Pilate dit : voici l’Homme

Pasteur Eric Pérus

 « Jésus sortit donc, portant la couronne d’épines et le manteau de pourpre. Et Pilate leur dit : Voici l’homme (Jean 19-5) .

Cela est complété par Matthieu 27-29/30 :

« Ils tressèrent une couronne d’épines, qu’ils posèrent sur sa tête et ils lui mirent un roseau dans la main droite, puis s’agenouillant devant lui, ils le raillaient en disant :  » Salut, roi des Juifs !  » Et ils crachaient contre lui, prenaient le roseau et frappaient sur sa tête

Ensuite une parole prophétique réalisée à la lettre,:

  • « J’ai livré mon dos à ceux qui me frappaient,
  • « Et mes joues à ceux qui m’arrachaient la barbe,
  • « Je n’ai pas dérobé mon visage
  • « aux ignominies et aux crachats »

(Ésaïe 50-6)


Frères et sœurs, quand nous annonçons le salut et la guérison divine il ne faut jamais oublier à quel prix Dieu nous l’offre. Il nous l’offre gratuitement parce qu’il l’a payé le plus grand prix possible : le don de son Fils -bien aimé.

Nous allons méditer sur la parole que Pilate a dit à la foule en montrant Jésus :

« Voici l’homme »

 Il faut reconnaître que la scène n’est pas belle. Jésus a sur la tête une couronne d’épines, dans sa main un roseau. On avait jeté sur ses épaules un manteau de pourpre, car s’il avait eu un manteau blanc ordinaire, celui-ci aurait été tout ensanglanté depuis le haut jusqu’en bas. Jésus avait perdu beaucoup de sang après avoir été battu de verges.

De plus son visage était couvert de crachats, sa barbe avait été arrachée. Tel est l’homme que Pilate avait présenté à la foule.

Je vous le répète, le tableau n’était pas beau. Mais lorsque Pilate dit : « Voici l’homme » il prononça quelque chose de vrai.

Nous aussi nous pouvons dire en regardant Jésus •  Voici l’homme ». Il était l’homme par excellence. Il dépassait tout autre être humain qui a jamais vécu sur la terre.

Pilate ignorait la portée de ses paroles. Et par ces mots il présentait Jésus comme un modèle.

Mais nous devons aller plus loin que cette pensée. Quand nous regardons l’homme que Pilate a présenté à la foule nous voyons là un être différent des autres. Cet homme venait du ciel. Quand il commença sa vie, sa frêle tête d’enfant était posée sur le bois d’une crèche. Il la termina la tête posée sur le bois rugueux d’une croix. Tel est l’homme que Pilate présenta à la populace.

Il était l’homme de qui Dieu avait dit :

« Celui-ci est mon Fils bien aimé en qui j’ai mis toute mon affection. »

Il était celui dont Jean-Baptiste avait affirmé :

« Voici l’agneau de Dieu qui ôte le péché du monde

Il était l’homme que les créatures célestes venaient servir sur la terre et s’il avait voulu lever seulement son doigt, il aurait pu faire appel à une légion d’anges pour venir à son secours, pour empêcher les soldats de le faire prisonnier.

Oui ! les anges l’avaient servi, mais aussi adoré.

Il était l’homme qui devant la mer déchaînée qui allait engloutir le bateau, avait, avec une autorité surhumaine, ordonné à la mer de se calmer et au vent de s’apaiser. La Parole nous dit :

« Il y eut un grand calme

Si la mer était agitée par des vagues en furie, il y avait aussi des esprits dans un état de surexcitation.

Devant cet homme les démons tremblaient et s’enfuyaient à son commandement.

Cet homme avait eu un jour devant lui un misérable possédé d’une légion de démons. Par une seule parole il les chassa.

Jamais le monde n’avait vu un tel homme. Et jamais le monde n’en verra un comme lui.

Il était un homme exceptionnel. Quand les soldats vinrent le faire prisonnier, il leur dit simplement cette phrase :

« C’est moi »

 Les soldats reculèrent et tombèrent par terre tellement il y avait de puissance dans sa parole.

C’était l’homme qui deux fois vint au Temple. La première fois au commencement de son ministère, la seconde fois à la fin. Il avait trouvé dans le temple des mercantis qui trafiquaient avec les sacrifices que l’on devait offrir pour le pardon des péchés.

Dieu avait voulu faire de ce temple une maison de prière. Il leur dit : « Vous en avez fait une caverne de voleurs

Avec autorité . il renversa les tables des marchands. Tout disparut et s’enfuit devant sa présence majestueuse.

 I l était aussi l’homme qui accomplissait des miracles et des guérisons. Jamais il n’a refusé à un malade de le guérir, il n’a jamais repoussé un pécheur qui lui demandait le pardon.

 Tous ceux qui sont venus chercher le pardon l’ont reçu. De- même pour la guérison.

Avant de commencer son ministère, il a annoncé son programme. Et quel programme ( Il l’a réalisé dans la lettre et dans l’Esprit. Écoutez-le :

« L’Esprit du Seigneur est sur moi parce qu’il m’a oint pour annoncer une bonne nouvelle aux pauvres ; II m’a envoyé pour guérir ceux qui ont le cœur brisé. Pour proclamer aux captifs la délivrance. Et aux aveugles le recouvrement de la vue, pour renvoyer libres les opprimés. Pour publier une année de grâce du Seigneur (Luc 4-18/19).

C’est un homme qui a vécu différemment de tous les autres. Ce qu’il a dit il l’a mis en pratique.

Après avoir travaillé 3 ans 1/2 comme charpentier, il a commencé son ministère. Jamais il n’a fait de collecte, ni reçu de don.

Un jour, pour le surprendre dans ses paroles, on lui a demandé :

« Faut-il payer le tribut à César ? » Il a répondu :

« Montrez-moi ta monnaie avec laquelle on paie le tribut.

Il n’avait pas même un denier sur lui. Il était si peu attaché à l’argent qu’il avait confié la bourse de la petite compagnie entre les mains d’un homme qu’il savait être un voleur.

Non seulement cet homme a agi d’une façon exceptionnelle, mais il a parlé d’une manière extraordinaire.

Un jour qu’il parlait sur la place publique on a envoyé des huissiers pour le saisir. Ces gens sont restés avec lui toute une journée attendant le moment opportun.

Quand ils sont revenus devant les sacrificateurs furieux de leur indécision, ils ont dit :

 Jamais homme n’a parlé comme cet homme

C’était un homme dont la parole était différente de celle des autres. Il était un signe de contradiction. Ou on l’aimait, ou on le haïssait. On ne pouvait rester neutre devant lui.

Il avait de nombreux amis. Il les avait bénis, guéris, mais il avait aussi des ennemis. Et chose étrange, ses ennemis étaient des gens qui croyaient connaître Dieu et sa Parole.

Et quand cet homme est venu ils ne l’ont pas accepté comme venant de Dieu. Ils l’ont haï sans cause nous disent les Écritures.

Cet homme n’a jamais écrit un livre. Un jour devant le parvis du Temple il écrivit sur la terre. On lui avait amené une femme adultère. Les scribes étaient là. Nous ne savons pas ce qu’il a écrit. Mais quelques minutes plus tard son écriture a disparu foulée aux pieds par les passants.

 Il n’a jamais écrit un livre, mais on a écrit sur lui des milliers et des milliers de livres. Béni soit son nom !

C’est l’homme qui a trois reprises a ressuscité un mort : la fille de Jaïrus qui venait de mourir, le fils de la veuve de Naïn que l’on portait au cimetière et Lazare qui depuis quatre jours était dans le tombeau. Avec des paroles d’autorité il a ramené ces trois morts à la vie.

« Voici l’homme » a dit Ponce Pilate. Une couronne d’épines sur sa tête, un manteau de pourpre sur son dos, un roseau à la main, le visage couvert de crachats et la barbe arrachée. Voilà l’homme qu’on a présenté à la foule.

Maintenant je voudrais rappeler quelques paroles de l’apôtre Paul écrites dans l’épître aux Philippiens :

« Ayez en vous les sentiments qui étaient en Jésus-Christ, lequel, existant en forme de Dieu, n’a point regardé comme une proie à arracher d’être égal avec Dieu, mais s’est dépouillé lui-même en prenant une forme de serviteur, et devenant semblable aux hommes, il s’est humilié lui-même, se rendant obéissant jusqu’à la mort, même jusqu’à la. mort de la croix (Phil. 2-5/8) .

Voici l’homme qu’il était :

 « C’est pourquoi Dieu l’a souverainement élevé et lui a donné le nom qui est au-dessus de tout nom, afin qu’au nom de Jésus tout genou fléchisse dans les cieux, sur la terre et sous la terre et que toute langue confesse que Jésus est le Seigneur à la gloire de Dieu le Père ». (Phil. 2-9/11).

Voici l’homme. Les hommes ont mis sur son front une couronne d’épines, mais Dieu l’a souverainement élevé. Plus tard, quand il viendra régner sur la terre, aura- t-il une couronne d’épines ? Non ! ‘Apocalypse 19-12 nous dit :

« Sur sa tête étaient plusieurs diadèmes ».

Ce ne sont pas les hommes qui lui donneront ces diadèmes. Il sera couronné par Dieu pour être Roi des rois et Seigneur des seigneurs. II dominera mille ans sur la terre. Ah ! les hommes lui ont donné la couronne d’épines. Dieu lui donnera un diadème de gloire. Les hommes ont mis dans sa main un roseau. Ils se sont moqué de lui en disant :

« Salut roi des Juifs »

Dieu a mis dans sa main le sceptre de la royauté. Quand il reviendra sur la terre, il n’aura pas un roseau dans sa main, mais un sceptre de fer. II brisera les nations et les assujettira à son pouvoir.

Les hommes ont mis sur ses épaules un manteau de pourpre se moquant de sa royauté.

Maintenant dans le ciel il a une robe blanche du sacerdoce royal. Car Jésus est notre souverain sacrificateur. Il est le grand prêtre de notre foi. Sur sa robe blanche il y a une ceinture d’or sur sa poitrine. Cette robe est éclatante de lumière.

C’est ainsi qu’il s’est manifesté à Jean, puis à Paul. Et quand nous le rencontrerons nous le verrons dans sa beauté céleste. Il est notre souverain sacrificateur selon l’ordre de Melchisédech

Oui ! Dieu a tout changé en ce qui concerne cet homme. Les hommes ont percé ses pieds par de gros clous et les cicatrices y sont encore.

Mais un jour il posera ses pieds sur la tête de ses ennemis, car il est écrit :

« Il faut qu’il règne jusqu’à ce qu’il ait fait de ses ennemis son marchepied ».

Les hommes ont lacéré de coups son dos sacré. Ils l’ont blessé, meurtri. Et ce dos meurtri est adossé au fond de l’univers. Il tient dans sa main le cours des étoiles, des planètes, des astres. Il tient tout dans sa main.

Pilate en présentant Jésus à la foule a dit : « Voici l’homme »

I l manquait à cette courte phrase un mot. Qu’aurait il dû dire ? Il aurait dû ajouter :

« Voici l’homme-Dieu »

Il ne voyait que le côté humain de Jésus. I l ne voyait que Jésus de Nazareth, un prophète rejeté par les siens.

Ah ! s’il avait pu voir l’autre côté. Le Dieu-homme. Jamais homme n’a parlé, n’a agi comme lui.

I l était différent de tous les autres hommes. Jamais un homme n’est mort comme lui. Tous les autres meurent à cause de leur propre péché. Il est mort à cause du péché des autres.

 Il était pur, saint, juste. Il a pu s’offrir comme un sacrifice vivant, efficace; payant dans sa personne notre rançon.

Cet homme est maintenant à la droite de Dieu. A toute personne malade il offre la guérison. A tous ceux qui cherchent la paix, à ceux qui sont troublés, il offre la délivrance. Il est le grand libérateur, le puissant Sauveur.

II est le sacrificateur suprême, le Roi des rois, le Seigneur des seigneurs, le Fils éternel du Dieu vivant.

Pilate a dit :

Que ferai-je de Jésus qu’on appelle le Christ ? »

La foule a crié :

« Crucifie-le, crucifie-le »

Aujourd’hui la question se pose devant vous :

 Qu’allez-vous faire de Jésus-Christ ?

Allez-vous le rejeter et être rejeté à votre tour ? Allez-vous l’accepter et être reçu par Dieu ?

Cet homme est un signe de contradiction. Si on l’accepte, on est sauvé pour l’éternité ; si on le rejette, on est perdu pour toujours.

Cet homme a créé une division : ceux qui croient et ceux qui ne croient pas.

Donnez-lui la place suprême et vous ne le regretterez jamais.

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