La Fête de Pourim
Traduire

La Fête de Pourim

Il y a très longtemps, dans l’empire perse, le roi Assuérus organisa un concours de beauté pour choisir sa reine parmi les femmes de son royaume. Or, à cette époque, une très grande communauté juive vivait là et c’est une jeune fille juive nommée Esther qui remporta le concours.

C’est ainsi qu’une juive devint reine de Perse. Mais son oncle, Mardochée, lui recommanda de ne pas dévoiler son identité religieuse. Il venait tous les jours devant le palais pour s’assurer que sa nièce allait bien… Tout allait pour le mieux pour la reine Esther mais on ne peut pas en dire autant pour Mardochée, car le conseiller du roi, un homme cruel et vaniteux nommé Haman, avait ordonné que tous les habitants du royaume s’agenouillent devant lui.

Ils se croisaient tous les jours devant le palais et jamais Mardochée n’avait accepté de s’agenouiller.

MARDOCHÉE : Un homme ne doit jamais s’agenouiller devant un autre homme mais uniquement devant Dieu.

Haman aurait pu faire condamner Mardochée à mort mais il décida de se venger sur l’ensemble de la communauté juive de Perse. Il obtint du roi Assuérus la permission de tuer tous les juifs de son empire en un seul jour. Haman tira au sort pour choisir la date de ce jour terrible et le sort tomba sur le treizième jour du mois d’Adar.

Dès lors, une seule personne pouvait sauver son peuple du massacre : la reine Esther. Mais pour cela elle devait s’exposer à un grave danger : d’une part, elle devait aller parler au roi sans y avoir été invitée, ce qui était passible de la peine de mort, et de plus elle devait révéler sa véritable identité… Courageusement, Esther entra dans le palais royal et s’avança jusqu’au trône :

ESTHER : Si tel est le bon plaisir du roi, que le roi, ainsi que Haman, assistent au festin que j’ai préparé à son intention.

Haman fut très heureux de cette invitation mais, en sortant du palais, voyant que Mardochée refusait toujours de s’agenouiller, il décida de le faire pendre sans même attendre le 13 Adar… Il fit dresser une potence et se rendit chez le roi pour obtenir l’autorisation de pendre Mardochée. Or, le roi venait d’apprendre que Mardochée lui avait sauvé la vie, quelques temps auparavant : comme il passait beaucoup de temps devant le palais, il avait surpris un complot contre la vie du roi et avait fait arrêter les coupables. Le roi cherchait donc un moyen de récompenser Mardochée

ASSUÉRUS : Haman, que convient-il de faire pour l’homme que le roi désire honorer ?

HAMAN à lui-même : Le roi cherche le moyen de m’honorer !

HAMAN au roi : S’il est un homme que le roi ait à cœur d’honorer, qu’on fasse venir un vêtement royal qu’a porté le roi et un cheval que le roi a monté et sur la tête duquel figure une couronne royale.

Que l’on confie le vêtement et le cheval à l’un des seigneurs du roi, des hauts dignitaires, pour qu’on mette le vêtement à l’homme que le roi veut honorer, qu’on le promène sur le cheval par la grande place de la ville, en le faisant précéder de cette proclamation : « Voilà ce qui se fait pour l’homme que le roi veut honorer ! »

ASSUÉRUS : Va vite prendre le vêtement et le cheval dont tu as parlé, et fais comme tu as dit à l’égard du juif Mardochée, qui est assis à la porte du roi ; n’omets aucun détail de tout ce que tu as proposé.

Ce soir-là, Haman se rendit au banquet de la reine Esther plus décidé que jamais à mettre ses plans funestes à exécution.

ASSUÉRUS : Fais connaître ta demande, reine Esther, et elle te sera accordée ; dis ce que tu souhaites : quand ce serait la moitié du royaume, tu l’obtiendrais.

ESTHER : Si j’ai trouvé grâce à tes yeux, et si tel est le bon plaisir du roi, puisse-t-on sauver ma vie et sauver mon peuple ! Car nous avons été vendus moi-même et mon peuple, pour être détruits, exterminés, anéantis. Si du moins nous avions été vendus pour être esclaves ou servantes, j’aurais gardé le silence… Assurément l’homme qui nous veut du mal n’a pas le souci du dommage causé au roi !

ASSUÉRUS : Qui est-il, où est-il, celui qui a eu l’audace d’agir de la sorte ?

ESTHER : Cet homme cruel et acharné, c’est ce méchant Haman que voilà !

Le roi en colère fit pendre Haman à la potence qu’il avait fait dresser pour Mardochée. Il nomma Mardochée à un poste important et l’autorisa à promulguer un décret autorisant les juifs à se défendre contre quiconque les attaquerait. Et c’est ainsi que les juifs furent sauvés du massacre qui devait avoir lieu le 13 Adar. Mardochée institua un jour de fête le 14 Adar.

MARDOCHÉE : Que ce jour, où la tristesse s’est changée en joie, devienne un jour de festin et de réjouissance. Que ce soit chaque année l’occasion d’envoyer des cadeaux aux uns et aux autres et de faire des dons aux pauvres. 

1 thought on “LA FÊTE DE POURIM

Laisser un commentaire

Copyright © [El Shaddai]. Tous droits réservés. Pasteur Eric Pérus . Toute reproduction, même partielle, interdite.
error: Attention contenue protégée, Content is protected !!
%d blogueurs aiment cette page :