Protection divine

Lorsque Copenhague se fut rendue aux anglais, en 1807, plusieurs détachements de soldats établirent pendant quelques temps, leur quartier dans les villages des environs.
Un jour, trois soldats furent envoyés pour piller quelques fermes.
Après en avoir trouvé plusieurs dépouillées et désertes, ils entrèrent enfin dans un verger dont les arbres étaient courbés sous le poids de leurs fruits ; un sentier les conduisit à une jolie habitation ; tout au dehors respirait la sécurité et le bien – être ; mais à leur vue la fermière et les enfants s’échappèrent en poussant de grands cris.
L’intérieur de la maison était propre et bien tenu ; une montre suspendue près de la cheminée et une jolie bibliothèque bien remplie attira l’attention du plus jeune des soldats.

Il prit un livre, et quoique qu’il ne pût comprendre la langue dans laquelle il était écrit, il distingua aisément le nom de Jésus-Christ sur toutes les pages.
Le maître de la maison entra à ce moment : l’un des maraudeurs lui demanda des provisions avec des gestes menaçants ; le fermier, sans paraître intimidé, branla
négativement la tête.
Le soldat qui tenait le livre s’approcha de lui, lui montra le nom de Jésus-Christ, posa sa main sur sa poitrine et leva les yeux au ciel.
Aussitôt le fermier lui serra vivement la main et sortit en courant, il revint bientôt avec sa femme et ses enfants chargés de vivres.
Les soldats voulurent leur donner de l’argent qui fut d’abord refusé, mais deux d’entre eux qui étaient croyants insistèrent au grand déplaisir de leur compagnon.
En prenant congé de leur hôte, ils lui firent comprendre qu’il ferait bien de cacher sa montre.
Le fermier, avec un signe significatif, leur fit comprendre qu’il ne craignait aucun mal, car il avait mis sa confiance dans le Seigneur, tous ses voisins s’étaient enfuis et avaient été entièrement dépouillés de tout ce qu’ils n’avaient pu emporter,
tandis que lui n’avait pas perdu un seul cheveu de sa tête, ni une seule pomme de ses arbres.

L’ange de l’Éternel campe autour de ceux qui le craignent et il les arrache au danger Psaume 34v8.

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