
Témoignage Bella Winterstein
Témoignage Bella Winterstein – Servir Dieu avec foi en Espagne Témoignage Bella Winterstein Mon appel Réunions en France Espagne & miracles Prison & épreuves Provision
Vie et Lumière
De Toulouse à Madrid : la rencontre avec Jésus, un mari vaillant pour Dieu, des miracles en Espagne, la prison sous Franco et la fidélité du Seigneur dans la pauvreté et la joie.
« La Vidéo se trouve en bas de la Page »
Je m’appelle Bella. Quand j’ai rencontré Jésus‑Christ, j’étais jeune, j’avais 17 ans. J’ai été baptisée à Toulouse, il y a maintenant 67 ans.
Depuis ce jour, avec la grâce de Dieu, nous avons travaillé pour le Seigneur et nous avons cherché à Lui être fidèles.
Mon mari, Fatard, était un homme vaillant pour Dieu. Partout où il allait, il organisait des réunions, il avertissait les gens sur les places publiques.
Il disait : « Ce soir, je fais une réunion, que chacun amène sa chaise. » La plupart n’avaient pas de chaise, alors ils retournaient un bidon, allumaient un petit feu, et là, il leur prêchait l’Évangile.
Les gens se donnaient à Dieu, et il y avait beaucoup de miracles. Ils voyaient la puissance de Dieu agir dans les corps, dans les âmes et dans les esprits.
Après quelques jours, il recommençait un peu plus loin, parfois dans la même ville, comme à Bordeaux.
Il annonçait à nouveau : « Ce soir, je fais une réunion, amenez vos chaises. » Souvent, c’était l’arrière‑saison, il faisait frais, alors il allumait un feu et tenait des réunions en plein air.
Le Seigneur bénissait, des âmes se convertissaient, et au printemps il organisait des baptêmes : les nouveaux convertis étaient baptisés au nom de Jésus, et il était heureux de servir le Seigneur ainsi, année après année.
Pendant cinq ans, il a prié pour avoir un chapiteau et pouvoir traverser la France pour annoncer l’Évangile.
Un jour, il a eu à cœur d’aller en Espagne. Il ne parlait pas espagnol, mais il aimait beaucoup ce peuple et priait pour lui.
Un jour, alors qu’il marchait à Bordeaux, il a vu un homme sur le trottoir d’en face. Il a traversé, est allé vers lui et lui a demandé : « Tu es gitan ? Tu es espagnol ? » L’homme a répondu oui.
Fatard lui a parlé de l’endroit où nous faisions des réunions avec les frères, où il avait construit une petite salle en planches. Comme c’était l’arrière‑saison, il y avait un petit feu et les gens venaient écouter la Parole.
Cet homme lui a expliqué que sa femme, à la suite d’un accident, avait perdu le sommeil et qu’elle était devenue dépressive. Il a ajouté : « Cela fait plusieurs années qu’elle ne dort plus. »
Fatard lui a répondu : « Si tu croyais au Seigneur, tu amènerais ta femme. Nous prierions pour elle, et le Seigneur la délivrerait. »
L’homme a promis de venir avec son frère. Quelques jours plus tard, il a effectivement amené sa femme. Les serviteurs ont prié pour elle, et elle a été complètement guérie.
À partir de là, l’amour de Fatard pour le peuple espagnol a encore grandi. Cela faisait déjà cinq ans qu’il priait pour partir en Espagne, mais il attendait le temps de Dieu.
Un jour, il a parlé avec son ami et frère Chelin. Il lui a dit : « Tu vois, si tu voulais, tu pourrais acheter un petit camping là‑bas. Les Espagnols vivent beaucoup en maisons ou en appartements, mais si tu trouvais un petit camping d’occasion, on pourrait partir ensemble. On commencerait à Madrid, on ferait des réunions. »
Chelin lui a répondu : « Si tu veux, je vais prier le Seigneur pour avoir un peu d’argent et le faire. »
Dieu a répondu, Chelin a pu acheter ce petit camping‑car et nous sommes partis à Madrid. Là‑bas, nous ne connaissions personne, ni lui ni nous, mais le Seigneur nous a conduits au bon endroit.
Nous nous sommes retrouvés sur un grand terrain, à côté d’une énorme butte de terre. Fatard m’a dit : « On va s’installer ici. »
Il a garé le camping près de la butte, et Chelin s’est mis à côté. Derrière cette montagne de terre, il y avait tout un champ de travail pour Dieu : environ 110 cabanes, qu’ils appelaient des « chabolas ».
C’était très pauvre, moitié carton, moitié tôle, mais les gens étaient propres, ordonnés, et faisaient ce qu’ils pouvaient. Ils étaient embauchés pour ramasser les olives, les pommes de terre, les tomates, afin de gagner un peu d’argent. Dieu nous avait parfaitement conduits.
Nous avons commencé les réunions avec Chelin. Très vite, le Seigneur s’est manifesté.
Un jour, ils ont amené un homme paralysé depuis huit ans, assis dans une chaise roulante, poussé par sa femme et son beau‑frère. Ils ont expliqué qu’il était paralysé depuis huit ans.
Avec Chelin, ils ont prié pour lui. Fatard lui a imposé les mains au nom de Jésus. Ils l’ont pris chacun par un bras, l’ont mis debout, et ont déclaré : « Au nom de Jésus, sois guéri. »
Ils ont senti comme un craquement dans son corps. Soudain, il s’est mis à marcher, puis à courir.
Sur ce terrain inégal, avec des mottes de terre de 20 ou 30 cm, il les franchissait en criant en espagnol : « Sanado ! Gloria a Dios ! Yo soy sanado ! »
Il était guéri, et tout le monde glorifiait Dieu.
Les jours passaient, d’autres miracles se produisaient.
Mais une femme qui vendait du lait avec une petite charrette et une mobylette a fini par nous dénoncer à la Guardia Civil, la police de l’époque de Franco.
Elle a dit : « Ces gens rassemblent beaucoup de personnes, ils parlent de Dieu et prient pour les malades. »
Quelques jours plus tard, trois camions de la Guardia Civil sont arrivés. Ils ont pris Chelin et Fatard, leur ont demandé d’emmener leurs Bibles, et les ont conduits en prison.
Le soir même, ils étaient enfermés. Ils ont été jugés quelques jours plus tard, au milieu de la nuit, et condamnés à cinq ans et un jour de prison. Là‑bas, un « jour » en plus voulait dire qu’on ne savait pas quand on sortirait.
Nous nous sommes retrouvées seules, moi et la femme de Chelin, sur cette grande place, avec les caravanes. Au début, les gardiens nous donnaient de l’eau, mais en voyant que la Guardia Civil avait arrêté les hommes, ils ont refusé de nous en donner.
Il fallait marcher près d’un kilomètre pour chercher de l’eau dans des bidons. Nous n’avions presque pas d’argent.
J’ai réussi à obtenir le numéro du pasteur Jean Le Cossec, qui s’occupait de l’œuvre parmi les Manouches. Je lui ai expliqué : « Nos maris sont en prison, nous n’avons pas d’argent, nous ne savons pas ce que nous allons devenir. »
Il nous a rassurées et a promis de venir, de prendre un avocat. Cela a duré longtemps, mais Dieu nous a soutenues.
Pendant ce temps, Dieu continuait d’agir.
L’homme paralysé qui avait été guéri a été convoqué par les autorités. On lui a demandé : « Qu’est‑ce qu’ils t’ont donné à boire comme potion ? » Il a répondu : « Rien. Ils ont seulement imposé les mains sur moi et ont dit : “Au nom de Jésus, qu’il soit guéri.” »
Ils lui ont demandé ce qu’ils avaient demandé en échange, et il a répondu : « Rien. Ils n’ont demandé aucun argent. »
Cet homme, père de cinq enfants, témoignait partout que Jésus l’avait guéri. Cela nous encourageait, nous qui étions dehors et dont les maris étaient en prison.
En prison, les conditions étaient très dures. La paillasse était remplie de morceaux de paille broyée, il y avait de la poussière et des punaises en quantité. Les frères étaient littéralement dévorés par ces bêtes.
Chelin a dit à Fatard : « Tu sais, pour tout, il faut le jeûne et la prière. Pour les malades, pour les combats, et pour ces bêtes aussi ! »
Alors, ils ont jeûné et prié plusieurs jours. Au bout de trois ou quatre jours, ils ont vu les punaises sortir et longer les murs en file, comme une colonne d’Indiens, mais sans plus les attaquer. Dieu leur avait donné la victoire jusque dans ces détails.
Cela a fait dire à Fatard : « Regarde, même des petites bêtes obéissent à Dieu, alors que souvent l’être humain, même béni et guéri, reste dur et ingrat. »
Dieu se servait d’eux aussi pour prier à distance. Un frère, qui les avait connus à Valladolid, leur a demandé de prier pour sa petite fille gravement brûlée. Les médecins parlaient de greffes.
De la cour de la prison, en faisant leurs tours, ils ont prié pour elle. Plus tard, la maman a écrit en disant que les plaies avaient cicatrisé et que les greffes n’étaient plus nécessaires. Dieu agissait, même derrière les barreaux.
De notre côté, Dieu continuait aussi à conduire les rencontres.
Un jour, en se promenant dans une petite rue, Fatard a entendu quelqu’un jouer de la guitare. Nous avons été invités à entrer : c’était un couple espagnol, avec un fils unique, jeune marié, qui jouait la guitare depuis l’âge de six ans.
Il devait partir en contrat de travail, mais Dieu en avait décidé autrement. Il a écouté l’Évangile, a donné son cœur au Seigneur, et c’est lui qui est devenu le premier serviteur de Madrid, un homme fidèle jusqu’au bout.
Sa femme s’est convertie aussi, malgré le fait que ses parents l’aient déshéritée pour cela.
Ce frère s’appelait Doucho, et Dieu l’a puissamment utilisé pour prêcher l’Évangile à Madrid et dans les alentours.
Pour les jeunes sœurs et les futurs serviteurs, je voudrais dire ceci : servir Dieu demande de la foi, de la simplicité et de l’abandon.
Quand nous sommes partis en Espagne, nous n’avions pas beaucoup de moyens. À Madrid, je n’avais qu’une seule robe. Je la lavais le soir et la mettais à sécher sur un petit crochet à la fenêtre ; une heure après, elle était sèche et je la remettais le lendemain.
Nous n’avons jamais dormi sans manger, ni moi ni nos enfants, parce que le Seigneur a toujours pourvu.
Nous faisions attention à chaque pièce, nous renoncions à beaucoup de choses, mais notre joie était de servir Dieu.
Il vaut mieux vivre dans l’humilité, dépendre de Dieu, et voir sa main agir, que chercher les belles choses de ce monde et rester vide à l’intérieur.
Souvent, je préparais un repas simple : une moitié de poule, quelques kilos de pommes de terre, un peu d’huile, un oignon. Pour nous, c’était un festin.
À Noël, nous mangions des haricots rouges, et nous étions heureux comme si c’avait été les meilleurs plats.
Avec le Seigneur, même le peu devient abondant. Il étend ce petit peu et le rend parfait pour son jour.
Il ne faut pas courir après les belles robes, les belles chaussures, les nouveautés. Le cœur n’est jamais rassasié avec ces choses.
Mais quand on donne sa vie au Seigneur, quand on se contente de peu et qu’on met tout entre ses mains, on découvre une paix et une joie que le monde ne peut pas donner.
Tout ce que je vous ai raconté est vrai. Il n’y a aucun mensonge, car je le dis pour la gloire de Dieu.
Que le nom du Seigneur soit glorifié et béni à jamais. Amen.
Ressources externes :
Liens internes :

Témoignage Bella Winterstein – Servir Dieu avec foi en Espagne Témoignage Bella Winterstein Mon appel Réunions en France Espagne & miracles Prison & épreuves Provision

Pasteur Gagar Hofmann Pasteur Gagar Hoffmann Violoniste et directeur musical de Vie et Lumière, la Mission évangélique des tziganes de France. Photo – Mr et

La Main de Dieu Paralysé et atteint de TROIS CANCERS la main de Dieu intervient dans sa vie. Témoignage donné en 1978 Pasteur Aladain Blivet
Abonnez-vous pour poursuivre la lecture et avoir accès à l’ensemble des archives.