Évènements et anecdotes depuis notre vie avec notre Seigneur Jésus-Christ.

Jacques Sannier
Traduire
Pasteur Sannier Jacques

Pasteur Jacques Sannier (ancien trésorier général de la mission vie et lumière)

Évènements et anecdotes depuis notre vie avec notre Seigneur Jésus-Christ.

Josette ma femme et moi nous avons été élevés dans le Catholicisme.  Nous ne connaissions pas la Bible et nous étions des ignorants au sujet de Dieu.

Mon épouse est tombée malade, elle faisait de la dépression.

Dans l’immeuble où nous habitions, nous avons rencontré une chrétienne qui avait eu de la compassion envers ma femme.  Elle l’a emmenée à une réunion dans une église évangélique.

Je ne voulais pas y aller, car je craignais de tomber dans une secte pernicieuse surtout que j’avais eu affaire à des Témoins de Jéhovah.

Un jour pour faire plaisir à mon épouse, je suis allé avec elle a une réunion.

L’état de santé de Josette ne s’améliorait pas.  J’ai dû aller voir plusieurs spécialistes, neuropsychiatriques, psychanalystes, etc.  J’ai appris par un spécialiste l’origine de sa dépression (propos diffamatoire, colportés par son amie d’enfance)   

J’avais beau lui dire qu’il n’en était rien, elle ne le croyait pas.  La vie devenait intenable.

Mes deux filles étaient âgées de 7 et 4 ans.  Je pensais divorcer mais je pensais à mes filles je me disais ce qu’elles vont devenir avec une mère dépressive.

Un soir dans ma chambre, j’ai crié à Dieu en élevant mes bras vers le ciel : Dieu si tu existe, viens à mon secours, à peine que j’avais terminé que j’ai ressenti une paix en moi.  Le poids que j’avais sur les épaules avait disparu.

Le spécialiste qui soignait ma femme me disait.  La meilleure solution pour votre foyer serait de changer de coin, de déménager et de ne plus rencontrer les personnes qui sont la cause du malaise de votre femme.

Comment faire ?  Je n’en avais pas les moyens.  Où aller ?

Dieu avait un plan pour nous.

La banque dans laquelle je travaillais depuis 10 ans me proposa un poste de fondé de pouvoir dans l’agence au Havre.  Elle prenait tous les frais de déménagement à sa charge.

Nous allions à l’Église Evangélique rue Cassard.  C’est dans cette église que j’ai rencontré le Pasteur Clément Le Cossec dans l’année 1957.  Il me demanda de travailler pour lui dans l’administration de la revue « Lumière du Monde » Je n’avais aucune idée du monde tzigane.

Ma première rencontre avec les frères tziganes remonte à la Convention de Lille en 1962, là j’ai fait la connaissance de Victor Landauer dit Yacob, Armand Leboucher, Raoul Leverd et Antoine Reinhard dit Gamin

En 1966, le Pasteur Le Cossec

me proposa de travailler au sein de l’œuvre parmi les frères

Tziganes, ce que j’ai accepté, mais j’ai dû attendre d’avoir 20 ans révolus de présence dans cette banque avant de démissionner autrement je perdais mes avantages pour la retraite.

Fin décembre 1966 je déménageais pour m’installer à Les Choux, où la Mission possédait une propriété. C’est le frère Yacob qui au début de mon installation a préparé la maison du gardien à l’entrée de la propriété pour nous loger.  C’est lui qui a construit les toilettes.

Je suis reconnaissant envers ma femme et à mes trois filles, qui ont bien voulu me suivre dans cette aventure de la foi.  Dieu l’a voulu ainsi.

C’est à la première école biblique en 1967, que nous avons commencé notre nouvelle vie.

A ce moment là, il y avait Jimmy, Payon, Carotte, Nénen et les étudiants : LAGRAIN  Roumbal, Lili  CRIBOS, Mimi LEMAIRE,  LANGLOIS Guigui, Bébé MAYER, Michel LAGRENEE  et d’autres dont je ne me souviens plus.

Nous partagions en commun notre repas.  Quel amour fraternel !  Quelle ambiance ! J’ai vécu ces moments merveilleux, il y avait un tel état spirituel que je n’en ai plus éprouvé depuis.

Un jour, le feu s’est déclaré dans la cheminée, c’est le frère Roumbal qui a pris mon fils David surnommé Koulouk dans ses bras pour sortir de la maison, car Josette était affolée, le beau-frère de Payon, Ninfi qui a tiré un coup de fusil dans la cheminée pour éteindre le feu.

Les débuts furent assez difficiles,

c’était en hiver et la maison était humide, difficile à chauffer.  Alors que nous avions auparavant habité dans un appartement avec tout le confort moderne, avec trois chambres, salle de séjour, salle de bains, cuisine etc. eaux chaude et froide aux robinets, chauffage urbain par le plancher.  Nous résidions à la Pierre Collinet à Meaux (77) au 22ème étage.

Nous avions du mal à gérer notre nouvelle vie, le peu d’économies que nous possédions a été vite dépensées, et pour cause, la Mission me donnait 600 francs par mois, moitié moins ce que gagnais à la banque.   Nous avons dû nous organiser, Françoise allait chiner des nappes qu’elle vendait 5 francs, les premiers jours cela allait, mais après c’était très difficile.

Le frère Georges LAGRAIN dit Roumbal nous a beaucoup aidé, il emmenait Françoise faire les marchés, lui a prêté des bancs, clayettes, et donner de la marchandise.

Le plus difficile après fut de trouver de la marchandise, Françoise et moi, nous allions dans le Nord, visiter des usines de tissus pour acheter des lots – toiles à matelas, tissus pour canapés etc..  Ensuite, nous avons acheté de la maille dans le département de l’Aube.

Nous avons fait les saisons,

cueillettes de cerises, prunes, pommes, mais principalement les vendanges pendant près de 20 ans !  Tous les enfants ainsi que Koulouk et Gino, ils avaient 9 et 8 ans quand ils ont commencé à travailler avec nous.

La vie n’était pas toujours facile avec 20 francs par jour pour se nourrir.  Et souvent de fois, j’ai dû emprunter de l’argent que je remboursais après les vendanges. C’est un frère tzigane qui me le prêtait.

La vieille Ninie, la belle-mère à Payon, nous avait donné trois grosses poules parce qu’elle ne pouvait plus les garder dans sa caravane, nous demandant de ne pas les manger, elles pondraient des œufs.

Un frère catalan nous avait demandé si nous pouvions garder son coq pendant un mois, nous avons accepté bien sûr.

Un jour, que nous n’avions pas grand-chose à manger, alors nous avons tué une poule, et ensuite les autres ont passé par le même chemin, et le coq aussi, cela faisait plus de 2 mois que le frère catalan n’était pas venu le réclamer.   Joanet le prédicateur de Perpignan accompagné du propriétaire du coq est venu le chercher, j’étais gêné parce que nous l’avions mangé.   C’était un coq de combat d’une certaine valeur.

Pasteur J.Sannier

2 thoughts on “Évènements et anecdotes depuis notre vie avec notre Seigneur Jésus-Christ.

Laisser un commentaire

Copyright © [El Shaddai]. Tous droits réservés. Pasteur Eric Pérus . Toute reproduction, même partielle, interdite.
error: Attention contenue protégée, Content is protected !!
%d blogueurs aiment cette page :