Codex Alexandrinus

Codex Alexandrinus

Ce manuscrit (Codex Alexandrinus) est un des plus célèbres de la Bible en grec, il est probablement le plus précieux de l’histoire biblique chrétienne. Il appartient à la British Library de Londres.

C’est un manuscrit, Codex Alexandrinus daté du Ve siècle dont on a de sérieuses raisons de penser qu’il a été copié en Egypte. Il appartient dès la fin du XIe siècle au trésor patriarcal d’Alexandrie, ainsi que nous l’apprend une inscription arabe au bas de la première page du Livre de la Genèse.

Cyrille Lucar, patriarche de Constantinople qui possède ce manuscrit depuis l’époque où il fut patriarche d’Alexandrie (vers 1602-1621), en fait don au roi d’Angleterre, Jacques Ier, en 1625,

pratiquement au moment de sa mort. Cest son successeur, Charles Ier, qui le réceptionne. II se trouve à la base de la célèbre version anglaise dite du Roi Jacques. Plusieurs fois révisée, cette remarquable version est utilisée jusqu’au XIXe siècle.

L’écriture est onciale, d’une main du IVe siècle. Le parchemin est partagé en cahiers de huit feuillets chacun ; chaque page comporte deux colonnes de texte et chaque colonne 49 à 51 lignes. De grosses initiales, posées en marge, annoncent le commencement des paragraphes. Pas d’accent, pas d’espace, pour toute ponctuation de simples points. D’une hauteur de 32 cm sur une largeur de 26 cm, il est divisé en quatre volumes, contenant au total 773 feuillets de vélin.

 

On y trouve le texte presque complet de l’Ancien Testament en grec, plus les quatre livres des Maccabées, l’Epître d’Athanase à Marcellin sur les Psaumes et le Psaume apocryphe 151, les Hypothèses des Psaumes par Eusèbe de Césarée et les canons des Psaumes du matin et du soir.

Ceux-ci sont suivis des quatorze Cantiques liturgiques. Il manque à l’Ancien Testament quelques fragments du livre de la Genèse, du Premier Livre des Rois et des Psaumes et, au Nouveau Testament, quelques fragments de Matthieu, de Jean et de la Deuxième Epître aux Corinthiens, soit 10 feuillets pour l’Ancien Testament et 32 feuillets pour le Nouveau Testament, ainsi qu’un nombre de feuillets contenant les Psaumes de Salomon. Toutes ces lacunes sont accidentelles. Son texte est excellent pour l’Apocalypse.

Le Nouveau Testament contient en outre, à la fin et de la même écriture, le texte des Première et Deuxième Epître de Clément (extra-canoniques), évêque de Rome. Une ancienne table des matières, ajoutée à l’ouvrage, indique que la Deuxième Epître de Clément est suivie par les Psaumes de Salomon, qui terminent le volume. Les passages manquants sont Nlatthieu 25,6 ; Jean 6,50 ; 8,50 ; 2 Corinthiens 413 : 12,2.

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