux divin en menant deuil en sa présence ? Certes non !

-Il existe des tristesses auxquelles Jésus veut mettre un terme par sa bénédiction abondante et glorieuse. La veuve de Naïn pleurait, légitimement, derrière le cercueil de son fils unique. Jésus mit fin à cette profonde tristesse, et de quelle manière ! (Luc 7.11-17).

– Certaines de nos larmes doivent cesser, parce qu’elles ne sont pas dans le programme de Dieu, et elles ne se trouvent pas dans son cœur. « L’Éternel dit à Samuel: Quand cesseras-tu de pleurer sur Saül ? Je l’ai rejeté… » (1 Samuel 16.1)

Pourquoi pleurer quand Dieu, lui, ne pleure pas ? Il nous faut apprendre à être à l’unisson des sentiments de Dieu. C’est une école difficile dans laquelle il nous faut beaucoup de sensibilité au Saint-Esprit, et beaucoup de docilité dans les mains du Seigneur.

– Et que dire des larmes que nous versons inutilement parce que nous ne sommes pas à l’heure de Dieu ? De celles-là aussi nous devons en guérir ! Elles sont l’expression de notre incrédulité, ou de notre ignorance, ou de notre incompréhension spirituelle. Les disciples s’affligeaient et pleuraient un certain dimanche, alors que le ciel tout entier était en fête à cause de la résurrection de Christ (Marc 16.9-11). Les disciples n’étaient pas passés à l’heure d’été de Dieu !

– Faut-il parler des larmes provoquées par la déception, ou par l’irritation de nos cœurs ? Âme bien-aimée, pleures-tu parce que tu es déçue…de Dieu ? Ressaisis-toi. Ne sombre pas dans l’erreur de Jonas. Ce prophète, hors normes, passe de la désobéissance à la déception, puis de la déception à l’irritation (Jonas 4.1-4,9).

Reviens dans l’intimité de ton Seigneur, et abreuve-toi à la source inépuisable de la vraie joie. -« Nous nous égaierons, nous nous réjouirons… »

Notez ici : une ferme résolution. La joie est un choix de cœur. Battus, couverts de plaies, liés, emprisonnés, Paul et Silas auraient pu choisir de se plaindre. Rien ne les portait à la joie. Mais ils ont préféré prier et chanter les louanges de Dieu (voyez Actes 16.22-25). Une certitude, plus qu’une espérance. Le chrétien sait que de nouvelles occasions de joie véritable sont devant lui. Le Seigneur est bon ! Une manifestation évidente de la vie spirituelle jaillissant du cœur.

« Justes, réjouissez-vous en l’Éternel, et soyez dans l’allégresse ! » (Psaume 32.11). La joie est l’une des manifestations de la justice divine dans un cœur. -« à cause de toi » : le Seigneur est la cause de notre joie parfaite. Il est comme l’amande du fruit. Tous les fleuves de la joie véritable, de l’allégresse, de la félicité infinie, prennent leur source et leur substance en Jésus-Christ.

3. Mémorial et célébration

1.4d (version Darby) : « Nous nous souviendrons de tes amours plus que du vin ».

« tes amours »: L’amour de Dieu n’est pas divisé, mais il se manifeste de différentes façons, ainsi que nous l’avons déjà remarqué dans cette série d’études:

L’amour éternel, dès avant la fondation du monde. Dieu dit, par la bouche du prophète Jérémie : « Je t’aime d’un amour éternel, c’est pourquoi je te conserve ma bonté », ou « je t’emporte en grâce », comme le traduit une autre version. Paul écrit à l’église d’Ephèse: « En lui [Jésus], Dieu nous a élus avant la fondation du monde, pour que nous soyons saints et irrépréhensibles devant lui, nous ayant prédestinés dans son amour à être ses enfants d’adoption par Jésus-Christ » (Ephésiens 1.4-5)

L’amour du renoncement, de l’anéantissement, de l’humiliation. Jésus dit: « Il n’y a pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ses amis » (Jean 15.13). Et l’apôtre Jean déclare: « L’amour de Dieu a été manifesté envers nous en ce que Dieu a envoyé son Fils unique dans le monde, afin que nous vivions par lui » (1 Jean 4.9)

L’amour du plus grand sacrifice, l’amour dans le pardon: Lisez Luc 23.26-46.

L’amour inlassable jusqu’à ce que tous les élus soient dans la demeure céleste.

« Nous nous souviendrons… » : certaines choses sont inoubliables…

Parce qu’elles sont sublimes. Il en est ainsi de l’amour de notre Bien-Aimé: Éphésiens 3.14-19 Parce qu’elles sont inhabituelles. L’amour de notre Bien-Aimé est exceptionnel. « Car lorsque nous étions encore sans force, Christ, au temps marqué, est mort pour des impies. A peine mourrait-on pour un juste; quelqu’un peut-être mourrait pour un homme de bien. Mais Dieu prouve son amour envers nous, en ce que, lorsque nous étions encore des pécheurs, Christ est mort pour nous ». Parce qu’elles se produisent dans des circonstances particulières. Pensons à ce que nous étions lorsque Dieu nous a aimés ! ( Tite 3.3-5).

– Jésus ne nous permet pas d’oublier son amour. Si nous devions l’oublier, il nous visiterait de nouveau avec une nouvelle mesure d’amour. D’où la célébration liée au souvenir, ce que nous appelons « la sainte cène ».

A ce propos, Jésus a enseigné: « Faites ceci en mémoire de moi » (Luc 22.19). Chaque fois que les croyants participent à ce saint repas, c’est l’occasion pour eux de se souvenir de Christ et de son amour manifesté à la croix (1 Corinthiens 11.23-26).

4. Des raisons d’aimer le Seigneur

-A propos de ses adversaires, Jésus a rappelé la parole prophétique du psalmiste: « Ils m’ont haï sans cause » (Jean 15.25) – Quant à nous, faisons la joie de notre Seigneur en lui disant: « C’est avec raison que l’on t’aime » (Cantique des cantiques 1.4).

– Les croyants authentiques aiment Jésus avec une affection plus profonde que celle qu’ils osent accorder à tout autre être. L’amour pour Christ passe avant même leurs affections légitimes. Ils préfèrent Christ à tous les conforts terrestres. Ils acceptent de se démunir par amour pour leur Maître, et ne veulent d’aucune manière le renier.

– Bien-aimés frères et sœurs, si la persécution ou l’épreuve éteint notre amour pour Jésus, ou l’atténue, c’est qu’il est bien pauvre encore, et notre foi est encore bien chancelante. L’amour du vrai disciple est beaucoup plus profond et constant.

Conclusion

Voulez-vous prier un instant ? « O Jésus, je reconnais que mon amour pour toi est encore bien faible, et si fragile. Pardonne-moi mes relâchements, ma tiédeur, mon inconstance. Fortifie ton enfant, et répands dans mon cœur ton amour par la force toute-puissante du Saint-Esprit.

Mon désir le plus cher est de t’aimer chaque jour davantage. Je crois que tu entends ma prière, et que tu vas agir au plus profond de mon âme. Je mets à nouveau ma main dans ta main, pour reprendre la route d’un pas assuré. Merci Jésus. Amen »

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