Exode

Le livre de l'Exode

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Introduction :

Le mot « EXODE » signifie « Sortie ».
Son titre originel en hébreu est Shemot, littéralement « les Noms ».

C’est le deuxième livre du canon biblique quoique postérieur à Job dans l’ordre chronologique. L’Exode fait suite à la Genèse puisque le premier chapitre de l’Exode fait allusion à la mort de Joseph jusqu’à Moïse.

De longues périodes sont résumées en quelques mots, lesquelles nous apprennent deux grands faits :
Les enfants d’Israël furent féconds, Israël est devenu une grande nation de 70 âmes, elle est devenue un peuple de 3 à 4 millions d’âmes.
Leur situation politique et religieuse est totalement changée ; l’esclavage et le peuple doit se mélanger aux Egyptiens, ils n’ont pas de culte.

C’est le livre de ceux qui sont sortis du pays de la servitude par la rédemption au moyen du sang versé.
Ce titre s’applique plus spécialement à la première partie du livre qui raconte comment Dieu a fait sortir son peuple hors d’Egypte.

LA NAISSANCE D’UNE NATION :

A partir d’un petit groupe de 70 personnes qui étaient descendues en Egypte, les Israélites se multiplièrent jusqu’à former un peuple d’environ 3 millions d’individus. Pour entrer en possession du pays promis aux patriarches, ils devaient cependant être délivrés puis subir un temps de préparation. Ils avaient besoin d’être formés afin de constituer une nation.

Le temps de préparation dura seulement 50 ans, mais ce fut une période si importante qu’un sixième de l’ancien testament, c’est-à-dire tout le livre de l’Exode, celui du Lévitique, celui des Nombres et la plus grande partie du Deutéronome, y est consacré.

1°Clef du livre :

La rédemption ou le rachat.

2°Verset central :

Exode 12/13 : « Le sang vous serviras de signe sur la maison où vous serez, je verrai le sang et je passerai par-dessus vous, et il n’y aura point de plaie qui vous détruise. Quand je frapperai le pays d’Egypte ».

3°Chapitre central :

Chapitre 12 : LA PAQUE JUIVE.

4° Auteur du livre :

Moïse. L’auteur de l’Exode est donc Moïse ; différents témoignages viennent à l’appui.

Le témoignage de Moïse :

A trois reprises dans ce livre, Moïse se mentionne comme l’écrivain ; Exode 17/14 ; 24/7 ; 34/27.

Le témoignage du Seigneur :

Jésus le déclare avant et après sa crucifixion ; Marc 12/26 ; Luc 16/16 en rapport avec Luc 16/31 ; Luc 24/25-27, 44-45.

Le témoignage de l’Egyptologie :

Les Egyptologues tel Edouard NAVILLI de Genève, disent que seul un homme accoutumé aux mœurs égyptiennes, ayant vécu en Egypte a pu écrire l’Exode.
Tous les détails relatifs à la situation du peuple en Egypte, à l’attitude de Pharaon au départ des Israélites , à leur itinéraire jusqu’à la Mer Rouge, à leur marche et leur vie dans le désert sont décrits avec précision, une exactitude telles que seul un homme comme Moïse a pu les donner.

Jusqu’à certaine particularité de la construction du Tabernacle et de l’arche, jusqu’à la mention de l’emploi fréquent du bois d’acacia qui nous témoigne de l’origine égyptienne de l’auteur.

Et même, l’auteur a été certainement un Israélite dans toute la force de ce terme: Israélite accompli, l’homme qui considère son peuple comme «mis à part», comme directement et uniquement consacré au service de l’Eternel.
Tel a été Moïse, admirablement qualifié de toute manière pour l’œuvre grandiose à laquelle Dieu l’appelait.

5° Destinataire du livre :

Les Hébreux.

6° Date de rédaction :

Entre 1450 et 1500 ans avant Jésus-Christ.

7° Epoque couverte :

De la mort de Joseph à la dédicace du tabernacle.
Les événements rapportés dans l’Exode couvrent une période approximative de 216 ans.

8° Plan du livre :

a) Exode 1/1—————-Exode 14/31: Israël en Egypte.
b) Exode 15/1————–Exode 18/27: Les voyages d’Israël de la mer rouge au Sinaï.
c) Exode 19/1————–Exode 40/38: Israël à la montagne du Sinaï.

9° Résumé du livre :

Ce livre s’ouvre par le récit de l’esclavage des Hébreux en Egypte. Dieu prépare la rédemption de son peuple et sa délivrance au moyen du sang, Il le délivre en partageant les eaux de la mer rouge et le conduit dans le désert du Sinaï. Tout en délivrant son peuple, Dieu juge et châtie les égyptiens. Israël est miraculeusement préservé pendant sa longue marche dans le désert. Il reçoit des lois religieuses, morales, sociales. Le livre commence par le récit de l’existence misérable des Hébreux qui n’étaient que de pauvres esclaves dominés par des chefs de corvées égyptiens et se termine en nous le présentant comme un peuple organisé, comme une nation puissante délivrée par la main de Dieu

Si la Genèse nous parle de la chute de l’homme et de l’humanité entière, l’Exode nous parle du secours de Dieu et de la rédemption.

Le livre commence avec les ténèbres et la souffrance, il s’achève dans la gloire.

Dans l’Exode, nous n’avons plus à faire des individus, des familles ou des clans comme dans la Genèse, mais avec une nation et des nations. Les individus, les familles, les clans sont maintenant organisés en nations. Les prêtres de la famille sont destitués par les Lévites. L’autel particulier de la famille, bien que non supplanté, est complété et fortifié par l’autel de Jéhovah dans le Tabernacle.
L’Exode traite des faits de l’histoire bien plus que la biographie comme le fait la Genèse. Quand Dieu parle à Jacob à Peniel, c’était pour lui donner un nouveau nom à lui-même. Quand Dieu parle à Moïse au buisson ardent, c’était pour lui donner une révélation pour la nation.
L’Exode nous montre le développement de la famille et de la tribu à une existence nationale.

10° Enseignement pratique :

Nous voyons ici l’œuvre de Dieu dans la rédemption, c’est toujours la rédemption au moyen du sang expiatoire. Seul ceux des Israélites qui appliquèrent le sang sur le linteau des portes de leur maison furent délivrés par la puissance de Dieu et gardés miraculeusement dans le désert. De même aujourd’hui, seul ceux qui se confient dans le sang de Jésus-Christ sont sauvés et conduits par la puissance de Dieu.

11° Type de Christ :

Dans le livre nous voyons Jésus comme l’agneau de dieu immolé pour nos péchés. L’agneau pascal devint également la nourriture des rachetés. Ainsi Jésus dit : « Celui qui me mange, vivra par moi » Jean 6/57.

1) Agneau immolé 1 Corinthiens 5/7-8; 2/2.
2) Agneau sans défaut Exode 12/5; 1 Pierre 18; 19.
3) Son sang devait être versé et appliqué Exode 12/7; 1 Jean 1/9.
4) Ses os ne devaient pas être brisés Exode 12/46.
Depuis le jour du sacrifice, Israël devenait le peuple racheté ou un peuple nouveau-né Jean 3/7; 1 Corinthiens 6/19.

La manne Exode 16 est un type extrêmement complet de Christ, le pain de vie Jean 6/48: «Je suis le pain de vie», Jean 6/58: «ensuite, il prit du pain…ceci est mon corps qui est donné pour vous».

Le rocher frappé dans Exode 17/6; 1Corinthiens 10/4; Jean 7/37.

Les types du tabernacle nous donnent une image merveilleuse de l’œuvre de Jésus-Christ et de ses conséquences dans la vie des rachetés. Chaque objet du tabernacle nous présente un autre aspect de la personne divine et de l’œuvre de Jésus-Christ. Le tabernacle tout entier est un type de Christ.

a) La porte du tabernacle Jean 10/9.
b) L’autel des sacrifices Hébreux 10/12.
c) La cuve d’airain Jean 13.La table des pains Jean 6/35.
d) L’autel des parfums Hébreux 7/27.
e) Le chandelier Jean 8/12.
f) Le voile Hébreux 10/20.
g) L’arche couverte par le propitiatoire Hébreux 9; Romains 3/25.
h) Le grand souverain sacrificateur, Aaron, nous donne aussi une image magnifique du ministère de Jésus. Ses vêtements sont tous symboliques. Le type d’Aaron est incomplet, car Aaron était pécheur Hébreux 2/17; 3/1; 4/14-15; 5/5; 8/1; 9/11; 10/21.
i) Le buisson ardent : symbole de l’incarnation de Dieu, il brûle le mal.
j) Le passage de la mer rouge employé comme type de la conversion et comme la séparation de l’Egypte et du mal.
k) La colonne de nuée et le feu, symbole de la présence de Dieu. Christ est notre guide.
l) L’eau dans le désert symbole de l’Esprit.

Les prophéties messianiques Exode 12.
L’institution de la pâque, contient beaucoup de prophéties. Exode 17/6 Christ sera le rocher frappé.
Exode 13/20-21; 33/12-14 est à rapprocher de Matthieu 11/28.

12° Application dispensationnelle:

Quand Israël a été délivré dans le passé sur le terrain de la rédemption au moyen du sang et au milieu des jugements, ainsi Israël dispersé sera dans l’avenir délivré des jugements sur le terrain du sang du Christ versé à la croix. Comme dans le passé Israël a été libéré de l’esclavage d’une nation païenne et conduit dans son propre pays en Palestine. Ainsi il sera délivré dans l’avenir de la servitude des peuples de la terre et ramené dans son propre pays.

Quelques faits de l’histoire, racontés dans l’Exode se passèrent avant Moïse. Cette histoire transmise de père en fils pouvait comporter des éléments de grossissement. Moïse avait besoin de l’inspiration pour lui permettre de discerner la vérité de l’erreur et pour décrire la vérité avec une exactitude littérale. Pour l’histoire de son temps, il avait besoin de l’inspiration pour lui donner une parfaite compréhension des événements historiques et de l’inspiration sélective et littérale qui le contraigne à choisir parmi ses événements et à rapporter avec exactitude.

La grande préoccupation de Moïse ici,

c’est de glorifier Dieu. Le Dieu de l’Exode est bien le Dieu de la Genèse (Exode 2/6,8) c’est bien le Dieu de la promesse qui veille sur son peuple comme il veillait jadis sur Abraham, qui pourvoit à un libérateur pour son peuple en Moïse comme Il avait pourvu à un bélier pour Isaac, qui soutient Moïse dans sa lutte contre Pharaon, qui fait sortir son peuple hors d’Egypte, qui le guide et le protège dans le désert. C’est Lui, surtout, qui révèle sa volonté dans la loi du Sinaï. De même, il y a unité d’inspiration entre l’Exode et la Genèse, de même, il y a unité d’inspiration d’un bout à l’autre de la Genèse.

Il est important que nous comprenions la signification de la création de cette nation (Israël). On n’appuiera jamais trop sur le fait que ce ne fut pas l’élection d’une nation parmi d’autres pour que Dieu donne son amour à cette nation, tandis qu’il abandonnerait les autres. Le but de Dieu était beaucoup plus large que celui de la création d’une nation, c’était celui de la création d’un témoignage, en se servant de cette nation pour le salut des autres.

L’intention divine était la création d’un peuple qui,

sous son gouvernement aurait révélé dans le monde aux nations la largeur, la beauté et la bienfaisance de ce gouvernement, un peuple qui, réuni dans sa vie nationale autour de son trône et de son autel, obéissant à ses commandements, l’adorant, aurait révélé aux autres nations la signification de la royauté de Dieu. Ce n’était pas la création d’un favori, mais la création d’un modèle.

L’Exode est le livre de la rédemption ou rachat ; là sont exposées en types, les conditions par lesquelles l’homme peut être en relation avec Dieu : «la loi, les sacrifices, et la « sacrificature ». Il enseigne que la rédemption est la base essentielle de toute communion avec un Dieu saint et qu’un peuple racheté ne peut avoir de communion avec lui qu’en étant constamment purifié de ses souillures. Jusqu’alors, Dieu était lié au peuple Israélite, uniquement à cause de l’alliance avec Abraham (Genèse 15/18); maintenant, il le ramène à lui comme une nation, par le moyen de la rédemption.
Le peuple d’Israël n’est plus sous l’alliance Abrahamique, mais sous l’alliance Mosaïque et Dieu demeure au milieu de son peuple dans la nuée.

L’Epître aux Galates expose la relation de la loi avec l’alliance Abrahamique.

Par ses commandements, Dieu enseigne ses volontés à Israël. L’expérience faite sous la loi conduit à la conviction de péché, mais la sacrificature et les sacrifices (types accomplis en Christ) offrent au peuple coupable la voie du pardon ainsi que la purification, l’adoption et l’adoration.
Si la Genèse retrace pour nous les nombreux manquements de l’homme, Exode nous décrit l’histoire pleine de puissance de l’Eternel volant au secours de sa créature.

Au début de l’exode, nous découvrons l’un des moments les plus sombres de l’histoire du peuple de Dieu pour qui l’espoir du pays promis s’est évanoui, Joseph est mort.
Un nouveau souverain est monté sur le trône, un roi « qui ne connaissait pas Joseph » (Exode 1/8). Les Israélites, qui ont augmentés en nombre et se sont enrichis, deviennent un objet de méfiance. On les réduit alors à l’esclavage le plus abject, ce sont là des temps difficiles. Ils conduisent cependant à l’éveil d’un rêve pour ainsi dire oublier.

La promesse de Canaan…l’espoir d’être le peuple élu de Dieu.

Dieu choisit un homme Exode 3-6. En étudiant le plan de Dieu pour l’humanité, nous voyons qu’il est toujours question d’un homme ou d’une femme, objets d’un choix particulier. Ceci se vérifia au moment où l’Eternel attira les Israélites hors d’Egypte. Pendant les dernières années pénibles de la servitude de ce peuple, un fils naquit au sein d’une famille de la tribu de Lévi.

Pharaon avait donné ordre de tuer tous les bébés mâles qui verraient le jour chez les Israélites. Ce petit garçon fut cependant dissimulé par sa mère dans une corbeille, et on l’abandonna parmi les roseaux qui croissaient au bord du Nil. C’est la fille de Pharaon qui découvrit l’enfant. Elle lui donna le nom de Moïse, mot signifiant « tiré des eaux », ce qu’elle venait justement de faire, grâce à l’intervention de la sœur aînée de Moïse, la propre mère du bébé fut appelée à prendre soin de son fils.

Les circonstances de la vie de Moïse nous amènent à conclure que sa mère lui enseigna bien des choses au sujet de son peuple et de la vie avec Dieu, ce qu’il n’oublia jamais.


Après ces premières années

Où il put jouir des soins de sa mère, Moïse fut élevé à la cour du roi. Il eut alors toutes les richesses de l’Egypte à sa disposition. Il s’instruisit énormément, pendant les 40 années vécues au palais de Pharaon, mais jamais il ne cessa de s’identifier avec son peuple d’Israël, adoptant même parfois ses mauvaises voies (Exode 2/11-16).

Moïse n’était pas parfait, ce que nous ne sommes pas non plus. Dieu dut l’envoyer dans le désert de Madian pour y subir la seconde partie importante de son éducation, et c’est là que Moïse passa encore 40 années de son existence.

Enfin, lorsqu’il fut âgé de 80 ans, l’Eternel lui apparut. Moïse se trouvait dans le désert de Madian, face au buisson ardent, et Dieu lui dit : « Je suis le Dieu de ton père, le dieu d’Abraham, le Dieu d’Isaac et le Dieu de Jacob ». L’Eternel s’allait ainsi aux promesses faites aux patriarches (Exode 3/6). Il lui exposa ses plans, pour sa vie et l’avenir de son peuple (Exode 3/14-17). Pendant les 40 années vécues ici-bas, Moïse conduisit le peuple de Dieu hors d’Egypte et vers le pays de la promesse.

Si les Israélites, après avoir quitté l’Egypte, se rendirent en Canaan en passant par la péninsule du Sinaï,

C’est parce que Dieu le leur avait ordonné.

Dieu, par son extraordinaire puissance, fit essuyer aux Egyptiens une grande défaite, et cette victoire fut suivie de moments de louange triomphante.

On marcha ensuite pendant trois jours dans le désert de Schur. A Mara, les eaux devinrent douces grâce ç une intervention miraculeuse (Exode 15/25). Les Israélites poursuivirent enfin leur voyage en direction du sud, et ils campèrent à Elim.
C’est dans le désert de Sin que Dieu envoya la manne miraculeuse. Manne est un mot hébreu qui vient de l’exclamation des Israélites : « Qu’est-ce que c’est ?». Il s’agissait là d’une nourriture mystérieuse, concentrée, au goût agréable et que le peuple d’Israël serait appelé à consommer jusqu’à son entrée en Canaan. Des cailles leur furent également données en abondance alors qu’ils se plaignaient d’être privés de la viande dont ils se régalaient en Egypte.

A Rephidim, on vit se produire trois choses significatives :

1. Dieu fit jaillir l’eau du rocher que Moïse avait frappé de son bâton.
2. Amalek fut vaincu par Israël, sous la conduite de Josué, pendant que Moïse intercédait.
3. Moïse suivit les conseils de son beau père ; il désigna des anciens qui l’aidèrent à accomplir sa tâche écrasante.

En moins de trois mois, les Israélites arrivèrent au Mont Sinaï que l’on appelle aussi Horeb ; Ils allaient camper à cet endroit pendant près d’une année, et c’est encore là que leur seraient révélées leur destinée et les desseins de Dieu.
Une année vécue dans un camp, aux alentours du Mont Sinaï, suffit pour que le peuple avec lequel Dieu avait fait alliance devienne une nation. Il lui fut premièrement donné le décalogue ce qui signifie les dix lois ou commandements. On passa ensuite à des lois précises relatives à une vie sainte.
Puis on construisit un lieu où Dieu put habiter au milieu des siens et où ceux-ci pussent l’adorer. On lui donna le nom de Tabernacle ou tente d’assignation. Le sacerdoce fut en outre organisé, les offrandes réglées, et les fêtes, les moments de réjouissantes, instituées. En bref, Israël s’apprêtait à servir Dieu de manière effective.
Pendant des siècles, ces gens avaient appris que leurs pères Abraham, Isaac et Jacob avaient jouis d’une alliance avec l’Eternel.

Le même Dieu se révélait maintenant à eux ;

sa puissance n’était plus une chose que d’autres avaient ressentie, mais elle devenait l’expérience de leur vie. Ils voyaient des miracles de leurs propres yeux ! Au Sinaï, Israël se prépara pendant les trois jours qui précédèrent la conclusion de l’alliance. Dieu révéla à Moïse le décalogue, puis d’autres lois encore, et enfin des directions relatives aux fêtes sacrées.
Pour s’adresser à son peuple, il se tenait au sein d’une nuée dont l’aspect était celui d’un feu, Aaron, deux de ses fils et soixante dis anciens conduisirent le peuple tandis que des holocaustes étaient offerts. Moïse fit la lecture des lois de l’Eternel qu’il avait écrites, et les enfants d’Israël les acceptèrent L’alliance fut ensuite scellée par le sang des sacrifices. Elle était liée à une condition : l’obéissance.

Les lois données par Dieu se divisaient en trois catégories :

• Les lois morales : les règles au sujet du bien et du mal.
• Les lois civiles : les règles relatives à la nation.
• Les lois cérémonielles : les règles relatives au culte.

Les lois morales étaient permanentes,

Tandis que d’autres parmi les lois civiles et cérémonielles, n’étaient données que pour une certaine période.Celles où ilétait question, par exemple, de tuer les animaux furent changées lorsqu’Israël entra dans le pays de Canaan (Lévitique 17 et Deutéronome 12/20-24).
Les lois morales (Exode 20/1-26) sont constituées par le décalogue ou dix commandements. Ceux-ci furent d’abord prononcés par Dieu lui-même, puis relevés par écrit. Leur importance est grande.

1) Tu n’auras pas d’autre dieu devant ma face.
2) Tu ne te feras point d’image taillée.
3) Tu ne prendras pas mon nom en vain.
4) Souviens-toi du jour du repos pour le sanctifier.
5) Respecte ton père et ta mère.
6) Tu ne tueras point.
7) Tu ne commettras point d’adultère.
8) Tu ne déroberas point.
9) N’accuse faussement personne.
10) Ne convoite pas ce qui appartient à ton prochain.

Les deux premières lois sont celles qui nous montrent le caractère spécial du décalogue. Elles interdisent d’adorer des idoles ou des dieux étrangers. L’Egypte, d’où était sorti Israël, adorait un grand nombre de faux dieux. Quant à Canaan, ce pays vers lequel le peuple était en marche, il était rempli d’idolâtrie. Le peuple de Dieu devait se montrer différent ! Seul le vrai Dieu devait recevoir l’expression de sa dévotion.

L’histoire du veau d’or,

démontre l’absolue nécessité d’une séparation totale d’avec les coutumes païennes. Les lois morales nous indiquent comment l’homme est appelé à vivre pour être accepté de Dieu. Malheureusement, aucun individu n’a jamais été capable de les observer ! L’état de péché dans lequel tous se trouvent nous est ainsi prouvé. L’objet de l’ensemble des lois morales est encore aujourd’hui ce qu’il était pour les Israélites.

Le nouveau testament nous enseigne que la loi est l’évidence de :

• La sainteté de Dieu,
• L’état de culpabilité de l’homme,
• La nécessité de connaître la justice de Dieu (Romains 3/19-31).

Les lois civiles Exode 21/1-23/9; Lévitique 18.

Dieu donna à son peuple des lois qui touchaient à tous les domaines de leur existence; ce sont ce que l’on appelle les lois civiles.
Les enfants d’Israël ne devaient pas suivre les mauvaises voies des Egyptiens ou des Cananéens. Les lois concernant la mise au monde d’un enfant et la maternité étaient nécessaires ç cause de la perversion sexuelle, de la prostitution et des sacrifices d’enfants qui étaient choses communes parmi les Cananéens. Il fallait également interdire les mariages entre frères et sœurs, ce qui se faisait en Egypte. Mieux l’on connaît les cultures égyptiennes et cananéennes, mieux on comprend les restrictions imposées par la loi !

Les lois cérémonielles ou règles concernant le culte,

Comprennent des ordonnances relatives au tabernacle, au sacerdoce, aux fêtes, aux offrandes et à l’organisation du camp.

A partir du mont Sinaï, les Israélites célébrèrent leur existence en tant que peuple mis à part pour le service de Dieu. Les émotions et les bons sentiments ne suffisent cependant pas ! Dieu organisa les siens afin de leur permettre de marcher selon l’engagement qu’ils avaient pris.

Cette organisation, qui nous est décrite dans les lois cérémonielles, prit cinq formes fondamentales que nous voyons ici :

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