Samuel fils de Jacob

Joseph fils de Jacob
Traduire

INTRODUCTION:  

Le nom de « Samuel » signifie « Dieu exauça » ou « Dieu a exaucé » et le mot exprime le sujet des deux livres. A l’origine, ces deux livres n’en formaient qu’un seul et c’est ainsi qu’on  les trouve encore dans les manuscrits hébreux.

La division en deux livres a été réalisée par les Septantes d’où elle est passée dans la traduction latine (la Vulgate) et de là dans nos traductions françaises.

Depuis que l’on a commencé à imprimer le texte hébreu, cette division y a été apportée. 

Comme les Septantes trouvaient dans le livre non seulement l’histoire de Samuel, mais encore celle de Saul et de David, ils ont cherché à le rattacher plus étroitement aux livres des Rois et dans ce but, ont formé des deux livres de Samuel et des deux livres des Rois, un tout divisé en quatre parties sous le nom « des livres des Rois ou des Règnes » 1 Rois, 2 Rois, 3 Rois, 4 Rois.

A  partir de l’époque de la réformation, le titre primitif « livre de Samuel » a été réintégré, mais en maintenant la division en deux livres.

1° Clef du livre: Roi et royauté.        

2° Verset central:   1 Samuel 8/5:  « Voici, tu es vieux, et tes fils ne marchent point sur tes traces; mais maintenant, établis sur nous un roi pour nous juger, comme il y en a chez toutes les nations ».

3° Chapitre central:   1 Samuel 10- Saül, premier roi d’Israël.

4° Auteur du livre:  

L’auteur n’est pas connu, mais rien ne nous empêche de croire que Samuel soit l’auteur ou l’inspirateur d’une partie du récit (le premier livre). 

Il est évident que Samuel n’a pas écrit la deuxième partie car le chapitre 25 de 1 Samuel,  raconte sa mort. Mais nous savons par 1  Chroniques 29/29 que Samuel, a écrit ainsi que Nathan et Gad les prophètes.

Samuel avait alors des scribes et des secrétaires à son service; il serait donc possible que ceux-ci ou bien Nathan et Gad très liés avec Samuel aient pieusement continué le récit.                            

L’auteur, s’il n’est pas Samuel, a certainement utilisé des documents de première main, sans aucun doute ceux de Samuel et des deux autres prophètes.

Le nom de « livre de Samuel » pourrait aussi provenir du fait que le prophète Samuel est le personnage le plus influent de cette époque. Il est le rivaliste, le sophiste, le conseiller, le guide du peuple. C’est lui qui oint Saül, puis David comme roi. Il interprète le passé à la lumière de la pensée de Dieu et annonce l’avenir avec une grande clairvoyance morale. Il voit juste et il voit loin parce qu’il voit tout en Dieu. Ce sont certainement des prophètes qui ont écrit ces biographies de prophètes.                      

Seuls, des prophètes pouvaient comprendre l’œuvre mystérieuse de l’esprit de prophétie et écrire l’histoire de leur peuple avec le seul désir d’exalter le Dieu de leur peuple.

5° Destinataire du livre: Israël.

6° Date de la composition du livre:  1 100 ans avant Jésus-Christ.

7° Epoque couverte:  

Du sacrificateur Elie jusqu’au règne de David.

C’est la période de transition entre la sombre période des Juges et celle des Rois. 

Le livre reprend l’histoire de la théocratie au point où l’avait laissé le livre des Juges à l’époque de la domination des Philistins et la conduit jusqu’à la complète restauration de la théocratie sous le règne de David. La durée est donc d’environ 100 ans.

8° Plan du livre:  

Primitivement les deux livres de Samuel n’en formaient qu’un seul, mais ils furent divisés en deux pour faire ressortir le premier et le deuxième royaume d’Israël:   Le premier, sous le roi Saül,

Le deuxième, sous le roi David.

Samuel 1/1 à 1 Samuel 7/17: Samuel, le dernier juge.

Samuel 8/1 à  1 Samuel 31/13: Saül, le premier roi d’Israël.

Samuel 1/1 à 2 Samuel 8/16: David prend possession de son royaume.

2 Samuel 9/1 à  2 Samuel 24/25: David établit dans son royaume.

9° Résumé du livre:  

Ce sont des livres de requêtes, la première est celle d’une femme, Anne, qui demande un fils au Seigneur.

Dieu répond à sa prière au travers de la naissance de Samuel qu’elle consacre au service de l’Eternel.  Samuel exerce sa fonction de juge en Israël avec beaucoup de grandeur. A la fin de sa vie le peuple demande un roi. Saül, sera le premier roi d’Israël. Toutefois, ce n’est pas le choix de Dieu, plus tard Dieu lui accordera David, homme selon son cœur. David conquiert le trône de Juda, puis il étend son règne sur tout Israël. Il remporte la victoire sur les révoltes internes et affermit son royaume. Avant de mourir, il prépare la construction du temple que Salomon son fils bâtira.

Dieu est souverain. Tout concourt à l’accomplissement de ses desseins: la rébellion comme l’obéissance des peuples et des individus.

10° Enseignement pratique:  

La leçon sur la prière dans ces livres nous fait beaucoup de bien. Ce que nous demandons et recevons de Lui en réponse à nos requêtes est toujours une bénédiction. Les plans que fait l’homme charnel et les choses qui ne frappent que les yeux sont passagers. L’attitude et le sens de la justice de David envers Saül, Juda, Israël et Absalom sont extraordinaires. Sa chute et sa repentance ont été une exhortation pour beaucoup à travers les âges.

11° Type messianique:  

Dans ces livres, nous voyons le Christ comme la postérité de David (2 Samuel 7/17) « Ta maison et ton règne seront toujours assurés, ton trône sera pour toujours affermi, l’héritier légitime du trône de David ».

12° Application dispensationnelle:  

Un jour le Christ s’assiéra sur le trône de David et son règne n’aura point de fin  (Luc 11/31-33)  « La reine du Midi se lèvera au jour du jugement, avec les hommes de cette génération et les condamnera, parce qu’elle vint des extrémités de la terre pour entendre la sagesse de Salomon; et voici, il y a ici plus que Salomon. Les hommes de Ninive se lèveront, au jour du jugement, avec cette génération et la condamneront, parce qu’ils se repentirent à la prédication de Jonas; et voici, il y a ici plus que Jonas. Personne n’allume une lampe pour la mettre dans un lieu caché ou sous le boisseau, mais on la met sur le chandelier, afin que ceux qui entrent voient la lumière ».

David fut oint trois fois:

A Bethléem  (1 Samuel 16/12-13).

A Hébron où il fut oint roi sur la maison de Juda  (2 Samuel 2/4).

A Hébron où il fut oint sur tout Israël  (2 Samuel 5/3).

De même Jésus-Christ sera oint par tout le peuple d’Israël.

SYMBOLISMES:

a) Samuel: type de Christ,

Pour certains hébraisants le mot « Samuel » signifie « Dieu a entendu ». 

Mais depuis 1 900, ce savant orientaliste américain  JASTIOW a montré que si cette interprétation est vraie quand à sa réalité spirituelle, elle n’exprime pas le sens linguistique. En effet, dans la langue assyrienne, soeur aînée de l’hébreu, le mot « Semne » signifie « fils » et le mot « Samuel » signifierait « fils de Dieu ».

Au fond, les deux interprétations recouvrent une même vérité. Anne fit don de son fils d’une façon totale, il n’était plus fils d’Anne, mais fils de Dieu: « J’en fais don à l’Eternel…» (1 Samuel 1/28, version Synodale).

Samuel fut donc un fils de Dieu depuis sa naissance:

fils premier-né, fils obéissant, sacrificateur, prophète, juge, fidèle jusqu’à la mort, vie de prière et d’intercession.

Samuel comme prophète, sacrificateur, juge; Christ est aussi prophète, sacrificateur et Roi.  Samuel est le chef de l’école des prophètes; Christ est le chef des apôtres, prophètes, évangélistes. Samuel, est un homme de prière et d’intercession puissante (Psaume 99/6; Jérémie 15/1; 1 Samuel 1/12-23). Sa vie est une communion ininterrompue avec Dieu; Christ est toujours vivant pour intercéder pour nous. Christ est notre avocat; Samuel a une oreille toujours ouverte à la voix divine; Christ l’est au plus haut degré  (Esaïe 50/48; Jean 11/42; 10/11; 17/8,25-26).

b) Les deux « magnificat »

Celui d’Anne (1 Samuel 2) et de Marie (Luc 1/47), l’un et l’autre ont la vision d’un plein salut accordé à la terre  (1 Samuel 2/10; Luc 1/51-55) et d’un Oint c’est-à-dire « Messie ».

Ressemblance :

1 Samuel 2/1 – Luc 1/46-48; 

1 Samuel 2/2-3 – Luc 1/49-50;

1 Samuel 2/4-8 – Luc 1/51-53;   

1 Samuel 2/9-10 – Luc 1/54-55.

Nuances: Dans le Cantique d’Anne, retentit la justice de Dieu; dans celui de marie vibre la miséricorde divine.

Même message: L’un sous le signe de la loi; l’autre sous le signe de la grâce.

c) L’Eternel des armées (célestes).  

Titre divin nouveau et plein de majesté. Pour la première fois dans la Bible (1 Samuel 1/3), « l’Eternel des armées », sera ensuite employé fréquemment surtout dans les prophètes, soit 281 fois en tout.  Titre de Christ comme « Dieu des armées célestes », il est le type du chef de l’armée vainqueur dans son Eglise;  (Esaïe 6/1-3; Jean 12/41; Esaïe 8/13-14; 1 Pierre 2/5-8).

d) Jonathan

Image du Christ, de son amour, de sa céleste et divine amitié. Selon Proverbes 18/24: Jonathan fils de Roi n’eut pas honte de faire d’un berger, son ami; Jésus n’eut pas honte de nous appeler ses frères. « L’âme de Jonathan s’attacha à l’âme de David et Jonathan l’aima comme son âme » (1 Samuel 18/1).

Jésus ayant les siens qui étaient dans le monde les aima jusqu’à la fin (Jean 13/1). « Jonathan fit avec David une alliance perpétuelle » (1 Samuel 18/3; 20/15-16; 23/18); Jésus a fait avec nous une alliance perpétuelle à cause du sang de la nouvelle alliance.

Jonathan se dépouilla de son manteau, de son arc, de son épée, et les donna à David (1 Samuel 18/4); Jésus aussi, s’est dépouillé de sa gloire, nous a revêtu de la robe de justice, nous a armé et ceint pour le combat.

Jonathan fortifia David dans sa faiblesse; Jésus de même dit à l’apôtre Paul: « …Ma force s’accomplit dans ta faiblesse… ». Jonathan fut médiateur entre David et son père au péril de sa vie; Jésus, le seul médiateur entre Dieu et les hommes mourut pour nous et nous a rendus participants de sa gloire.

e) David, le berger-roi ou le roi selon Dieu:

Comme berger et comme roi, David est une figure de Christ. « David » signifie « le bien-aimé », Dieu dit aussi de Jésus-Christ: « Celui-ci est mon Fils bien-aimé … ». David est le fils d’Isaï, Jésus-Christ est « le rameau du tronc d’Isaï » (Esaïe 11/1). C’est à Bethléem qu’ils sont nés l’un et l’autre, à 1 000 ans de distance (Michée 5/1).     

David le berger eut comme le Christ charpentier une longue préparation en vue du royaume. David passa par un temps d’épreuve après être oint, Jésus-Christ fut emmené dans le désert pour y être tenté après son baptême du Saint-Esprit. David rejeté et banni après une période de grande popularité, Jésus fut crucifié à Jérusalem après avoir été acclamé par la foule.

David revint à Jérusalem victorieux, Jésus, le fils de David va revenir en gloire. Intimité de David avec Jonathan, David attirait à lui ceux qui étaient dans la détresse  (1 Samuel 22/2), Jésus attirait à Lui les pauvres et les méprisés (Luc 15/1). David, le berger risque plusieurs fois sa vie pour ses brebis, Jésus dit: «Je donne ma vie pour mes brebis » (Jean 10/15-18).

Jésus est le « Bon Berger » dans sa mort (Jean 10/11).Jésus est le « Grand Berger » dans sa résurrection (Hébreu 13/20). Jésus est le « Souverain-Berger » dans sa gloire (1 Pierre 5/4).  

David est le libérateur d’Israël, Jésus est le Libérateur « …qui viendra de Sion… » (Romains 11/26). David est le roi d’Israël, Jésus-Christ est le « Roi des rois » (Apocalypse 19/16; 1 Corinthiens 15/25). 

f) Mephiboscheth:

Il fit une chute et fut paralysé pour le reste de ses jours (2 Samuel 9/4), le péché nous paralyse et nous rend incapable de marcher dans les voies de Dieu.  David désire faire du bien à Méphiboscheth, Jésus-Christ veut faire grâce au pécheur.  Le roi David envoie chercher Méphiboscheth, Dieu nous a aimé le premier. Méphiboscheth reconnaît son indignité (2 Samuel 9/8), la grâce divine est pour celui qui reconnaît sa misère et son péché.

David agit avec bonté à cause de Jonathan, Dieu nous a fait grâce, non à cause de nos mérites, mais à cause de Jésus-Christ (1 Jean 2/12). (2 samuel 9/7)  « …ne craint point… », « L’amour parfait bannit la crainte».  Méphiboscheth est invité à la table du roi (2 Samuel 9/10-13), le but de la grâce est de nous faire entrer en communion avec Dieu (Apocalypse 3/20). Image de la miséricorde de notre Roi qui nous reçoit comme ses fils et nous fait manger à sa table.

g) L’Onction:

Symbole de la communion de l’Esprit Divin. Elle n’avait été pratiquée jusqu’alors, qu’à l’office des sacrificateurs et des prophètes; maintenant, elle est aussi pour les rois. Jésus par son sang nous fait  rois et sacrificateurs pour Dieu, son Père (Apocalypse 1/6). Et son onction demeure en nous, elle nous enseigne toutes choses, (1 Jean 2/27) et parfois l’onction du Saint-Esprit, en plénitude, fait de nous des prophètes du Très-Haut.

REMARQUE:     1 Samuel 15/15, Saül oublie que selon la loi, ce qui était voué à l’Eternel ne pouvait être offert en sacrifice. 1 Samuel 15/22, obéissance et sacrifice: vérité fondamentale dans la religion du vrai Dieu. Le culte spirituel est supérieur au culte cérémoniel et le culte cérémoniel n’a aucune valeur dans le culte spirituel. Les victimes offertes étaient le symbole destiné à rappeler à l’homme le devoir de s’offrir luimême (Esaïe 58/3; 1/11; Jérémie 7/2; Osée 6/6; Psaume 40/7). 1 Samuel 16/14 « un mauvais esprit venant de l’Eternel… » c’est-à-dire un esprit malin auquel Dieu permet de s’emparer de Saül (1 Rois 22/19.

UN ROYAUME UNI

L’IDÉE DE MONARCHIE  1 Samuel 8

Les instructions divines

Jusqu’à ce moment-là, aucun homme n’avait jamais régné en Israël. Jéhovah était le seul roi de ce peuple, qui jouissait alors d’une théocratie, c’est-à-dire qui était gouverné par Dieu, L’idée d’une théocratie, dans

laquelle Dieu exerçait son autorité par l’intermédiaire des chefs qu’il s’était choisis, n’avait certes pas été un échec, mais le peuple était incapable d’en apprécier les avantages.

Dieu accorda un roi aux Israélites, bien que ce ne fût pas là ce qu’il avait prévu, dans sa volonté parfaite. Déjà il avait discerné le jour où ils lui en demanderaient un, Avant leur entrée en Palestine, il leur avait indiqué de quelle manière un souverain se comporterait à leur égard.

Nous pouvons résumer ces diverses instructions en établissant les quatre principes suivants:

  1. Les rois d’Israël ne devraient pas régner parce qu’ils l’avaient décidé eux-mêmes,
  2. Ils ne devraient pas régner en vue de leur honneur ou de leur gloire personnelle,
  3. Ils devraient se soucier de la volonté de Dieu et de ses directions en vue du bien de son peuple,
  4. Le roi devrait être l’un des sujets de Jéhovah, au même titre que l’israélite le plus humble,

LE RÈGNE DE SAUL   1 Samuel 9 à 15

Choisi pour être roi

Si le peuple ne put désigner son roi en l’élisant, il est évident que Dieu choisit celui qui correspondait aux désirs de tous. Saül, nous est-il dit, était «jeune et beau»; il était grand, puisqu’il dépassait les autres de la tête (1 Samuel 9/2). Il correspondait à l’idée que l’on se faisait d’un roi.

Dieu révéla d’abord à Samuel que Saül serait appelé à régner (1 Samuel 9/15-17), puis le vieillard oignit le jeune homme au cours d’une cérémonie privée (1 Samuel 9/27-10/1). Il lui indiqua par quels signes Dieu lui confirmerait son choix, et il lui demanda de l’attendre à Guilgal, Les signes se réalisèrent, selon la prophétie de Samuel. Ensuite, à Mitspa, après avoir rappelé aux Israélites à quel point ils étaient coupables d’avoir réclamé un roi, Samuel déclara publiquement que Saül était celui qui régnerait sur eux (1 Samuel 10/1-27).

Victoires et défaites

Saül, à la tête des armées d’Israël, était un chef brillant. Ses victoires se succédaient mais il n’arrivait pas à se plier à l’autorité de Dieu. Un tel défaut fut la cause de son échec; finalement, l’Eternel dut le rejeter en tant que roi.

Le roi est rejeté

Saül ayant désobéi, à Guilgal (1 Samuel 13/8-12), Samuel est obligé de lui annoncer, pour la première fois, que son règne et celui de sa famille cesseront en Israël. «L’Eternel s’est choisi un homme selon son cœur», lui dit-il (1 Samuel 13/14). Saül désobéit à nouveau, et le même avertissement lui est répété, en termes plus vigoureux encore.

«L’Eternel trouve-t-il du plaisir dans les holocaustes et les sacrifices, comme dans l’obéissance à sa voix ? … La désobéissance est aussi coupable que la divination, et la résistance ne l’est pas moins que l’idolâtrie » 1 Samuel 15/22-23). La vie de Saül se poursuit, et nous voyons plus tard cet homme admettre son péché sans pour autant subir une réelle transformation.

Les raisons principales pour lesquelles Saül fut rejeté, en tant que roi, sont les suivantes:

  1. cet homme ne pensait pas qu’il fût nnécessaire, pour lui, de se soumettre entièrement aux ordres de l’Eternel.
  2. il avait épargné la vie de l’un des rois dont on avait capturé la ville.
  3. il avait offert des sacrifices et des holocaustes à l’Eternel.

Le rejet de Saül causa une vive déception et un grand chagrin chez Samuel  (1 Samuel 15/35). Dieu avait cependant quelqu’un d’autre à l’esprit.

LE REGNE DE DAVID

Le prophète Samuel est celui qui prépara le chemin à l’intention de David, le plus grand roi d’Israël. David avait passé une bonne partie de sa jeunesse à garder les troupeaux; il était berger. Les expériences faites en de telles circonstances forment la toile de fond de bien, des Psaumes, écrits par cet homme, et que nous retrouvons dans le livre portant ce nom-là. David ne resta cependant pas un berger toute sa vie, car il était celui que Dieu avait choisi pour devenir roi.

Oint pour devenir roi  1 Samuel 16/1-13

Dieu réveilla Samuel, qui continuait à pleurer sur Saül, et il l’envoya dans la famille d’lsaî, à Béthléhem. David était le plus jeune des fils d’Isaï.

Samuel oignit David, et l’Esprit de Dieu prit possession du jeune homme dès cet instant-là  (1 Samuel 16/13).

En attendant l’heure de Dieu  1 Samuel 16/14-23; 17/1-31/13; 2 Samuel 1

Plusieurs années s’écoulèrent avant que David montât réellement sur le trône d’Israël.   

Nous le voyons d’abord associé à la cour de Saül où, grâce à ses talents musicaux, il parvient à apaiser le roi qui est troublé spirituellement (1 Samuel 16/14-23).

David montra premièrement, son courage et sa confiance en l’Eternel, lorsqu’il répondit au défi lancé par Goliath, le Philistin (1 Samuel 17/20 à 58), sa victoire attira l’attention des gens d’Israël sur lui, et sa popularité auprès d’eux rendit Saül jaloux (1 Samuel 18/6-9).    

Pourtant, aucun des plans conçus par le roi, en vue de détruire David ne connut le moindre succès. Le jeune homme épousa Mical, fille de Saül, et il devint l’ami intime de Jonathan, son fils.

Les succès militaires de David se multipliant, la jalousie du roi ne connut bientôt plus de bornes, Saül réalisait que Dieu était avec le jeune homme (1 Samuel 18/12, 28). Celui-ci fut alors obligé de devenir un proscrit, et de fuir, afin d’échapper aux efforts de son adversaire qui voulait le tuer (1 Samuel 19/11-17).

Le prophète Gad (que David avait probablement déjà rencontré parmi les prophètes qui étaient avec Samuel, à Rama), s’associa à lui au cours de cette période et plus tard encore (1 Samuel 22/5; 2 Samuel 24/11-25). David chercha premièrement refuge dans le royaume d’Israël. Il dut s’ensuite s’enfuir auprès du roi Akisch, de Gath (1Samuel 21).

Lorsqu’il revint en Israël, il se cacha dans la caverne d’Adullam (1Samuel 22) où des hommes se réunirent autour de lui en grand nombre. Après la mort du prophète Samuel, qui fut enseveli à Rama, David se rendit à Paran (1 Samuel 25/1). Enfin, après avoir échappé plusieurs fois de justesse, il vint s’établir à Tsiklag, qui devint son quartier général, et il demeura là jusqu’à la mort de Saül (1Samuel 27).

Pendant les années d’exil et de danger, David choisit de se soumettre à la volonté de Dieu. 

Dans sa soumission à la volonté de Dieu, David représente tout ce que l’on peut souhaiter d’idéal en matière de royauté. Saül, lui, offrait un contraste complet. Poussé par un esprit entêté et rebelle, il s’adonna pour finir à la magie (1 Samuel 15/23 ; 28/3-25). Les dernières années de son règne furent une lutte constante entre ce roi obstiné et Dieu.

Quand enfin il dut faire face à cet instant terrible où la défaite était totale, il périt de sa propre main, sur le Mont-Guilboa. Trois de ses fils, y compris Jonathan, l’ami le plus proche de David, avaient déjà été tués durant la bataille contre les Philistins. La complainte émouvante de David, pleurant Saül et Jonathan, nous est donnée dans 2 Samuel 1.

David règne sur Juda  2 Samuel1 à 4,

A la suite de la mort de Saül, seule la tribu de Juda reconnut David comme son roi. Celui-ci fut oint, et il régna sur ces gens à Hébron pendant sept ans (2 Samuel 1-4). Isch-Boscheth, fils de Saül, était à la tête des autres tribus que l’on groupait sous le nom « d’Israël».   

Cependant alors que la famille de David et ses descendants allaient en s’affermissant, ceux de Saül devenaient de plus en plus faibles. Un conflit éclata entre les deux parties du royaume. Ensuite, au Cours d’une série d’événements marqués par la violence, Isch-Boscheth fut assassiné par deux de ses capitaines.

David règne sur tout Israël   2 Samuel 5 à 24; 1 Rois 1/1-2:12

Isch-Boscheth étant mort, les tribus se réunirent à Hébron où elles oignirent David, roi de tout Israël et de Juda (2 Samuel 5/1-5). David prît Jérusalem aux Jébusiens qui vivaient dans cette ville, et il en fit la capitale du royaume unifié (2 Samuel 5). Il régna là pendant 33 ans.

David continua à se montrer soumis aux désirs de l’Eternel. Sa première tâche consista à ramener l’arche de l’alliance et de la placer dans la capitale (2 Samuel 6), Vous vous souvenez que ce symbole de la présence divine avait été perdu lors de la bataille d’Aphek, par les fils pervertis d’Eli, et que les Philistins l’avaient ensuite renvoyé en constatant que le jugement de Dieu s’abattrait sur eux, Les Israélites, euxmêmes dans la crainte, l’avaient gardé à l’intérieur d’une grange, dans un endroit appelé Kirjath-Jearim. 

Ce lieu n’était qu’à environ 12 kilomètres à l’ouest de Jérusalem, mais l’arche y resta pendant plus de 60 ans (1 Samuel 5-7), c’est-à-dire pendant toute l’époque où Samuel fut juge en Israël, pendant le règne de Saül et une partie de celui de David.

C’est à ce moment-là que Dieu établit son alliance avec David, promettant à ce dernier un royaume qui n’aurait pas de fin. Les années s’écoulèrent, et David put étendre les frontières d’Israël en s’emparant de territoires étrangers, Il vint à bout des Philistins, des Moabites, des Ammonites (2 Samuel 8-10).

A l’apogée de son succès, David commit une faute irréparable. Il sombra dans l’adultère avec Bath-Schéba, et il prit des dispositions pour que le mari de cette femme, Urie, fût tué au cours d’une bataille  (2 Samuel 11). Urie avait été l’un des associés et chefs militaires du roi pendant de longues années. Le prophète Nathan fut celui qui mit le doigt sur le péché de David et qui prédit au souverain le jugement de Dieu. L’enfant de Bath-Schéba, dont David était le père, mourut (2 Samuel 12/15-23). Le roi se repentit sincèrement et il reçut le pardon; grâce à son attitude d’humilité et de contrition, Dieu put continuer à se servir de lui.  

C’est au cours de cette période de conviction que David écrivit les Psaumes 32 et 51,

Dieu, comme pour prouver à son serviteur qu’É lui avait accordé un pardon complet, lui donna, à lui et à Bath-Schéba (devenue sa femme), un autre fils que l’on appela Salomon, C’est Salomon qui devint le troisième roi d’Israël (2 Samuel 12/24-25 ; 1 Rois 1/39-40).

David s’était repenti mais, malheureusement, sa famille dut encore subir les conséquences de sa faute.  Premièrement, certains des fils et des filles de ses différentes femmes firent preuve d’une conduite déplorable, ce qui fut le cas d’Amnon et de Tamar, par exemple (2 Samuel 13-14). Tout se termina enfin par la révolte de son fils, Absalom. David fut même détrôné par Absalom, pendant une courte période  (2 Samuel 15-18).     

Il retrouva son royaume (2 Samuel 19-20) et, dans un merveilleux psaume de reconnaissance, il honora l’Eternel (2 Samuel 22-23).

Une dernière faute fut encore commise lorsque David dénombra son peuple, En agissant de la sorte, il montrait que sa confiance reposait dans le nombre de ses soldats et non dans le Seigneur. Une plaie s’abattit sur Israël. Elle s’interrompit au moment où David s’humilia et intercéda en faveur de son peuple; puis David bâtit un autel et offrit un sacrifice à Dieu sur l’aie d’Aravna, le Jébusien (2 Samuel 24/10-25),   Vers la fin de la vie de David, l’un de ses fils, Adonija, essaya de s’emparer du trône. Il n’y parvint pas et c’est Salomon qui devint roi.

David mourut et fut enseveli (1 Rois 1/1-2:12). L’histoire d’Israël continuant à se dérouler, des comparaisons furent sans cesse établies entre les rois qui succédèrent à David et le règne, la dévotion de ce dernier envers l’Eternel.

Joseph fils de Jacob

Laisser un commentaire

Copyright © [El Shaddai]. Tous droits réservés. Pasteur Eric Pérus . Toute reproduction, même partielle, interdite.
error: Attention contenue protégée, Content is protected !!
%d blogueurs aiment cette page :