Le livre Ecclésiaste
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Le livre Ecclésiaste

Introduction:  

Le titre de ce livre en hébreu était « Gobeleth קהלת Qohelet»; en grec: « Septantes ecclésiastes » traduit en français par « ECCLESIASTE »; il signifie « Celui qui dirige et enseigne une écclésia » (c’est-à-dire « une assemblée ».)

La version allemande l’exprime assez bien par « le Prédicateur ». Il faisait partie des 5 rouleaux (en hébreu: « MEGUILLOTH ») qui était lus dans les synagogues, lors des 5 grandes fêtes de l’année. L’Ecclésiaste était lu spécialement le jour de la fête des Tabernacles.

VANITÉ

Écrit par Salomon vers la fin de sa vie, ce livre est le reflet de ce que ressent l’homme sans Dieu: « Vanités des vanités, tout est vanité ». Nul besoin des philosophes pour comprendre la nature humaine et ses grandes questions, la Bible enseigne avec précision. Dans tout ce livre, il n’est jamais  fait mention une seule fois de la grâce et de la rédemption, de la joie et de la paix et encore moins de la louange.

Salomon avait tout essayé, le plaisir (Ch.1), les arts (Ch.2), l’austérité (Ch.3), le stoïcisme (Ch.4), la religion rituelle (Ch.5), la richesse (Ch.6) et la renommée (Ch.7), la connaissance de Dieu (Ch.8), mais rien n’a pu remplir son coeur et la conclusion est tombée comme un constat d’échec: « VANITE ».

Ou se trouve la dimension de l’homme ?

Paul apporte l’éclaircissement nécessaire à la compréhension de ce livre: c’est dans les lieux célestes que nous sommes bénis (Ephésiens 1/3-14). Comprendre l’Ecclésiaste, c’est comprendre que l’homme n’est pas à la dimension de cette terre, il est bien trop grand pour elle. Sa place et son avenir sont dans les cieux, là où Christ est assis à la droite de Dieu.

LA DÉCOUPE

1° Clef du livre: Vanité

2° Verset central: Ecclésiaste 2/11: « Puis j’ai considéré tous les ouvrages que mes mains avaient faits et la peine que j’avais prise à les exécuter et voici tout est vanité et poursuite du vent, et il n’y a aucun avantage à tirer de ce qu’on fait sous le soleil ».

3° Chapitre central: Ecclésiate 12 « DE LA VIEILLESSE ».

Livre de Salomon

4° Auteur: 

Le livre commence par ces termes: « Paroles de l’Ecclésiate, Fils de David, Roi de Jérusalem  ». 

Sans aucun doute, ce fils est « SALOMON ». L’ouvrage porte d’une façon si évidente le sceau du roi Salomon, qu’il est tout normal de lui en attribuer la paternité, mais il s’agit sans doute du roi dans sa vieillesse, alors que son cœur n’était plus tout entier à l’Eternel. (1 Rois 11/3-6). La description de la magnificence des jouissances de la vie luxueuse de l’auteur, ainsi que de la sagesse qu’il cultive 

(Ecclésiaste 1/16, 17) plaide pour l’attribution du livre à Salomon. Il est insoutenable d’affirmer que ce livre est l’œuvre de plusieurs écrivains et que le style n’est pas celui de Salomon.                        

Il n’y a rien d’étonnant à ce que le style et le vocabulaire des Proverbes soient différents de ceux de l’Ecclésiaste, si comme nous le croyons, ces deux livres ont été écrits à des époques différentes de la vie de Salomon. Les genres aussi sont parfaitement différents: les Proverbes se caractérisent par des phrases courtes, claires, alors que l’Ecclésiaste est un long exposé, presque une prédication.

5° Destinataires: Israël.

6° Date de rédaction de ce livre: Environ 997 avant Jésus-Christ.

7°  Epoque couverte: Sur la vie de l’homme, de sa naissance à sa mort, du berceau au tombeau.

8° Plan du livre: 

           Ecclésiaste 1/1————————–> Ecclésiaste 6/12: LA VANITE DE TOUTES CHOSES SOUS LE SOLEIL.

           Ecclésiaste 7/1————————–> Ecclésiaste 12/16: LES BIENFAITS DE LA VERITABLE SAGESSE.        

Ce livre peut-être divisé en quatre parties:

  • Chapitres 1 et 2: Introduction et expérience de la vanité de toute chose.
  • Chapitres 3 et 4: Conflit entre la volonté de Dieu et celle de l’homme.
  • Chapitres 5 à 10: De la vanité des richesse et de la supériorité de la sagesse.
  • Chapitres 11 et 12: Exhortations à la charité et à la crainte de Dieu.

9° Résumé du livre:

Dans ce livre le prédicateur examine les choses qui sont « sous le soleil » du point de vue de l’homme rien n’est considéré, du point de vue de Dieu qui lui est au dessus du soleil.

Les expressions

« il n’y a rien de nouveau sous le soleil »  sont répétées 28 fois;
« Il n’y a rien sous le soleil » 3 fois;
« Il n’y a rien sur la terre » 7 fois;
« vanité des vanités » 37 fois.

Toutes ces expressions ne se trouvent que dans ce livre.

L’homme naturel s’élève jusqu’à sa plus haute connaissance de la vie et déclare que « tout est vanité ».  Ce livre inspiré de Dieu nous présente les choses « sous le soleil » telles qu’elles apparaissent et à l’homme dans sa grande sagesse.

10° Enseignement pratique:

Salomon avait goûté à toutes ces choses. Il occupe une position qui lui permettait de livrer son âme à toutes les formes de plaisirs: occupe une position d’honneur, était  l’objet d ’un grand héritage, jouissait d’une merveilleuse réputation. Mais la conclusion de toutes ces choses lui-même nous la donne: « vanité des vanités ». Si nous vivons dans le monde à la recherche de la satisfaction de notre moi, il en sera de même, le résultat est alors inévitable.

11° Type messianique:

Dans ce livre, le Messie n’est pas évoqué car il se trouve lui, au-dessus du soleil et pas sous le soleil.

12°  Application dispensationnelle:

Les juifs lisent ce livre à l’occasion de la fête des tabernacles.

Cette lecture est très appropriée puisque nous sommes des pèlerins, des voyageurs et nous habitons dans des tentes sous le soleil, dans l’attente des réalités spirituelles qui, elles sont éternelles. Celui qui est plus grand que Salomon établira son royaume éternel.

NOTES SUPPLÉMENTAIRES:

Le message: La clé de ce livre se trouve tout naturellement dans la vie de son auteur. Il a goûté à toutes les coupes du bonheur terrestre et toutes l’ont désillusionné.
Alors Salomon, roi rétrograde parvenu à la période qui a précédé le schisme, entrevoit la signification des choses à la fois avec désabusement, et avec vérité.

Il veut faire ressortir la complète insuffisance de toutes les choses terrestres pour procurer à l’homme un bonheur solide et éternel à la seule et pâle clarté des choses terrestres; sous le soleil, on aboutit à la désolante et décourageante conclusion que tout est vanité, que tout est vide pour toute vie en dehors de Dieu. Beaucoup de travail et de souffrances, quelques joies passagères, puis il faut tout abandonner pour mourir.

Cette révélation de la conscience fait pressentir la haute valeur de la crainte de Dieu, étayée par la révélation divine; en effet, la conscience naturelle doit être éclairée par le Saint-Esprit et la raison naturelle doit être illuminée par le soleil de justice.

Les seules lumières naturelles conduisent au désespoir; la révélation surnaturelle prépare son cœur à recevoir le  secours de Jésus-Christ. Le seul bonheur parfait et permanent, c’est la crainte de Dieu et la communion avec Lui. La première leçon de l’Ecclésiaste, c’est « vanité des vanités » et la dernière: « crains Dieu et garde ses commandements ». Entre ces deux leçons, Salomon laisse entrevoir les phrases successives de sa vie et ses expériences morales dans la poursuite du bonheur.

Salomon, par son livre, laisse entrevoir que l’homme a réellement besoin d’un Sauveur.

Symbolisme: 

Ce livre n’est qu’un long commentaire de la Parole de Christ « celui qui boira de cette eau, aura encore soif » (Jean 4/14).

  1. Ecclésiaste 9/8: « Qu’en tout temps tes vêtements soient blancs et que l’huile ne manque pas sur ta tête ». Allusion à des réalités intérieures et non extérieures (1 Jean 1/8-9; Ephésiens 5/18).
  2. Ecclésiaste 9/13-15: Allégorie frappante de l’histoire du salut du monde. La petite ville, c’est le monde, le roi puissant, c’est le diable, l’homme pauvre qui sauva la ville, c’est Jésus-Christ et « personne ne s’est souvenu » représente les hommes qui oublient le Seigneur pour la plupart.
  3. Ecclésiaste 11/1-6: le semeur. Allusion aux semences que l’ouvrier de Dieu doit jeter sans s’inquiéter des fruits, ni céder au découragement.

NOTES: 

Le nom de Dieu n’est jamais exprimé par « YAHVE », « l’Eternel ». On y trouve « ELOHIM », Seigneur de toute la terre, alors que YAHVE représente le Dieu d’Israël.

Aucune citation de l’Ecclésiaste dans le nouveau-testament.

 On admet souvent que ce livre est une confession publique des péchés de Salomon. Sa réputation de sagesse attirait de toute part des étrangers à sa cour ainsi que des nationaux-juifs.      

 Après les avoir scandalisés par ses dérèglements il leur devait une réparation publique. Ce livre ouvre une porte d’espérance pour le pécheur désabusé en ce sens que si lui aussi se repent, confesse avec sincérité et courage, le Dieu de l’Espérance pour le remplir de toute paix et de toute joie par le Saint-Esprit. Les péchés ayant une portée publique exigent une confession publique. Les péchés ayant une portée familiales exigent une confession familiale. Les péchés contre un frère exigent une confession à ce frère. Les péchés personnels exigent une confession à Dieu seul.

A noter enfin que la sobriété de l’Ecclésiaste dans sa confession publique pour éviter de scandaliser les faibles. 

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