Gagar Hoffmann
Traduire

Pasteur Gagar Hofmann

Gagar Hofmann

Pasteur Gagar Hoffmann

Violoniste et directeur musical de Vie et Lumière, la Mission évangélique des tziganes de France.

Photo – Mr et Mme Hoffmann

Témoignage : 1972

Des ténèbres à la avec Jésus-Christ

La boisson était son but.

Quand il n’avait pas d’argent, il se tenait caché près des cafés où il savait que se rendaient ses copains et il les suivait alors sachant qu’il pourrait obtenir d’eux qu’ils lui paient un verre d’alcool.

Aujourd’hui la proclamation de l’Évangile est son but.

Un miracle s’est produit.

a) Il est devenu le chef d’orchestre de notre Mission. Il a composé plusieurs cantiques, musique et paroles.
b) Il est aussi prédicateur, bien d’aplomb sur la Parole de Dieu.

Toujours avec un naturel convaincant il prêche l’Évangile sans détour.
Homme de Dieu, tous rendent de lui un bon témoignage.

Voici son témoignage

Souvent dans les cafés, à boire et à jouer.
Seigneur, si tu me cherches…

C’était en 1955, à La Rochelle que j’ai écouté pour la première fois la prédication de l’Évangile. J’avais alors 35 ans.
Au cours de la réunion un chant de cantique m’avait frappé. Ce cantique disait , « Dieu te cherche, Dieu te cherche… »

Toute la journée j’avais ces paroles dans ma tête, quand j’allais pour travailler. La nuit je ne pouvais dormir.
A la fin je n’en pouvais plus et j’ai dit « Eh bien, Seigneur, si tu me cherches, trouve-moi. » Et II l’a fait.

J’ai vu que j’étais perdu, que j’étais un pécheur. J’ai alors crié au Seigneur et j’ai été sauvé et aussitôt j’ai été tout transformé.

Ma femme voulait me quitter

Huit jours plus tard je me suis fait baptiser dans l’eau. Ma femme voulait me quitter.
Elle me dit : « Tu es tout drôle, qu’est-ce qui t’arrive, je te trouve bizarre, je reste plus avec toi. »

Et elle a commencé à faire les paquets et elle est partie. Mon oncle a couru après elle et lui a demandé :
— Pourquoi veux-tu partir ? Est-ce qu’il t’a battue ? Est-ce qu’il a crié avec toi ?
Elle a dit . « Non
— Eh bien alors, pourquoi veux-tu partir ?
— Parce qu’il rit tout le temps !

Mon oncle est venu vers moi me raconter ça.
— Ah ! elle veut des coups, c’est ça qu’elle veut, eh bien je vais lui en donner des coups.

Quand je suis venu vers elle et que j’ai voulu lui donner des coups, je me suis encore mis à rire.
Je me • suis dit . « Mais qu’est-ce qui se passe ? Je ne comprends pas Je voulais faire le méchant et je n’y arrivais pas.

Sur le coup je n’ai pas compris, mais je n’avais plus de méchanceté en moi. Je n’en voulais à personne.

Une seule chose comptait pour moi : m’approcher de Dieu, me mettre en règle avec lui et avoir la paix dans mon ménage.

Plus tard ma femme a aussi compris la Parole de Dieu, elle a été sauvée et elle s’est faite baptiser trois mois après moi.

Dès l’âge de 15 ans, je devins un grand buveur. Ivre presque chaque soir pendant 15 ans
Vers l’âge de 15 ans j’avais un ami qui m’invitait souvent à aller boire. C’était pendant la guerre. J’ai gardé le goût du vin et je suis devenu un grand buveur.
Presque chaque soir je rentrais à la caravane saoûl, à la dernière extrémité !

Un wagon de vin

Avant de me convertir je buvais.
Je partais le soir avec mon frère et on restait souvent jusqu’à 2 et 3 heures du matin dans les cafés à boire et à jouer.

Pendant la guerre, du temps de l’occupation allemande, on allait de lieu en lieu faire les fêtes foraines et on embarquait les voitures et les campings sur le train car il n’y avait pas d’essence.

Derrière nous, les Allemands avaient attaché un wagon-citerne de 20000 litres de vin. Il faisait une chaleur épouvantable. Le train allait vite.

Mouton (aujourd’hui prédicateur) dit : Gagar -et sa famille – Près de lui, son fils « Gala » qui est aussi prédicateur.

— II y a un wagon de vin derrière nous. Comment faire pour le percer ?

On a réussi à faire une brèche et d’un seul coup le vin a coulé. C’était un des meilleurs vins. J’ai cru que Mouton allait devenir fou. On a tout de suite été chercher des brocs, des seaux. On a tous pris une cuite.

A la première station, le wagon était signalé. Ils ont vu qu’il perdait du vin car on avait mal rebouché le trou. Puis on a saoûlé le chauffeur. Le train se mit à filer à une vitesse

A chaque fois que le train s’arrêtait, Mouton portait un litre de vin au chauffeur !

Et aujourd’hui, Dieu m’a complètement délivré de la boisson, depuis ma conversion.

Baptisé dans le Saint-Esprit à la Sainte-Cène

En 1955, le jour de la Pentecôte, j’ai été baptisé du Saint-Esprit, C’était en dessous de la tente, un jour de Sainte Cène.

On me dit : « Tu sais ! ta femme veut se convertir. Elle veut prendre son baptême d’eau ! »

J’étais content et quand on se mit à prier, j’ai senti une puissance en moi que je ne peux pas expliquer, quelque chose qui m’écrasait, quelque chose qui voulait me projeter a terre et ensuite je me suis mis à parler en langues. Je n’arrêtais plus, c’était comme une source qui ne s’arrêtait plus.

Depuis, j’ai aussi été délivré du tabac. Je ne fume plus.

J’ai voulu devenir serviteur de Dieu

En lisant la Bible j’ai eu le désir d’être prédicateur. Je voyais mon peuple sur les routes qui était sans prédicateurs, alors j’ai aussi voulu aller de l’avant et devenir serviteur de Dieu.

Musiciens de père en fils

Quand j’ai appris à jouer de la guitare, j’avais 20 ans.

Lorsque dans les réunions j’ai vu qu’il n’y avait pas de violoniste, j’ai joué du violon. Chez nous, toute la famille est musicien, mon père, mon grand-père…

Mon père a joué du violon pour Wilson, président des États-Unis.

3 jours à attendre la mort

Pendant la guerre, nous étions en ville à Thonon-les-Bains. Mouton s’était fait arrêter par les soldats italiens. Ils disaient qu’à 32 km, à un poste frontière italien, les soldats avaient été attaqués et quelques-uns avaient été tués, Les survivants disaient que c’était Mouton.

Quand Mouton fut arrêté on trouva sur lui une photo de moi et de Lépor un cousin. Une patrouille, dans la ville, nous a vus et nous a ramassés.

On devait être fusillé le soir à 6 heures, mais il y eut un contre-ordre. A 6 heures du matin ils sont encore venus nous dire qu’ils allaient nous fusiller. On est resté ainsi 3 jours à attendre la mort, puis un soir ils sont venus nous dire ; « Allez, sauvez-
vous… »

Si à cette époque-là on avait été tué, nous serions perdus dans les tourments.

Mais nous savons que notre « destinée est dans la main de Dieu » et maintenant nous savons que si nous venons à quitter cette terre, nous irons auprès du Seigneur, comme le dit l’apôtre Paul.

Toujours le sourire

Et très calme quand il converse avec vous dans sa caravane, il devient la dynamite de Dieu quand il prêche tel un torrent rapide qui voudrait entrainer avec lui tous les cœurs dans l’Océan de la grâce de Dieu.

II a été radicalement délivré de l’alcoolisme, par la puissance de Dieu. Sans cette intervention divine, il serait aujourd’hui une épave.

Mais maintenant il est une des preuves vivantes de ce texte : L’Évangile est une PUISSANCE de DIEU pour le SALUT de quiconque croit

Mes vaines résolutions

A cette époque ma mère était malade, Je faisais des serments sur elle pour ne plus boire. Mais je ne pouvais pas tenir mes serments. J’étais lié par mon péché.

Pour avoir un peu d’argent pour boire et j’allais jouer de la guitare dans les cafés.

J’ai écouté des cantiques, J’ai été touché

Un jour, des gitans sont venus à Paris. Ils nous ont apporté le message de la Parole de Dieu.

Je savais que Jésus était mort sur la croix, mais je n’avais pas compris le salut. J’ai suivi les réunions, sans encore trop comprendre.

Puis les frères sont partis à Beauvais avec leurs caravanes.

Je devais partir dans une autre direction, puis finalement je les ai suivis.

C’était certainement l’Esprit de Dieu qui me fit prendre cette décision. C’étaient les prédicateurs Mandz et Nédélec qui faisaient les réunions.

C’est en écoutant des cantiques enregistrés que j’ai été touché. J’ai accepté Jésus dans ma vie comme mon Sauveur et un mois plus tard je me suis fait baptiser.

Délivré de l’alcoolisme au cours d’un culte

Malgré ma foi en Jésus et quoique j’avais pris mon baptême, je n’étais pas encore délivré de la boisson.

Je ne me soûlais plus, mais je sentais que j’étais encore lié et attiré par l’alcool. Je m’efforçais de ne plus boire parce que j’aimais Dieu, mais c’était très dur.

Un jour de culte il y eut une prophétie et Dieu m’a parlé, Il disait que le péché me conduirait à la mort. J’ai eu une crainte dans mon Cœur car je savais que je n’étais pas libre.

J’ai crié à Dieu et instantanément j’ai été délivré au cours de ce culte. J’ai complètement cessé de boire du vin.

Je fumais beaucoup

Et je fumais 2 à 3 paquets de cigarettes par jour.

A Nantes, le pasteur Lebel a prié pour moi, J’ai senti que j’étais délivré par le Seigneur. Mais le soir je me suis laissé prendre avec un autre gitan à fumer encore une cigarette.

Cela dura encore 4 à 5 mois. Puis à Marseille, au cours d’un culte, Dieu a parlé à mon cœur .

Tu es délivré du tabac J’étais tout heureux et après ce culte un copain est venu vers moi et m’a dit Tu veux une cigarette ?

Il m’a embarrassé et je lui ai dit : Le Seigneur m’a délivré ! Depuis je n’ai plus fumé.

Cela fait maintenant 18 ans depuis que je suis un homme heureux qui sert le Seigneur.
Le Seigneur m’a appelé à son service
Avant de devenir prédicateur je faisais beaucoup de choses pour Dieu. Je sentais que j’étais à ma place quand je faisais quelque chose pour Dieu.

J’avais le désir de prêcher l’Évangile et, souvent dans les réunions de prière le Seigneur m’appelait à son service.

Pressé par Lui, j’ai répondu à son appel. Et c’est au moment où j’avais appris à lire, en 1960, que Dieu m’a appelé à prêcher sa Parole.

Souvenir de Rennes – 1958

2 thoughts on “Pasteur Gagar Hoffmann

Laisser un commentaire

Copyright © [El Shaddai]. Tous droits réservés. Pasteur Eric Pérus . Toute reproduction, même partielle, interdite.
error: Attention contenue protégée, Content is protected !!
%d blogueurs aiment cette page :